jeudi, 29 décembre 2005

La dictature de la pensée unique

par Jean-André Tsimaratos, vice-président de SOCRATES[1]
Président de la Commission Génération de France République[2][3]

L’année 2005 qui se termine a été marquée par des événements importants qui pèseront sur l’avenir de la France et sur l’évolution de l’Europe. Mais ce qui nous préoccupera aujourd’hui concerne essentiellement la France et les perspectives qui s’ouvrent devant elle.

L’événement majeur de l’année a été la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel de l’Union Européenne. Le vote souverain du peuple français a été massif et clair. Le projet a été rejeté.

Au-delà des convictions des uns et des autres, les conséquences de ce vote ont entraîné une paralysie de l’action politique et une grande confusion dans les états major des partis politiques. Sans doute ce vote n’est pas étranger à la défaite de Paris concernant les JO de 2012 et la marginalisation de la France au sein de l’Union Européenne, notamment de ses Institutions.

Beaucoup a été dit et écrit sur les causes de ce rejet. Tout a été passé en revue, de la mondialisation à la perte de la souveraineté en passant par le libéralisme, la politique gouvernementale et la défense du  modèle social français ! Tout ce que la France compte de politologues, de philosophes, de sociologues et de journalistes qui occupent le terrain, représentés par les plateaux de télévision, ont exprimé un avis fondé sur le seul diagnostic qui fait unanimité, à savoir que les tenants du oui n’avaient pas su expliquer aux français les avantages que représentait la Constitution pour eux.

Personne, parmi ces doctes personnalités, n’a imaginé une seule seconde que les Français aient pu réagir au discours convenu, selon lequel le Traité était soumis à leur décision souveraine pour les associer, enfin, après cinquante années de construction européenne élaborée dans le secret des cabinets ministériels, mais qu’ils n’avaient qu’une seule option, celle de l’approuver, faute de quoi l’Union Européenne élargie ne pourrait pas fonctionner !

La pensée unique, qui régente la France depuis 1968, sévissait une fois de plus et cette fois gauche et droite, favorables au Traité, confondues ! Pour la première fois nous assistions à une mutation de la pensée unique, qui est le moteur de la gauche, vers la transversalité gauche-droite. La raison en est simple : le PS qui voyait le plancher de sa base se dérober sous les coups de butoirs des ambitions des uns et des autres avait besoin de la droite pour ne pas perdre le pari de sa direction.

Mais dès le résultat connu, la pensée unique a retrouvé son camp naturel. Le soir même du référendum la gauche ayant appelé à voter non se retrouvait à la Bastille pour fêter sa victoire, en oubliant que 15% sur les 55% appartenait à l’adversaire honni, le Front National.

Imagine-t-on quelle aurait été la réaction de cette gauche si le oui l’avait emporté par le même résultat de 55% avec le Front National étant dans le camp du oui pour le même pourcentage. A-t-on oublié la campagne de haine et de diffamation exercée sur la droite lors des élections régionales pour la contraindre à ne pas accepter les voix du FN, même sans négociations. Tout cela a été escamoté, passé au chiffon de l’oubli, car cette gauche là n’a de valeurs que celles qui lui conviennent.

Le FN est l’épouvantail créé par la gauche pour limiter les dégâts de la déroute escomptée et vérifié lors des législatives de 1986. Le succès de l’opération a convaincu la pensée unique de l’utiliser à toutes les sauces pour culpabiliser la droite parlementaire et l’empêcher de gouverner. Ainsi gouverner avec le FN était honteux, mais gouverner à cause du FN c’était glorieux !

Pendant presque vingt ans cela à marcher sans accrocs. Puis est arrivé 2002, qui constitua un retour du bâton douloureux pour la gauche, qui fut non seulement battue mais forcée d’appeler au secours la droite parlementaire en demandant à ses électeurs de voter pour son candidat resté seul face à Le Pen. Aux élections régionales l’épouvantail a de nouveau joué en faveur de la gauche et au référendum, nouveau retour du bâton, le Pen assurant la victoire de la gauche réactionnaire. Evénement passé sous silence…

L’autre événement majeur a été l’embrasement des banlieues suite à un incident, déplorable certes car il y a eu mort de deux adolescents, mais qui n’aurait certainement pas pris l’ampleur qu’on lui a connue si les causes du malaise n’étaient pas beaucoup plus profondes et cultivées depuis plus de vingt ans.

Pendant trois semaines, plusieurs cités de l’hexagone ont connu un climat insurrectionnel que le gouvernement, sous la conduite de son ministre de l’Intérieur, a géré avec l’aide des forces de l’ordre de manière à restaurer l’ordre sans qu’il n’y ait à déplorer la moindre victime. Pendant tout ce temps, Nicolas Sarkozy, n’a pas cédé un pouce de sa détermination de mettre fin à l’embrasement et de restaurer la sécurité, condition sinequanon pour entreprendre une action en profondeur pour sortir ces cités de la désespérance dans laquelle elles ont été enfermées par vingt ans de politiques d’étouffement.

Quelle a été la réaction des tenants de la pensée unique dès le lendemain de la première nuit d’émeutes : la condamnation de Nicolas Sarkozy pour des propos qu’il avait prononcé quelques semaines auparavant, dans une cité autre que celle où ont commencé les incidents et dans des circonstances dramatiques au cours desquelles un jeune enfant du quartier avait été tué lors d’une fusillade entre marchands de drogue. Aucune relation n’existait entre les deux événements. Rien n’était venu perturber la vie de la cité où avaient été tenus les propos reproché au ministre, au lendemain de l’incident qui avait provoqué ces propos. Le laps de temps écoulé entre les propos incriminés et l’événement ayant entraîné les émeutes était supérieur à deux semaines.

Comme d’habitude, les tenants de la pensée unique faisant fi de ces considérations et conscients que rien ne justifiait les émeutes, occultaient la réalité des faits, pour se concentrer sur des propos prononcés, dans d’autres circonstances, par celui qui est devenu leur bête noir car il assène des vérités vécues par des gens simples, dans un langage compréhensible par eux. Ils ont ainsi fourni un alibi pour la poursuite des émeutes et leur amplification.

Résultat, malgré la campagne de haine conduite par la meute de cette pensée, les Français font de plus en plus confiance à Nicolas Sarkozy, ce qui fait peur à tous ceux qui tire leurs privilèges et leur confort d’une politique de complaisance.

Mais la pensée unique ne désarme pas facilement. Aussi, a-t-elle décidée de franchir toutes les frontières de la décence en prétextant dans un premier temps que l’action de Nicolas Sarkozy était de nature à flatter les électeurs du FN. Aucun des grands ténors, dits les éléphants, du PS ne s’est privé de prendre part à la curée, demandant notamment sa démission.

Constatant le peu d’effets de cette campagne de dénigrement, ils se sont tournés vers leurs alliés associatifs qui n’ont pas hésité de publier l’affiche représentant Nicolas Sarkozy et appelant à voter Le Pen. Pas un seul responsable de la gauche n’a pris la peine de condamner cet amalgame, indigne du combat politique loyal.

