jeudi, 25 mai 2006

Mi-2006: le temps de faire le point pour le réseau 2006

Pour découvrir l'ensemble des éléments nouveaux (agenda, nominations) au sein du Réseau SOCRATES, voici le compte-rendu complet

En bref:

Les décisions prises par le Bureau du Réseau SOCRATES :

 

 

A la suite d’un débat approfondi, le Bureau a adopté les décisions qui suivent :

 

 

v      Nouvelle organisation :

 

o        Réseau SOCRATES à Paris composé du Bureau du Réseau (fondateurs, directrice de la publication, directeur adjoint des publications et directeur des opérations) + Comité Directeur (Bureau+présidentes et présidents des SOCRATES géographiques + ressources opérationnelles (1 à 2 personnes))

 

o        SOCRATES Europe à Bruxelles

 

o        Transfert du siège de SOCRATES Méditerranée de Tunisie au Maroc

 

o        SOCRATES Atlantique à Londres

 

 

 

v      Décisions ad personae :

 

o        M. Awad CHAM est nommé Président de SOCRATES Europe et se charge d’organiser la structure à Bruxelles

 

o        Mme Aïcha AMRANI est nommée  Présidente de SOCRATES Méditerranée et se charge d’organiser la structure à Casablanca.

 

v      Agenda du réseau :

 

o        8 et 9 juin 2006 : Réunion du Comité de Suivi du Congrès d’Alger à Bruxelles pour présenter des projets du réseau.

 

o        12et 13 juin 2006 : Colloque ADICR à l’UNESCO http://unipronet.celeonet.fr/adicr

 

o       Proposition d’un Colloque avec la Fondation Jean MONNET fin d’année 2006 ou début 2007

En attendant de vous revoir prochainement, les 12 et 13 juin prochain à l'UNESCO (programme définitif validé mercredi par l'ADICR), nous vous remercions de votre soutien et nous tenons à votre disposition.

Réseau SOCRATES - REnouvellement et réorganisation

Le réseau SOCRATES se renouvelle et poursuit son développement renforcé par de nouvelles structures, SOCRATES Méditerranée à Casablanca et SOCRATES Europe désormais basé à Bruxelles.

Pour plus d'informations www.socrates-network.info

Geoffroy VILBERT.

Président Co-fondateur

jeudi, 29 décembre 2005

Nouveau site web du réseau SOCRATES

Le site du Réseau SOCRATES développe sa plate-forme pour toujours mieux servir ses membres.

Désormais, en vous connectant vous avez accès à un:

  • Site internet complet décrivant les ambitions, l'organisation et les activités de l'ensemble du Réseau
  • Espace FORUMS: publics et privés, ces forums contribuent à animer les réflexions en amont des Travaux Pratiques, Colloques et Publications Officielles.
  • Wiki - Encyclopédie: cet espace permet sur la base d'un document numérisé (rapport, études etc...) d'enrichir le document de manière collective et interactive
  • Intranet: cet outil est réservé à l'équipe dirigeante en vue de mieux coordonner les activités afin d'atteindre les objectifs fixés.

Bonne visite et surtout profitez pleinement de ces nouvelles plates-formes, de Paris, Bruxelles, Athènes, Lisbonne à Tunis, Alger......

L'équipe SOCRATES

pour Geoffroy VILBERT

mardi, 15 novembre 2005

Poursuite du processus constitutionnel européen (Slovénie)

Dans un courrier au Financial Times du 5 novembre 2005, le Président de la Slovénie, M. Janez Dznovsek, présente notamment les propositions suivantes:

 

-        le processus de ratification de la Constitution européenne doit se poursuivre: trop d'énergie et de volonté ont été investies dans ce projet pour qu'il puisse être abandonné à présent. Toute alternative ferait perdre trop de temps tout en présentant les mêmes risques pour sa ratification;

 

-        l'UE a besoin de ce cadre institutionnel pour fonctionner, notamment en vue des prochains élargissements;

 

-        les Chefs d'Etat et de gouvernement doivent donc soutenir le projet de Constitution avec une vigueur accrue. Il faut convaincre les citoyens européens que la paix, la prospérité et l'influence globale de l'Europe dépendent de sa capacité à avancer et franchir ce pas;

 

-        il faut se retourner vers les citoyens de la France et des Pays-Bas et trouver une solution satisfaisante grâce à un dialogue constructif avec eux.