Mais ils ne se sont pas privés d’exiger de l’UMP de sanctionner Eric Raoult qui, dans le cadre de ces responsabilités locales, a estimé que la ville de Clichy s/bois « était une honte pour la France et qu’il convenait de la placer sous tutelle ». Ils ont été jusqu’à demander au Président de l’Assemblée Nationale de retirer le mandat de vice-présidence obtenu par Eric Raoult, suite à un vote démocratique de ladite Assemblée, feignant ignorer la procédure qui s’applique dans un tel cas.

Ainsi, selon les tenants de la pensée unique et les responsables du PS, il est plus grave de dire qu’une ville est mal gérée et de demander l’application des dispositions prévues par la loi dans ces circonstances, que de diffamer un homme politique en faisant des amalgames que rien dans sa carrière politique ne permet d’étayer !

Cette campagne malodorante n’est pas prête à s’arrêter. La pensée unique a peur, car loin de désarçonner sa victime, celle-ci réagit avec force et détermination en dénonçant cette pensée unique qui est la cause de tous les maux que connaît la France depuis 1968. A terme, les Français comprendront qu’il faut réagir et marginaliser les tenants de cette pensée, s’ils veulent construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants.



[1] www.socrates-europe.com

[2] www.france-republique.org
[3] Les opinions exprimées par l’auteur n’engagent que lui-même à titre personnel

09:38 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 27 novembre 2005

RSE : avantage concurrentiel ? Mais quelle légitimité démocratique ?

Le Groupe de Communication PLEON, représenté notamment par M Gilles CHAUVEAU, Vice président France a présenté le 22 novembre dernier les résultats d’une étude complète réalisée par leurs soins sur la notion de reporting dans la stratégie RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Afin de faire un raccourci, la RSE est la réponse française à la volonté internationale de valoriser les démarches des entreprises en matière de Développement Durable.
Il ne me paraît pas utile de discuter tout le contenu de l’étude réalisée par PLEON sur ce sujet ni de retranscrire l’ensemble des propos des débats ayant eu lieu lors de cette parution officielle tellement le panel des thématiques, des sensibilités, des perceptions, des motivations et des acteurs est large.
Je ferai donc un focus sur deux points qui ont attiré mon attention.
-          La RSE : avantage concurrentiel ou décalage culturel… ?
-          La légitimité démocratique : exception française….. ?
Je traite en premier lieu ce point lié à la notion d’avantage concurrentiel. L’étude met en avant le résultat suivant : 26% des entreprises de culture anglo-saxonne estiment que le reporting RSE est un avantage concurrentiel quand à la même question répondent positivement 50% des entreprises continentales.
Si l’on tente de superposer un autre résultat à ce premier %, l’indice qui définit la part, très majoritaire, d’entreprises anglo-saxonnes en tête des 500 premières entreprises dans le monde nous pouvons interpréter cette idée d’avantage concurrentiel de deux manières. La première interprétation conduirait à croire que les entreprises continentales disposent d’un levier de performance intéressant dans une période où elles doivent trouver de nouveaux axes de développement dans un processus de globalisation galopant afin de garantir leur compétitivité; ce levier serait alors le développement durable valorisable grâce à un reporting RSE régulier, plus ou moins en voie de normalisation. La seconde interprétation plus cynique pousserait à croire que les entreprises continentales ignorent parfaitement la notion même de concurrence et que ce levier RSE serait en fait un exercice intellectuel de plus produit par des autorités continentales (pour ne pas dire uniquement françaises) en mal de contrôle sur les entreprises performantes et compétitives, ce qui est tabou dans nos régions. L’avenir nous dira laquelle de ces deux hypothèses est correcte.
Le second focus que j’ai souhaité faire est motivé par l’intervention de Mme Laurence MINE, Vice présidente de l’ONG 4D et qui dit « devoir constater que la légitimité démocratique est en France historiquement l’appropriation de l’Etat alors que dans de nombreux autres pays, les Etats délèguent volontiers une partie de cette responsabilité citoyenne à des ONG avec tous outils utiles à la réalisation de leur mission (à commencer par les financements) ». Un exemple à étudier est la situation des USA au sein duquel l’application de cette stratégie conduit à ce que 12% de l’économie nationale soit le fait des ONG engagées dans cette responsabilité citoyenne.
En effet, je partage assez cet avis selon lequel l’Etat doit se concentrer sur ces missions régaliennes et étudier d’autres méthodes de gestion pour les missions qui ne lui incombent pas spécifiquement. Sans doute aussi faudra-t-il au préalable redéfinir précisément quelles sont ces missions régaliennes car aujourd’hui l’appareil d’Etat mis en œuvre laisse un flou manifeste sur le sujet. L’intérêt que l’état aurait notamment à partager cette responsabilité citoyenne en co-assurant le respect des principes démocratiques dans nos pays serait de pouvoir mettre en application sur ce champ là précisément les récents principes de partenariats public/privé. Il permettrait aussi de travailler à l’application d’un nouveau type de régulation au plan national qui serait de la co-régulation. L’échec de l’auto-régulation et de la répression ayant récemment prouvé leur inefficacité, on peut se poser la question de savoir pourquoi personne n’en parle et pire même personne n’y pense… !
Note d’humeur de Geoffroy VILBERT, un certain dimanche 27 novembre à Paris sous les premiers flocons d’un hiver déjà au rendez-vous….

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samedi, 22 octobre 2005

La cohésion sociale est-elle renforcée en opposant riches et pauvres

Par Jean-André Tsimaratos

Vice-président de SOCRATES Europe

La discussion par le Parlement du projet de budget 2006, déposé par le gouvernement, est l’occasion d’un débat public sur les mérites ou les insuffisances de la politique gouvernementale en matière économique. Depuis quelques temps déjà, les hommes politiques de l’opposition, la grande majorité des médias et dans une moindre mesure les syndicats, dénoncent une politique visant à favoriser les couches privilégiées de la société au détriment de celles qui le sont moins.
Dans leur souci de concision, les médias surtout, résument en une phrase coup de poing « on prend aux pauvres pour donner aux riches » un débat, qui mérite beaucoup plus de clarté que ces raccourcis populistes. Car, au-delà du fait qu’on instille dans l’esprit des français les moins favorisés une idée discutable, il n’est pas certain que cela renforce la cohésion sociale et la solidarité tant réclamées par  les uns et les autres.
Depuis les temps immémoriaux, l’opposition riches - pauvres a nourri l’imaginaire populaire. Or, il est normal que dans une société, il y ait ceux qui créent des richesses, pour permettre leur redistribution sous forme de salaires, de taxes et d’impôts à l’ensemble des autres membres de la société. S’il n’y avait pas les créateurs de richesses, il n’y aurait pas de redistribution possible.
Dans les sociétés modernes dans lesquelles nous vivons aujourd’hui, les facteurs dominants de l’économie résident dans les technologies de l’information et les industries de service. Ce qui caractérise ce type d’économies, en matière de réussite, ce n’est pas le capital, mais la capacité d’innover et d’inventer.
En effet, la plupart des créateurs de richesses de notre époque ont d’abord créé un concept et l’ont mis en œuvre avec des moyens de fortune. Mais l’originalité du concept leur a permis de créer d’immenses richesses qui ont à leurs tours permis à d’autres de s’enrichir. Le cas de Bill Gates est à cet égard exemplaire, mais il n’est pas le seul.
Tous les économistes, et tous les dirigeants politiques des pays qualifiés de « tigres économiques » ont compris que pour pouvoir distribuer au plus grand nombre des richesses importantes, il faut d’abord les créer. Et pour les créer, il est indispensable d’encourager ceux qui sont capables de les créer, en les favorisant autant que possible.

Cela peut paraître inégalitaire mais c’est le moyen le plus sûr pour l’Etat d’assurer le plein emploi sans avoir recours aux aides publiques et aussi de récolter des revenus qui lui permettent de procéder à une redistribution satisfaisante sans s’endetter.
Dans le monde mondialisé dans lequel nous agissons, rien ne sert de se lamenter sur les méfaits de l’économie globale, de vouer aux gémonies les chinois et autres asiatiques que nous avons exploités sans vergogne pendant plus d’un siècle, de s’accrocher à des idéologies et des dogmes surannés. Il suffit de privilégier les novateurs, les inventeurs, les scientifiques en leur permettant de travailler dans un cadre économique qui leur permet de créer des richesses.
La lutte des classes est finie. Les clivages traditionnels gauche droite sont terminés. Aujourd’hui, il y a ceux qui veulent que la société progresse et les autres. Les autres sont ceux qui creusent les déficits de l’Etat et les faillites des entreprises, qui défendent les droits et privilèges acquis, les services publics inefficaces, les modèles sociaux qui produisent du chômage mais pas de croissance.
Ceux qui veulent que la société progressent sont pour un Etat fort et compétent recentré sur ces missions régaliennes, des structures décisionnelles décentralisées proches des citoyens, des services publics gérer de manière rationnelle et qui rendent des services aux usagers, la suppression de la notion héréditaire des droits et privilèges acquis, un modèle social créateur de croissance, de plein emploi et d’accompagnement de ceux qui n’arrivent pas à s’adapter aux mutations de notre société.
Ceux qui opposent les riches aux pauvres font partie des autres, des conservateurs pour ne pas dire des réactionnaires. Ils ignorent que celui qui crée a le sens des responsabilités et de partage vis-à-vis de ceux qui travaillent avec lui, car ceux-là lui permettent de produire et de réaliser des profits. Il a la même attitude à l’égard des autres membres de la société dans laquelle il se meut car se sont ses clients. Nul mieux que lui ne défendra les intérêts des membres de cette société.
Ceux qui opposent les riches et les pauvres, font le jeu des extrémistes de tout bord et sapent la cohésion sociale. Que les hommes politiques qui ont occupés des postes ministériels et qui aspirent à en occuper d’autres, méditent sur le fait qu’ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis, en utilisant des arguments qui sont de nature à soulever une partie de la communauté nationale contre l’autre.
Qu’ils n’oublient pas un certain 21 avril 2002…….

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mercredi, 12 octobre 2005

De l'usage de la mondialisation aux bénéfice qu'il est possible d'en tirer

Par Jean-André Tsimaratos

Vice-président SOCRATES Europe

 

Avant-propos

 

La France vit depuis le lendemain du référendum sur la Constitution Européenne, sous l’influence de quelques idées fixes, selon lesquelles, tous les maux qui ont pour nom chômage, baisse des revenus du travail, difficultés agricoles, désindustrialisation, déficit de la sécurité sociale, difficultés de se loger, immigration etc. etc. ont une même origine :
La mondialisation et son corollaire le libéralisme
Tout ce qui compte dans le microcosme politique se plaît à conforter cette idée fixe, de la gauche extrême à la droite extrême. Tous ceux qui accablent la mondialisation et le libéralisme, feignent d’ignorer que les maux cités ci-dessus,  existent déjà depuis au moins 1980, alors que les  deux soi-disant fléaux n’existaient pas à cette époque, et que ce qui en sont les accusateurs les plus virulents aujourd’hui étaient ou sont aux affaires depuis cette époque, plusieurs d’entre eux ayant négocié et signé les accords instaurant la mondialisation et par voie de conséquence le libéralisme.
Dans une société démocratique où les citoyens sont bien informés par des médias, libres de toute influence et indépendants, ces responsables politiques auraient été envoyés à leurs chères études et ne seraient pas en train de pavaner en-tête des cortèges de leurs victimes ou devant les caméras qui leur donnent l’occasion de poursuivre leur travail de sape de la société française et du moral des Français.
Ce qui importe pour ceux qui ne font pas partie de cette catégorie de personnalités, est la souffrance réelle de ces millions de Françaises et Français qui n’ont pas d’emploi, pas de logement, pas de protection sanitaire, pas de quoi manger et donner à manger à leurs enfants, pas les moyens de scolariser leurs enfants ou de leurs offrir des vacances convenables, enfin tous ceux qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté.
A  ces femmes, hommes et enfants, il faut leur dire haut et fort, que leurs conditions ne sont pas dues à la mondialisation et au libéralisme, mais à l’incurie, l’incompétence et la soif de pouvoir de ceux qui aujourd’hui les dressent contre ceux qui tentent de construire une société française qui saura tirer profit de la mondialisation et du libéralisme. Nous tenterons de leur donner matière à réflexion avec ce qui suit


 

Pourquoi la mondialisation

 

Il y a encore quelques années, pour savoir ce qui se passait à quelques kilomètres de chez nous, il fallait quelques heures, parfois quelques jours et souvent quelques semaines. La radio, la télévision, le fax, le téléphone avaient permis de rapprocher le monde, de mieux informer, de communiquer par-dessus les frontières et les barrières dressées par les ceux qui gouvernaient le monde, mais tout cela restait fragmentaire. Notamment, les effets sur les échanges commerciaux et sur la manière de travailler et de produire étaient peu importants. Le seul secteur qui avait profité des premiers progrès technologiques était celui des capitaux et ce malgré les contrôles de change, en vigueur dans la plus part des pays.
A partir de 1980, l’accélération des progrès technologiques, plus particulièrement dans les domaines des technologies de l’information, a modifié, non seulement la vitesse de la communication mais aussi l’organisation de travail. En réalité se sont les frontières qui ont été abolies et la planète est devenue un grand village. L’anarchie qui aurait pu s’imposer sur les échanges, en général, dans le monde, a conduit les responsables politiques à mettre en place une organisation, des institutions et des règles. Ainsi, la libération des échanges, qui serait survenue de toute façon, a été placée dans un cadre juridico-politique institutionnel. Ce cadre a été baptisé « mondialisation » par les médias francophones et « globalization » par les médias anglo-saxons.
La mondialisation n’est donc rien d’autre que l’organisation négociée des échanges commerciaux. Les différents gouvernements français ont été parties prenantes de ces négociations et ont signés les accords qui en ont résulté. Par le jeu des alternances politiques, tous les partis représentés au Parlement français ont participé à l’un ou l’autre gouvernement qui a conduit ces négociations ou qui a signé les accords. Il faut donc croire que certains, parmi eux, savaient quels auraient été les effets des accords qu’ils signaient et n’ont rien fait pour préparer l’économie française à faire face, voir, à tirer bénéfice des nouvelles dispositions. Ou bien, ils n’avaient rien compris et alors en s’y opposant aujourd’hui, ils font preuve de leur incompétence. Dans les deux cas ils méritent d’être sanctionnés par le suffrage universel !
Qu’est-ce le libéralisme ?