 

Dans le même article, M. Dznovsek prend également position sur la PAC, sur le projet de Fond pour la globalisation, sur le financement pluriannuel de l'UE...

 

NB: La Slovénie a ratifié le projet de Constitution le 1er février 2005 par voie parlementaire (69 pour, 4 contre).

jeudi, 10 novembre 2005

"Service Public: pourquoi ça coince?"

Par Martine Rodriguez, Directrice des Publications 

Dans son ouvrage[1], P. Galy, énarque, ancien PDG de la SNCM, aujourd’hui élu local, se livre à une réflexion alerte et riche d’exemples sur les dysfonctionnements de notre service public, en insistant sur la comparaison avec le secteur privé, pour aboutir à une conclusion plutôt optimiste pour l’avenir.

Lire la note complete (document pdf)

(1) "Service public: pourquoi ça coince?", Philippe Galy, Eyrolles, 2005, 142p.

mardi, 08 novembre 2005

Nouveau site web du réseau SOCRATES

SOCRATES lance son nouveau site web. Vous pourrez y trouver tous les détails de l'organisation en France et à l'étranger.

Sont mis également à votre disposition
- les publications du réseau.
- un blog de réflexion
- un forum pour les suggestions concrètes.

Bonne visite et à bientôt chez SOCRATES.

Geoffroy VILBERT.
Président SOCRATES Europe

lundi, 05 septembre 2005

Entreprendre et créer sont les seuls remèdes à la morosité ambiante

Par Jean-André Tsimaratos,
Président de la Commission Génération Europe de France République

 

Dans un article paru dans le Figaro de ce Samedi 3 septembre sous le titre « Bonnes et fausses nouveautés de la rentrée » les trois auteurs, François Simon, Alexandra Michot et Emmanuelle Maisonneuve écrivent :
·        « Paris capitale du monde de la gastronomie ? Vous voulez rire ! Tokyo (plus que jamais), Las Vegas qui déboule, New York qui perfore, Londres qui troue ; bientôt Paris prendra ses leçons de province (pardon, des régions). Nice nous galvanisera, Bordeaux nous enfoncera, Nantes nous illuminera, Vichy pétillera. Autant le dire, Paris traîne sa morosité, sa neurasthénie, Paris a peur (quelle barbe !). »
A croire qu’en France, seuls les critiques gastronomiques voyagent et se rendent compte des mutations qui s’opèrent dans le monde. Les hommes politiques eux, voyagent sans doute, dans un monde aseptisé, comme celui dans lequel ils vivent à Paris, se contentent de leur souvenirs de jeunesse, lorsqu’ils voyageaient comme tout le monde, et assènent leurs vérités immuables sur l’incapacité des britanniques d’apprécier et de faire de la bonne cuisine. Ils oublient que ce sont les britanniques qui, des les débuts du siècle passé, ont fait les beaux jours des palaces de la côte d’Azur, de Deauville et du Touquet.
La morosité ne se rencontre pas uniquement dans la gastronomie. Elle se rencontre partout et elle est cultivée par l’establishment politique qui se nourrit de celle-ci pour faire semblant d’agir. Or, cet état d’esprit est particulièrement visible à Paris, depuis la défaite de sa candidature au JO. On a l’impression que tout le développement de la France, et notamment de Paris, a été fondée sur les JO et que leur perte a mis en panne toutes les idées de projets alternatifs.
Il suffit de voir les mines déconfites du Maire de Paris et de ses adjoints, sur les petits écrans, pour comprendre l’étendue du désastre qui les accable ! Et comme en France tout commence et tout fini à Paris, lorsque Paris tousse la France entière est enrhumée ! Ainsi, les milliers d’hectares de forêts brulés dans le sud, sont des avatars régionaux, alors que les deux hôtels insalubres brulés à Paris sont des affaires nationales.
A lire la presse et les déclarations des femmes et hommes politiques, les seuls événements majeurs de ces dernières semaines sont les universités d’été des différents partis, et le positionnement dans « starting blocs » des présidentielles de 2007 des différents candidats. La morosité, le chômage, la quasi stagnation de la croissance, la crise de l’éducation nationale, la perte d’influence de la France dans le monde, la spéculation immobilière à Paris, le malaise des agriculteurs, tout cela est secondaire à la fois pour les journaux et pour les hommes politiques. Le seul événement qui compte est la présidentielle de 2007.
Certains prétendent même qu’aucune réforme sérieuse ne doit être entreprise avant la prochaine présidentielle. Comme si la dette publique, la réforme de l’impôt, la réforme de l’état peuvent se payer le luxe d’attendre encore 18 mois avant d’être traités.
Les choses étant ce qu’elles sont, faisons l’état des lieux des présidentielles aujourd’hui.
Au sein de la majorité parlementaire Nicolas Sarkozy a depuis longtemps déclaré son intention d’être candidat tout en subordonnant sa candidature à l’approbation de l’UMP.