 

La France vit depuis quelques années dans la confrontation entre libéralisme et modèle social français. Ce qui est remarquable, pour l’observateur étranger, est que ces deux notions auraient dues constituer une frontière nette et claire entre la gauche et la droite. Or, il n’en est rien. Gauche comme droite, revendiquent la défense du modèle social français, de même qu’elles pratiquent, lorsqu’elles sont au pouvoir, un pseudo-libéralisme qui a pour effet d’estomper les avantages d’une économie libérale et surtout de charger lourdement l’économie française. L’interventionnisme étatique, fait partie de la culture française.


 

La confrontation gauche – droite n’est que verbale, alors que le pseudo-libéralisme empêche la mise en place d’une politique économique et sociale cohérente, permettant de résorber les déficits catastrophiques des comptes de l’Etat, dans une perspective sociale d’avenir consolidée et réaffirmée. Comment expliquer ce besoin des hommes politiques français de défendre le modèle social français, alors que celui-ci croule sous les coups de butoir conjugués du chômage et des déficits des comptes de la nation. Le patriotisme, semble en être la cause.
Mais si tel est le cas, ne faudrait-il pas rappeler à tous ceux qui fustigent le libéralisme et se réclament des valeurs républicaines énoncées par la Révolution de 1789, que précisément la Révolution française apparaît comme la consécration solennelle du libéralisme politique, dont les fondements philosophiques remontent au  milieu du XVIIe siècle. Est-il nécessaire de rappeler que le premier mouvement libéral économique en France est né au début du XVIIIe siècle en réaction au Colbertisme. Patriotisme pour patriotisme la pensée libérale, en France, n’a rien a envié à la pensée centralisatrice (Colbertiste ?).
Lors des débats entre hommes politiques, représentants socioprofessionnels ou associatifs et journalistes ou politologues, l’impression est donnée que le libéralisme est une doctrine au même titre que le communisme.
En réalité, le libéralisme est un état d’esprit qui, sur le plan politique, prône la liberté, le respect d’autrui sans distinction de classe, de race ou de croyances religieuses. Toutes valeurs qui sont inscrite dans la Déclaration des Droits de l’Homme, comme dans la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
Sur le plan économique, le libéralisme favorise l’initiative créatrice et innovatrice, individuelle ou collective, le sens des responsabilités, et encourage la volonté d’entreprendre pour créer des richesses.
Enfin, sur le plan social, le partage des richesses ainsi créées, l’égalité des chances, la promotion sociale par le travail, le plein emploi qui contribue à l’épanouissement de l’être humain, la protection des plus faibles en leur assurant une activité qui préserve leur dignité, s’inscrivent parfaitement dans cet état d’esprit.
Le triptyque liberté, égalité, fraternité, qui constitue les valeurs républicaines françaises, s’inspire de la philosophie libérale. Promouvoir les valeurs libérales c’est promouvoir les valeurs républicaines.
Comment tirer bénéfice de la mondialisation

 

Dans le débat qui divise aujourd’hui les Français et qui sert de tremplin aux femmes et hommes politiques pour accaparer le pouvoir, le maître mot est se défendre contre les effets de la mondialisation et du libéralisme. La notion même du mot défendre évoque un état d’esprit passif qui conduit à l’abandon de toute initiative conquérante.


 

Les leçons de l’histoire récente auraient du permettre au monde politique en France comme à l’opinion publique de tirer les enseignements selon lesquels ériger des lignes Maginot, des barrières douanières ou des contrôles de change constituent une protection totalement inefficace. Vouloir s’opposer à la mondialisation, c’est nager à contre courant ce qui garantit la noyade à court terme.
L’honnêteté, le courage et l’intérêt national exigent des responsables politiques et des médias de faire prendre conscience aux Français que :
·        Ils sont dans un environnement, économique et social, mondialisé et libéral duquel ils ne peuvent se soustraire sous peine de devenir un Etat comme la Corée du Nord ou Cuba, malgré le fait que la France est, aujourd’hui encore, l’une des cinq grandes puissances économiques et commerciales.
·        Ils doivent admettre que les règles du jeu, dans la compétition internationale, sont les mêmes pour tous, et qu’ils ne peuvent pas imposer leur vision du monde aux autres.
·        La France est perçue à l’étranger comme une puissance en déclin pour des raisons à la fois économiques et politiques. Par ailleurs, la crédibilité de la France est entamée par le hiatus qui existe entre les discours et l’action,  par l’anti-américanisme latent et enfin par le double discours sur certains sujets comme celui de la Turquie par exemple.
L’opinion publique doit se rendre compte que la mondialisation est un fait incontournable qui n’a pas que des aspects négatifs. En effet, la mondialisation a permis aux grandes entreprises multinationales du CAC 40 d’attirer des capitaux étrangers qui leur ont permis, à leur tour, d’acheter des entreprises à l’étranger, renforçant ainsi leur présence dans le monde et confortant, par là même, l’emploi en France.
 Il en est de même des petites et moyennes entreprises qui ont réussi à s’implanter en Asie du Sud Est. Rien que dans la province du Sichuan en Chine, plus de 600 PMI/PME sont présentes. La mondialisation a également permis à des entreprises, japonaises et coréennes de s’implanter en France, notamment dans le Nord et en Alsace, et de créer ainsi de nombreux emplois.
Ces flux sont incessants et sont fonction des conditions de travail, des infrastructures, de la qualification de la main d’œuvre et de l’encadrement et enfin des structures de recherche existantes dans l’environnement d’accueil. Pour réussir à tirer profit de la mondialisation il convient de mettre en œuvre une politique qui rendent ces conditions plus attrayantes en France qu’ailleurs.
Parallèlement, il faut profiter des conditions particulièrement avantageuses de la Chine et des autres pays du Sud Est pour y implanter des industries permettant de produire la qualité française à des prix très compétitifs et de vendre sur des marchés porteurs tels que l’Australie, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis.


 

Conclusion
La France est capable de relever le défi de la mondialisation. Elle en a les moyens scientifiques, de recherche fondamentale et appliquée, d’innovation, de gestion, de production. Il lui manque le savoir-faire à l’exportation et pour les grands projets de lobbying à l’anglo-saxonne.
Pour y parvenir, il faut substituer l’esprit battant et gagneur à l’esprit défensif et râleur. Il faut cesser de croire que tout le monde doit reconnaître la supériorité française et se soumettre à sa loi politique, économique, sociale et commerciale. Il faut appréhender les particularismes des autres, les respecter tout en acceptant l’émulation qui conduit à la victoire mais aussi parfois à la défaite. Et lorsqu’il y a défaite celle-ci doit être l’aiguillon pour la prochaine victoire.

C’est en se remettant en cause que les Français parviendront à se réinscrire dans leur temps et à retrouver leur place et leur influence en Europe et dans le monde

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dimanche, 11 septembre 2005

La notion de superpuissance est-elle encore d’actualité ?

Par Jean-André Tsimaratos

Président de la Commission Génération Europe, Vice-président de SOCRATES Europe

 

Les images de désolation que diffusent les télévisions américaines suite au passage de l’ouragan Katrina dans le Sud des Etats-Unis, les critiques qui s’élèvent de partout dans ce pays pour dénoncer la lenteur des secours, l’imprévoyance des autorités gouvernementales, le manque de moyens et surtout le manque de systèmes de coordination dans un pays réputé pour l’excellence de sa philosophie de gestion, remettent en cause la notion de superpuissance qui détermine le comportement géopolitique de ceux qui nous gouvernent.
Cette remise en cause, doit nous inciter à écouter avec plus de circonspection ces grands gourous qui se répandent devant nos petits écrans pour nous expliquer tout, à travers cette notion périmée, en pérorant comme si nous étions des débiles qui ne comprenons rien à la realpolitik !
Finalement, la nature se charge à nous ramener à la réalité des limites du pouvoir humain et nous invite à plus d’humilité.
Après la deuxième guerre mondiale, la notion de superpuissance avait sa raison d’être car elle était représentée par deux Etats qui étaient à la tête de deux blocs d’Etats réunis chacun dans un pacte militaire (pacte de Varsovie et OTAN). Ces deux blocs se neutralisaient dans le cadre de la doctrine de l’équilibre de la terreur ce qui permettait à une multitude de petits Etats de naviguer entre les deux sans crainte de subir les foudres de l’une ou l’autre des deux superpuissances.
Mais dès les années soixante, sont apparus à la fois les limites mais aussi la fragilité des Etats superpuissants, le Vietnam et l’Afghanistan étant les illustrations les plus significatives. L’implosion du bloc soviétique, l’absence d’une Europe politique vers laquelle auraient pu se tourner les Etats nouvellement affranchis ont naturellement conduit le monde à accorder le statut de superpuissance aux Etats-Unis, pour la simple raison que la nature a horreur du vide.
Dans un premier temps, sous l’administration démocrate, les Etats-Unis ont rechigné à jouer ce rôle sur le plan politique et militaire et se sont contentés de renforcer leurs positions commerciales et économiques, considérant que cela leur suffirait pour affirmer leur puissance. Ce sont les Européens qui ont mis le pied des Américains dans l’étrier militaire en les poussant à intervenir dans les conflits du Liban, de la Somalie et des Balkans. Mais avec quelles réticences et aux prix de quelles pressions !
L’arrivée au pouvoir des néoconservateurs, avec l’élection à la présidence des Etats-Unis de George W. Bush, a complètement transformé la politique des Etats-Unis. En effet, les néoconservateurs considère que les Etats-Unis sont la seule superpuissance et qu’ils doivent imposer l’ordre universel tel que conçu par eux, au besoin par la force et en tout état de cause en ignorant purement et simplement les Nations-Unies, qui n’ont, à leurs yeux, qu’un rôle humanitaire à jouer et rien d’autre. La destruction des « Twin towers » de New York a fourni l’occasion aux néoconservateurs de mettre en application leurs théories avec les opérations notamment d’Afghanistan et d’Irak.
Sans les catastrophes provoquées par l’ouragan Katrina, les américains auraient mis quelques années encore avant de se rendre compte de l’échec des deux opérations susmentionnées, tant sur le plan militaire que sur le plan politique, notamment en Irak.
Dans un article de Paul Krugman, éditorialiste au New York Times, paru le 2 septembre 2005 sous le titre « A can’t do governement » il mentionne un rapport de l’Agence Fédérale de la gestion des urgences (FEMA) rédigé avant le 9/11/2001 qui fait état des trois catastrophes les plus vraisemblables qui menacent les Etats-Unis à savoir : Une attaque terroriste sur New York, un tremblement majeur à San Francisco et les effets d’un ouragan sur la Nouvelle Orléans. Le quotidien « The Houston Chronicle », dans un article paru en décembre 2001, décrit le « scénario de l’ouragan de la Nouvelle Orléans » comme pouvant se révéler le plus meurtrier de tous. La description faite par le journal ressemble en tous points à la réalité d’aujourd’hui.
Paul Krugman, comme tous les autres analystes rendent responsable de l’imprévoyance des autorités, de la lenteur des secours du manque de moyens en ressources humaines, matériels et finances, l’engagement des Etats-Unis en Irak. Si l’enquête diligentée par les parlementaires américains aboutissait à la même conclusion la guerre en Irak aura provoqué, à ce jour, près deux mille morts militaires et plus de dix mille morts civils au Etats-Unis même ! Mais laissons de côté ces aspects qui peuvent paraître polémiques et concentrons nous sur la question qui nous préoccupe à savoir : la notion de superpuissance est-elle encore d’actualité et si oui les Etats-Unis sont-elles encore une superpuissance ? Avant de répondre à ces questions il faut analyser ce qui s’est passé dans les Etats du Sud des Etats-Unis.
D’abord ce qui surprend dans les avatars des secours, ce ne sont pas les problèmes en eux-mêmes, mais le fait que les Etats-Unis disposant de tous les systèmes de « crash management » imaginables, qui auraient dus leur permettre de prévoir, disposer et coordonner tous les moyens nécessaires pour réagir rapidement aux effets de la catastrophe, se sont trouvés démunis dans un premier temps. Lorsqu’enfin les autorités fédérales ont pris conscience de l’étendue de la catastrophe, ils ont très rapidement mis les moyens, ce qui veut dire qu’ils en disposaient déjà et que leur mobilisation tardive était due à une très mauvaise gestion de la crise.

Ensuite ce qui frappe dans l’utilisation de ces moyens, nombreux en hommes et en matériels, c’est l’absence de tout plan cohérent et coordonné et son caractère plutôt sécuritaire qu’humanitaire. Comme si le syndrome de l’opération (humanitaire) en Irak, c’était transposée sur le sol américain.


 

Tout cela montre à l’évidence qu’il ne suffit pas d’avoir des moyens, de l’argent, un outil industriel performant, de la haute technologie et l’armée réputée la plus puissante du monde, pour être une superpuissance. La preuve est faite, s’il en fut besoin, que sans le facteur de l’intelligence humaine tout ce qui précède est inopérant. Cette intelligence doit être mise au service du politique, de l’économique, de l’industriel, du technologique et d’une manière générale de tous les domaines de la vie.
Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les Etats-Unis disposent de cette intelligence dans tous les domaines, mais qu’actuellement celle-ci fait cruellement défaut au plus haut niveau de l’Etat. Or, pour assumer un rôle de superpuissance, l’Etat concerné doit faire la preuve de sa capacité de faire adhérer les autres Etats à un projet politique par la force de ses convictions bien plus que par la force. De ce point de vue les Etats-Unis ne sont plus une superpuissance.
Faut-il se réjouir de ce constat ? Certainement pas. L’échec des initiatives politiques du Président des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak auquel s’ajoutent les échecs en matière de politique intérieure ont des conséquences dramatiques pour ceux qui les subissent mais aussi pour tout l’environnement mondial.
En effet, les actes terroristes se sont multipliés et mondialisés, alors qu’auparavant ce type d’actes était circonscrit localement, et la plupart des mouvements nationaux qui en étaient responsables s’en écartaient progressivement face au rejet de leurs opinions publiques. Par ailleurs, l’emballement du prix du pétrole et ses conséquences sur l’économie mondiale ne sont pas étrangers aux suites des aventures guerrières des Etats-Unis. Que dire de l’image que donne cette grande démocratie, de son attachement aux valeurs des Droits de l’Homme et de la prééminence du droit en général, au regard du traitement que son administration militaire fait subir aux prisonniers de Guantanamo et d’Abou Ghraib à Baghdâd.
Enfin, comment ne pas déplorer les conséquences des effets psychologiques que ne manqueront pas d’avoir sur l’opinion publique mondiale, la suggestion que le système le plus efficace en économie a laissé au bord de la route, les plus défavorisés de sa communauté nationale.
Quel gâchis, simplement parce que l’incompétence a été érigée en système par un Président dont sa propre compétence reste encore à prouver. Il y a lieu, en effet, à faire observer que toutes les institutions constituées, telles que les Agences d’observation des risques naturels avaient tiré la sonnette d’alarme sur les risques encourus par ces régions et sur les mesures et travaux qui auraient dû être entrepris pour limiter ces risques ou le corps des gardes-côtes, dont l’abnégation et l’expérience ont permis de limiter les dégâts.
Nul doute que l’esprit d’entreprise des américains, l’efficacité de leur système économique et leur patriotisme, leur permettra de sortir rapidement de cette crise, mais la démonstration est faite de l’inefficience du système de gouvernance mondiale reposant  sur une seule superpuissance.
Tous ceux qui ont cru pouvoir participer à la gouvernance mondiale, en sa ralliant sans conditions au char des Etats-Unis devraient méditer sur ce qui vient de se passer. Ils devraient, notamment, s’inspirer de l’attitude de la Chine qui s’affirme comme une véritable superpuissance. Au lieu de rechercher une protection militaire et économique, hypothétiques, des Etats-Unis, ils feraient mieux d’œuvrer pour une plus grande coordination et solidarité au sein de l’environnement géographique dans lequel ils se trouvent. Alors, cet environnement géographique pourra traiter d’égal à égal avec les Etats-Unis et la Chine. 