 

La presse et le microcosme parisien qui n’aiment pas les situations claires et simples, lui opposent, à défaut du Président sortant, le Premier Ministre. Tous deux auront, le jour de l’élection, respectivement 52 et 54 ans. A mon humble avis il n’y aura qu’un seul candidat car les deux hommes sont à la fois intelligents et soucieux des intérêts de la France.
Dans l’opposition parlementaire les choses sont autrement plus complexes et les résultats du référendum ont provoqués de véritables fractures, difficiles à colmater en si peu de temps. De plus, aux affrontements émanant des ambitions personnelles s’ajoutent les divergences profondes des options politiques des uns et des autres.
Trois partis constituent l’un des pôles de cette opposition ; il s’agit du PS, des Verts et du PC. Chacun d’eux développe sa propre stratégie, tout en espérant qu’ils pourront se rejoindre à un moment donné.
C’est au PS, qui constitue l’épine dorsale de l’opposition que la situation est la plus embrouillée. Deux courants s’opposent frontalement sur le plan idéologique (gauche pure versus sociale démocratie), eux-mêmes traversés par deux courants opposés (pro et anti constitution européenne). Pour épicer tout cela il y a les ambitions personnelles, dont la ténacité est telle qu’elle fera des dégâts irréparables à l’issue des procédures qui seront mises en place pour la désignation du candidat. Tout cela conduit à une multiplicité de candidats que voici, l’âge indiqué étant celui au moment de l’élection : Jack Lang 66 ans, Laurent Fabius 61 ans, Dominique Strauss Kahn 58 ans.
Les Verts ont déclaré qu’ils présenteront un candidat qui sera désigné par les militants et se rangeront au deuxième tour derrière le candidat du PS, s’il reste en course.
Marie-George Buffet, qui dirige le PC, rêve, après les résultats du référendum, de reconstituer l’amalgame d’union entre le PC et la gauche radicale extra-parlementaire et de présenter un candidat tel que Bové.
Depuis cet été, l’opposition a un autre pôle représenté par l’UDF qui présentera le candidat François Bayrou 56 ans.
Enfin, il y a le Front National dont le candidat Jean-Marie Le Pen 78 ans, espère renouveler, son coup de 2002, et la gauche extra-parlementaire qui pourrait se joindre au PC pour renouveler ce qu’ils considèrent comme leur victoire lors du référendum en oubliant que pour atteindre 56% ils se sont ralliés au FN !
De cet état des lieux la seule conclusion encourageante qu’il est possible de tirer est que, la cohésion du parti (UMP) de la majorité parlementaire reste intacte, même s’il y a débat sur la stratégie à suivre quant au rythme des réformes nécessaires ou compétition de personnes en ce qui concerne la candidature présidentielle. Le débat et la compétition enrichissent la réflexion et le dynamisme du parti, et contribueront à entrainer l’adhésion des militants et des électeurs aux décisions qui en découleront.
Ce qui importe donc aujourd’hui c’est de construire un projet de gouvernement pour la période 2007-2017, qui sera porté par le candidat de la majorité parlementaire et qui sera transformé en un contrat de gouvernement entre les français et le candidat s’il était élu. Ce contrat ne pourrait subir aucune transformation au gré de tractations politiciennes entre les partis ou sous la pression de la rue.