Tout le monde aura compris que je pense à l’Europe et que de ce fait la politique européenne de la France sera déterminante pour encourager tous ses partenaires, sans exception, à un plus grand élan européen à leur bénéfice et à celui de notre continent.

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lundi, 05 septembre 2005

Entreprendre et créer sont les seuls remèdes à la morosité ambiante

Par Jean-André Tsimaratos,
Président de la Commission Génération Europe de France République

 

Dans un article paru dans le Figaro de ce Samedi 3 septembre sous le titre « Bonnes et fausses nouveautés de la rentrée » les trois auteurs, François Simon, Alexandra Michot et Emmanuelle Maisonneuve écrivent :
·        « Paris capitale du monde de la gastronomie ? Vous voulez rire ! Tokyo (plus que jamais), Las Vegas qui déboule, New York qui perfore, Londres qui troue ; bientôt Paris prendra ses leçons de province (pardon, des régions). Nice nous galvanisera, Bordeaux nous enfoncera, Nantes nous illuminera, Vichy pétillera. Autant le dire, Paris traîne sa morosité, sa neurasthénie, Paris a peur (quelle barbe !). »
A croire qu’en France, seuls les critiques gastronomiques voyagent et se rendent compte des mutations qui s’opèrent dans le monde. Les hommes politiques eux, voyagent sans doute, dans un monde aseptisé, comme celui dans lequel ils vivent à Paris, se contentent de leur souvenirs de jeunesse, lorsqu’ils voyageaient comme tout le monde, et assènent leurs vérités immuables sur l’incapacité des britanniques d’apprécier et de faire de la bonne cuisine. Ils oublient que ce sont les britanniques qui, des les débuts du siècle passé, ont fait les beaux jours des palaces de la côte d’Azur, de Deauville et du Touquet.
La morosité ne se rencontre pas uniquement dans la gastronomie. Elle se rencontre partout et elle est cultivée par l’establishment politique qui se nourrit de celle-ci pour faire semblant d’agir. Or, cet état d’esprit est particulièrement visible à Paris, depuis la défaite de sa candidature au JO. On a l’impression que tout le développement de la France, et notamment de Paris, a été fondée sur les JO et que leur perte a mis en panne toutes les idées de projets alternatifs.
Il suffit de voir les mines déconfites du Maire de Paris et de ses adjoints, sur les petits écrans, pour comprendre l’étendue du désastre qui les accable ! Et comme en France tout commence et tout fini à Paris, lorsque Paris tousse la France entière est enrhumée ! Ainsi, les milliers d’hectares de forêts brulés dans le sud, sont des avatars régionaux, alors que les deux hôtels insalubres brulés à Paris sont des affaires nationales.
A lire la presse et les déclarations des femmes et hommes politiques, les seuls événements majeurs de ces dernières semaines sont les universités d’été des différents partis, et le positionnement dans « starting blocs » des présidentielles de 2007 des différents candidats. La morosité, le chômage, la quasi stagnation de la croissance, la crise de l’éducation nationale, la perte d’influence de la France dans le monde, la spéculation immobilière à Paris, le malaise des agriculteurs, tout cela est secondaire à la fois pour les journaux et pour les hommes politiques. Le seul événement qui compte est la présidentielle de 2007.
Certains prétendent même qu’aucune réforme sérieuse ne doit être entreprise avant la prochaine présidentielle. Comme si la dette publique, la réforme de l’impôt, la réforme de l’état peuvent se payer le luxe d’attendre encore 18 mois avant d’être traités.
Les choses étant ce qu’elles sont, faisons l’état des lieux des présidentielles aujourd’hui.
Au sein de la majorité parlementaire Nicolas Sarkozy a depuis longtemps déclaré son intention d’être candidat tout en subordonnant sa candidature à l’approbation de l’UMP.


 

La presse et le microcosme parisien qui n’aiment pas les situations claires et simples, lui opposent, à défaut du Président sortant, le Premier Ministre. Tous deux auront, le jour de l’élection, respectivement 52 et 54 ans. A mon humble avis il n’y aura qu’un seul candidat car les deux hommes sont à la fois intelligents et soucieux des intérêts de la France.
Dans l’opposition parlementaire les choses sont autrement plus complexes et les résultats du référendum ont provoqués de véritables fractures, difficiles à colmater en si peu de temps. De plus, aux affrontements émanant des ambitions personnelles s’ajoutent les divergences profondes des options politiques des uns et des autres.
Trois partis constituent l’un des pôles de cette opposition ; il s’agit du PS, des Verts et du PC. Chacun d’eux développe sa propre stratégie, tout en espérant qu’ils pourront se rejoindre à un moment donné.
C’est au PS, qui constitue l’épine dorsale de l’opposition que la situation est la plus embrouillée. Deux courants s’opposent frontalement sur le plan idéologique (gauche pure versus sociale démocratie), eux-mêmes traversés par deux courants opposés (pro et anti constitution européenne). Pour épicer tout cela il y a les ambitions personnelles, dont la ténacité est telle qu’elle fera des dégâts irréparables à l’issue des procédures qui seront mises en place pour la désignation du candidat. Tout cela conduit à une multiplicité de candidats que voici, l’âge indiqué étant celui au moment de l’élection : Jack Lang 66 ans, Laurent Fabius 61 ans, Dominique Strauss Kahn 58 ans.
Les Verts ont déclaré qu’ils présenteront un candidat qui sera désigné par les militants et se rangeront au deuxième tour derrière le candidat du PS, s’il reste en course.
Marie-George Buffet, qui dirige le PC, rêve, après les résultats du référendum, de reconstituer l’amalgame d’union entre le PC et la gauche radicale extra-parlementaire et de présenter un candidat tel que Bové.
Depuis cet été, l’opposition a un autre pôle représenté par l’UDF qui présentera le candidat François Bayrou 56 ans.
Enfin, il y a le Front National dont le candidat Jean-Marie Le Pen 78 ans, espère renouveler, son coup de 2002, et la gauche extra-parlementaire qui pourrait se joindre au PC pour renouveler ce qu’ils considèrent comme leur victoire lors du référendum en oubliant que pour atteindre 56% ils se sont ralliés au FN !
De cet état des lieux la seule conclusion encourageante qu’il est possible de tirer est que, la cohésion du parti (UMP) de la majorité parlementaire reste intacte, même s’il y a débat sur la stratégie à suivre quant au rythme des réformes nécessaires ou compétition de personnes en ce qui concerne la candidature présidentielle. Le débat et la compétition enrichissent la réflexion et le dynamisme du parti, et contribueront à entrainer l’adhésion des militants et des électeurs aux décisions qui en découleront.
Ce qui importe donc aujourd’hui c’est de construire un projet de gouvernement pour la période 2007-2017, qui sera porté par le candidat de la majorité parlementaire et qui sera transformé en un contrat de gouvernement entre les français et le candidat s’il était élu. Ce contrat ne pourrait subir aucune transformation au gré de tractations politiciennes entre les partis ou sous la pression de la rue.