 

Il appartient évidemment au parti et à ses structures d’élaborer ce projet. Mais pour lui donner une dimension nationale et internationale, le parti devrait s’ouvrir aux « think tanks » qui réfléchissent sur les transformations indispensables auxquelles devrait se soumettre la société française, pour transformer la morosité en une volonté de réussite qui profiterait à tous. Plus important encore, il faudrait que l’esprit élitiste à la française, qui n’est en fait rien d’autre qu’un corporatisme déguisé, soit remplacé par un esprit élitiste tout court, fondé uniquement sur le mérite.
Le Président de l’UMP semble avoir compris la nécessité de s’ouvrir aux talents et non pas seulement aux titres. Il l’a dit mais il l’a aussi fait. Le problème qui se posera à lui c’est de convaincre l’appareil du parti de pratiquer cette ouverture. En fait, la réforme de la société française commence par la réforme préalable des mentalités des appareils politiques. L’expérience montre qu’aujourd’hui encore, au sein de l’UMP, il est très difficile de mettre sur la table un projet sans passer par les fourches caudines des « apparatchiks ». Il est indispensable de remédier à cette situation très rapidement, faute de quoi les talents s’expatrieront et la France continuera à régresser.
En effet, pour créer une société dominée par la volonté de créer et d’entreprendre et caractérisée par l’envie de se battre pour réussir, ce que les anglais appellent « le fighting spirit », il faut que les appareils politiques mettent en œuvre les mêmes méthodes en leur sein.
Concernant le projet de gouvernement, il ya lieu, de manière très claire et sereine, de dire aux français qu’il est animé par un seule principe : celui de la valorisation du génie et des talents de chacun d’eux.
Aucun « isme » ne viendra perturber l’élaboration de ce projet. Pas de capitalisme, pas plus que de libéralisme ou de socialisme. Seules la volonté et l’ambition de transformer la France en un espace de liberté permettant a toute personne, quelque soit son origine sociale voire nationale, d’entreprendre et de créer des richesses pour lui-même et pour la société toute entière, caractériseront ce projet.
Un projet qui :
·        définira les rôles de l’Etat (pouvoirs exécutifs et législatifs nationaux comme locaux et régionaux, pouvoirs régaliens), des services publics et de leur organisation, des entreprises, des associations socioprofessionnelles et de la société civile.
·        Esquissera les règles du jeu qui s’appliqueront dans les relations entre les différents acteurs de la vie économique et sociale.
·        Inspirera la vision sociétale de la France pour les années à venir, ainsi que l’ambition de son rôle en Europe et dans le monde.
Ce projet devra libérer la France de tous les carcans bureaucratiques qui l’empêchent de progresser. Il devra viser :
·        A promouvoir l’égalité des chances dès le plus jeune âge, en organisant l’éducation nationale et le système de santé en conséquence.
·        Au plein emploi et à la sécurité des biens et des personnes.
·        A repenser l’application des droits acquis, dont il est légitime de les respecter pour tous ceux qui exercent leur métier dans le cadre de ces droits et qui ont organisés leur vie autour de ces droits. Mais les droits acquis ne sont pas héréditaires et transmissibles. Les contrats de travail sont fonction des circonstances économiques et sociales du moment et doivent pouvoir évoluer pour chaque personne qui entre sur le marché du travail.


 

La tache est ardue, les délais sont courts, les françaises et les français sont dans l’attente d’un signal fort pour les sortir de leur morosité.
Les talents sont là, certains sont déjà à l’étranger, l’enthousiasme de ceux qui croient aux chances de la France est perceptible et leur volonté d’y contribuer est manifeste. Reste à l’UMP de montrer, au-delà des discours, qu’elle est capable d’accueillir, de dialoguer et d’intégrer ces « think tanks » dans le processus d’élaboration du programme présidentiel de 2007.
C’est à ce prix que le rêve d’un projet de société fondé sur le mot d’ordre « entreprendre et créer » deviendra crédible et s’identifiera au parti qui l’aura lancé et à l’homme qui s’engagera de le mettre en œuvre.

dimanche, 28 août 2005

L’événement de l’été

Par Jean-André Tsimaratos, Président de la Commission Génération Europe et Vice-Président de SOCRATES Europe.

Il est de tradition que les mois d’été soient marqués par des événements, généralement tragiques, qui marquent la fin de carrière de certains responsables politiques qui ont sous-estimé la gravité des effets de ceux-ci et de leurs retombées politiques et médiatiques.

Rien de tel cette année, d’autant plus que le séisme du référendum a conduit au remaniement ministériel, quelques semaines avant les grandes vacances. L’engagement pris par la nouvelle équipe de présenter des résultats significatifs au terme de 100 jours d’exercice du pouvoir, n’a pas permis aux membres du gouvernement de prendre de longues vacances. Ainsi, au moindre frétillement, les ministres étant à leur poste leur réaction fut immédiate.

Il y eut cependant, dans le courant du mois de juillet un sujet qui a occupé pendant deux trois jours la presse mais qui est vite retombé comme un soufflé mal cuit. Or, à mon sens, il s’agit d’un événement politique majeur car il clarifie de manière incontestable le paysage politique au sein de la majorité parlementaire.

En effet, à l’occasion de l’annonce, par le gouvernement, de son intention de privatiser les autoroutes, François Bayrou a pris la tête d’un mouvement irréductible contre la politique du gouvernement, non seulement sur ce sujet mais aussi et surtout sur ses méthodes de gouvernance. Des propos d’une rare violence ont été proférés, comme si François Bayrou craignait de se voir déborder par le Parti Communiste ou la Ligue Communiste Révolutionnaire.

Ce faisant, François Bayrou a rejoint l’opposition en entraînant dans son sillage l’UDF qu’il avait au préalable pris soin d’épurer de toute velléité de libre expression, en excluant Gilles de Robien pour insubordination à ses dictats.

La question se pose de savoir la cause de ces excès méritait une telle réaction de la part de François Bayrou. Que celui-ci ne soit pas d’accord avec cette intention, qu’il veuille un débat parlementaire approfondi tout cela est parfaitement légitime. Mais, qu’il profite de cette annonce pour mettre en cause les méthodes de gouvernance du gouvernement au risque de mettre en danger la cohésion de la majorité parlementaire, à laquelle il prétend appartenir tout en se réservant le droit d’être critique, relève d’un calcul plus personnel que celui de l’intérêt national auquel il se réfère constamment.

Disons les choses simplement et franchement, comme François Bayrou nous y invite par son comportement. Après s’être attelé au char de Valéry Giscard d’Estaing, puis à celui d’Edouard Balladur pour suivre Jacques Chirac, lorsque le vent a tourné, François Bayrou a découvert qu’il pouvait exister tout seul ! Cela aussi est parfaitement légitime.


Ayant pris cette décision courageuse et volontariste, il donnait l’impression de ne pas trouver sa place dans l’échiquier politique. La démocratie chrétienne qui lui aurait parfaitement convenu, ne représentant plus la niche que l’on connaissait dans les années soixante, il ne lui restait plus qu’une droite humaniste et sociale réduite en une peau de chagrin et une gauche caviar effarouchée par la montée du trotskisme.