 

Il appartient évidemment au parti et à ses structures d’élaborer ce projet. Mais pour lui donner une dimension nationale et internationale, le parti devrait s’ouvrir aux « think tanks » qui réfléchissent sur les transformations indispensables auxquelles devrait se soumettre la société française, pour transformer la morosité en une volonté de réussite qui profiterait à tous. Plus important encore, il faudrait que l’esprit élitiste à la française, qui n’est en fait rien d’autre qu’un corporatisme déguisé, soit remplacé par un esprit élitiste tout court, fondé uniquement sur le mérite.
Le Président de l’UMP semble avoir compris la nécessité de s’ouvrir aux talents et non pas seulement aux titres. Il l’a dit mais il l’a aussi fait. Le problème qui se posera à lui c’est de convaincre l’appareil du parti de pratiquer cette ouverture. En fait, la réforme de la société française commence par la réforme préalable des mentalités des appareils politiques. L’expérience montre qu’aujourd’hui encore, au sein de l’UMP, il est très difficile de mettre sur la table un projet sans passer par les fourches caudines des « apparatchiks ». Il est indispensable de remédier à cette situation très rapidement, faute de quoi les talents s’expatrieront et la France continuera à régresser.
En effet, pour créer une société dominée par la volonté de créer et d’entreprendre et caractérisée par l’envie de se battre pour réussir, ce que les anglais appellent « le fighting spirit », il faut que les appareils politiques mettent en œuvre les mêmes méthodes en leur sein.
Concernant le projet de gouvernement, il ya lieu, de manière très claire et sereine, de dire aux français qu’il est animé par un seule principe : celui de la valorisation du génie et des talents de chacun d’eux.
Aucun « isme » ne viendra perturber l’élaboration de ce projet. Pas de capitalisme, pas plus que de libéralisme ou de socialisme. Seules la volonté et l’ambition de transformer la France en un espace de liberté permettant a toute personne, quelque soit son origine sociale voire nationale, d’entreprendre et de créer des richesses pour lui-même et pour la société toute entière, caractériseront ce projet.
Un projet qui :
·        définira les rôles de l’Etat (pouvoirs exécutifs et législatifs nationaux comme locaux et régionaux, pouvoirs régaliens), des services publics et de leur organisation, des entreprises, des associations socioprofessionnelles et de la société civile.
·        Esquissera les règles du jeu qui s’appliqueront dans les relations entre les différents acteurs de la vie économique et sociale.
·        Inspirera la vision sociétale de la France pour les années à venir, ainsi que l’ambition de son rôle en Europe et dans le monde.
Ce projet devra libérer la France de tous les carcans bureaucratiques qui l’empêchent de progresser. Il devra viser :
·        A promouvoir l’égalité des chances dès le plus jeune âge, en organisant l’éducation nationale et le système de santé en conséquence.
·        Au plein emploi et à la sécurité des biens et des personnes.
·        A repenser l’application des droits acquis, dont il est légitime de les respecter pour tous ceux qui exercent leur métier dans le cadre de ces droits et qui ont organisés leur vie autour de ces droits. Mais les droits acquis ne sont pas héréditaires et transmissibles. Les contrats de travail sont fonction des circonstances économiques et sociales du moment et doivent pouvoir évoluer pour chaque personne qui entre sur le marché du travail.


 

La tache est ardue, les délais sont courts, les françaises et les français sont dans l’attente d’un signal fort pour les sortir de leur morosité.
Les talents sont là, certains sont déjà à l’étranger, l’enthousiasme de ceux qui croient aux chances de la France est perceptible et leur volonté d’y contribuer est manifeste. Reste à l’UMP de montrer, au-delà des discours, qu’elle est capable d’accueillir, de dialoguer et d’intégrer ces « think tanks » dans le processus d’élaboration du programme présidentiel de 2007.
C’est à ce prix que le rêve d’un projet de société fondé sur le mot d’ordre « entreprendre et créer » deviendra crédible et s’identifiera au parti qui l’aura lancé et à l’homme qui s’engagera de le mettre en œuvre.

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jeudi, 09 juin 2005

Médias français: stratégie, politique, technique et confidences...

Ce 9 juin, j'ai assisté à un évenement de premier ordre organisé sous le haut patronnage de M PONCELET, président du Sénat, initialisé par M Valade, Sénateur, en charge de la Commission Culture du Sénat et en partenariat avec le Groupe revue Fiduciaire, dirigé par Yves de la Villeguerin....très bonne journée...



L'introduction faite par le Sénateur Vallade donne le ton des travaux de la journée:



continuité: c'est la quatrième édition de cette rencontre du monde des médias dans les murs du sénat

le sénat: un législateur, oui, mais soucieux de s'engager sur des pistes législatives empreinte de pragmastisme et en adéquation avec les attentes des professionnels.

Sur ce ton, nous avons démarré les débats en présence de tous les patrons de presse, de l'audiovisuel...de Libé à M6 en passant par France télévision, fédération de la presse etc.....



Le déjeuner en présence de Dominique Baudis a commencé par un résumé de la matinée que je vous livre en substance pour plus d'efficacité: "heureusement que nous avons organisé cette réunion car même entre professionnels, la concentration des médias, qui est le problème central de ce secteur n'est pas perçu de la même façon avec les mêmes effets".....



Je vous livrerai d'ici à 6 semaines les actes du colloque (et oui 6 semaine c long à l'air des blogs) afin de ne pas travestir ou mal interpréter les discours.



Ce que je souhaitais soulever c'est principalement le fait que le Sénat est une institution qui gagne à être plus connu du citoyen. En effet, nos sénateurs travaillent organisés en commissions sur des sujets de proximité en lien avec les entreprises, les syndicats, bref toutes les communautés qui constituent l'environnement de leurs travaux.



Nous avons trop souvent l'image d'une démocratie représentative de vieille garde et bien soyez sûrs que nos anciens et chers sénateurs sont pour certains d'un dynamisme bien réel qui en ferait rougir plus d'un. Je vous invite aussi à consulter leur site web...et surtout, inscrivez-vous à leurs manifestations, vous découvrirez ave plaisir leur implication de gauche ou de droite à vouloir fair avancer la machine dans le bon sens dans le respect des intérêts de chacun de nous citoyens....



merci aussi au Groupe Revue Fiduciaire et à son représentant, Yves de la Villeguerin, qui par son engagement a permis une réflexion intelligence en dehors des clichés et en "liens directs" avec le législateur.....



Geoffroy VILBERT

22:06 Publié dans Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 avril 2005

Economie libérale ou économie sociale? Thé ou café

Thé ou café….?



Quel délicieux moment que de se délecter d’un nectar marbré noir face à Saint-Germain…« Garçon, un café, l’addition »….Pourtant au regard du développement de notre vieille Europe, force est de constaté que la pause café est charmante, envoûtante mais que le tea time est efficace.



Nos voisins britanniques sont différents, c’est vrai, mais quelle école de la vie et du pragmatisme citoyen. Quelle réussite sur le plan social ! D’après vous, la réussite sociale réside-t-elle dans la capacité d’une civilisation à fournir à ses pairs des moyens de survie où plutôt de donner à toutes les générations les moyens de vivre en respectant ses voisins? Nous pourrons, nous français chauvins, trouver de nombreuses failles au système britannique au regard du bastion des privilèges à la française, je ne parle pas d’acquis sociaux mais bien des privilèges d’une poignée d’individus revendiquant la représentativité de millions de travailleurs libres et acharnés. Mais ne nous y trompons pas, ces failles n’en sont pas. 4,7% de chômage en Grande Bretagne, une insécurité de l’emploi diminuée de moitié en 4 ans, une stabilité dans le travail à peine plus faible que la France. Ne confondons pas stabilité et insécurité. Qu’est-ce qui importe le citoyen moderne ? Est-ce d’avoir un emploi pour une durée illimitée qu’il sait ne pas l’être vraiment ou un travail et la rémunération qui l’accompagne pour toute la durée de sa vie ?



Quand les accords sur le contrat social de Lisbonne ont tiré les sonnettes d’alarme et ont permis de positionner en priorité absolue l’emploi comme moteur du développement de nos pays occidentaux, la Grande Bretagne s’est immédiatement doté d’outils performants (aides aux personnes âgées, insertion des jeunes, intégration des femmes au foyer, politique familiale coordonnée). Tous ces outils sont venus au secours d’une économie souffrante diminuant les dettes en maladie, dopant la consommation, procurant à trois générations l’envie de construire quand en France on sacrifie deux générations pour préserver les acquis d’une troisième.



La clé n’est même pas l’outil, ni la loi, ni la sanction fondamentalement, il s’agit de la responsabilisation du citoyen. Les anglais sont responsables, du plus simple des ouvriers au ministre, ils assument, ils ont du courage, ils croient en ce qu’ils font. Ils s’impliquent, ils s’engagent. Ils reconnaissent leurs erreurs, font des choix audacieux, mette tout en œuvre pour réformer, vont au bout des choses. Ils ne craignent pas l’échec. Si la situation est difficile, l’objectif inaccessible, ils préfèrent en être conscients, affirmer leur incapacité à atteindre ces objectifs. Une fois conscients, en personnes responsables, ils vont mettre en ordre de marche un nouveau plan d’action, ajusté, calé plus justement au regard de leur environnement. Alors qu’en France, on constate encore et encore. On identifie des solutions, on monte des structures pour être sûrs ces solutions sont bonnes, on observe la nécessité de réformer tel ou tel pan du système pour atteindre cet objectif. A ce moment précis, c’est l’échec, les forces de l’immobilisme se mobilisent (paradoxal) et nous restons à nous battre connaissant d’avance les résultats : le néant, le non-projet, le développement mou, pour ne pas dire l’enfoncement dramatique d’un système dans un gouffre intemporel.



Mais alors que se passe-t-il alors dans la tête de notre cher voisin britannique ? Et bien il a en référence, son député, son maître d’école, son patron, son représentant syndical, tout cet environnement économico-politico-social qui a toujours su faire preuve de cet engagement au service de la réussite. Nos voisins nous livrent un message d’espoir que seuls quelques miles marins nous empêchent d’entendre. Soyons responsables et tout ira mieux. Croyons en nous et travaillons pour réussir. L’évolution du monde moderne s’est faite sur le travail comment comptez vous transmettre un monde de paix à vos enfants en construisant tout sur l’oisiveté?



Alors mes chers concitoyens, buvons du thé, c’est peut-être la clé…

Geoffroy VILBERT

14:59 Publié dans Actualités , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 19 mars 2005

Appel d'Offenbourg: Pétition pour une Europe de la Justice....

Cette news afin de relayer une initiative de Daniel RIOT et Chantal CUTAVAR.



Ces deux personnalités modernes de la construction européenne se mobilisent afin de nous proposer un avenir européen fort avec du sens. Ils ont choisi la justice comme vecteur de leur action et argumentent grâce à un dossier de presse très fourni (disponible en fin de note).



Un acte politique au sens noble du terme! Voici ce que représente cette initiative et elle est la bienvenue dans un débat de techniciens qui oeuvre à la destruction de notre projet européen devant les yeux de millions d'hommes et de femmes sidérés de voir la France mettre en doute la nécessité de poursuivre ce que des millions d'autre hommes ont payés de leurs vies durant plusieurs siècles: la liberté.



Le passé leur a offert la liberté, ils lègueront à leurs enfants, le vide et la dépendance.



Je vous invite à consulter ce dossier et vous laisse libre de choisir de signer ou non cette pétition, élan européen de bon sens dans une période triste de platitude.



Bonne lecture.

Geoffroy VILBERT

Président SOCRATES



DOSSIER de PRESSE - DANIEL RIOT et CHANTAL CUTAVAR

Pour plus de détails...

doc_presse_appel_de_offenbourg.doc



SIGNEZ LA PETITION

Leurs blogs:



http://www.danielriot.com

http://www.france3europe.com

http://www.europeus.org



http://ledroitpourlajustice.blogspirit.com

http://aremane.blogspirit.com





19:00 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (2)

samedi, 18 décembre 2004

Démographie, le Recteur Dumont et Population-Démographie renforcent leur action....



Le Recteur François DUMONT, spécialiste français de haut niveau anime une association reconnue d'utilité publique, Population-Démographie. Je vous recommande la visite de son site. Si la vitrine internet ne vous suffit, je vous invite à contacter l'association car pour avoir mener des travaux à leurs côtés, ils sont d'un niveau que peu d'experts en europe peut revendiquer.



Bonne chance à ce réseau aux ambitions de grande noblesse.



http://www.population-demographie.org



Bonne visite.

Amitiés.

GEoffroy VILBERT

Programme Parthénon

19:24 Publié dans Actualités , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 06 décembre 2004

OTAN à la recherche de nouvelles missions

Après son retrait de Bosnie, l’OTAN se cherche de nouvelles missions

dans les Balkans



Avec le retrait de la Force de Stabilisation de l’OTAN en

Bosnie-Herzégovine (SFOR), et son remplacement par la mission EUFOR de

l’Union européenne, le 2 décembre, une phase importante de l’engagement

de l’Alliance atlantique est révolue. Cependant, l’OTAN n’a pas encore

quitté les Balkans, et le Partenariat pour la Paix (PfP) attire tous les

pays de la région, notamment la Serbie.

15:52 Publié dans Actualités , Nouveaux entrants , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)