En naviguant à vue dans cet étroit chenal, il réalisa lors des dernières présidentielles un score de 7% qui dépassa toutes ses espérances et lui fit croire avoir atteint ce seuil critique à partir duquel on devient le patron d’un parti charnière. Sauf que les législatives lui ont démontré que, pour être un parti charnière, il faut un système électoral qui ne soit pas du type majoritaire, ce qui n’est pas le cas en France actuellement.

Comme François Bayrou est un homme intelligent, il a compris que, pour réaliser ses ambitions personnelles, il est indispensable de faire en sorte que tout aille mal en France de manière à ce que le corps électoral ne sachant plus à quel saint se vouer, abandonne les partis de gouvernement pour faire émerger les groupuscules, dont peut être le sien.

Cette stratégie est parfaitement lisible depuis les dernières législatives, et sa dernière explosion au cours de la trêve estivale constitue le pas le plus décisif dans ce sens. François Bayrou n’est plus dans la majorité avec droit de critique ; il est dans l’opposition frontale et totale et j’espère que cet ainsi qu’il sera traité par la majorité parlementaire.

La clarification salutaire apportée par François Bayrou, me paraît être l’événement le plus important de l’été. Il doit permettre aux responsables de la majorité parlementaire de tirer quelques enseignements sur les mutations qui s’opèrent dans le paysage politique français.

L’après référendum a transformé le paysage politique en un champs de ruines. En effet, le clivage traditionnel (gauche radicale, gauche parlementaire, droite parlementaire et extrême droite) a volé en éclat. Il a été remplacé par des clivages, en apparence plus simples, mais en réalité d’une complexité beaucoup plus grande.

En effet, bien que les acteurs politiques se plaisent à parler ou à évoquer des stratégies « plus à gauche, plus au centre ou plus à droite », la réalité est que le paysage politique est confronté entre tenants et adversaires de l’Europe d’une part et d’autre part, entre immobilisme et changements dans les domaines économiques et sociaux. Les partis traditionnels sont traversés par toutes ces tendances, ce qui les empêche de définir des stratégies claires et à long terme, en fonction des intérêts de la France et des Français et non pas en rapport avec les échéances électorales, aussi importantes soient-elles.

Maintenant que François Bayrou a choisi l’opposition frontale avec l’UMP, cette dernière doit enfin pouvoir définir, très rapidement, une stratégie à long terme, débarrassée de toute idée de compromis avec qui que ce soit. Cette stratégie doit donner naissance à un programme décennal de gouvernement précis, comportant des étapes définies dans le temps. Ce programme serait présenté et expliqué aux Français à partir du mois de mai 2006 et deviendrait le contrat de gouvernement entre le prochain candidat de l’UMP au présidentielle et les Français.

Ainsi, la majorité parlementaire, représentée par l’UMP, sera sans doute, pour ne pas dire très certainement, la seule formation politique capable de confier à un gouvernement le soin de mettre de l’ordre dans les affaires de l’Etat pendant deux ans, sans se soucier des effets électoraux de son action, et parallèlement préparer l’avenir en tenant compte des seuls intérêts de la France et des Français et non pas des intérêts celui qui sera son candidat.

Les dernières réactions des Français aux mesures gouvernementales montrent que ceux-ci sont disposés aux changements et à la remise en cause des droits acquis, à condition qu’il y ait des résultats concrets dans le domaine de l’emploi.

dimanche, 21 août 2005

« Dé-collage » ou déprime, Français il faudra choisir…. !

 

Assis confortablement à ma table de bureau sur lequel s’entassent de manière anarchique journaux, magazines et livres en tous genres, je fais le point cette fin de dimanche pour réfléchir à la manière la plus efficace de donner un élan efficace à la semaine qui arrive.
Je regarde d’un bref coup d’œil derrière moi pour apercevoir mes « grands aînés », ces bâtisseurs d’Europe, afin de trouver le courage d’idées constructives. J’aperçois aussi mes « jeunes aînés », ces bâtisseurs de barricades, pour leur emprunter une certaine verve et leur abandonner illusions et manque de responsabilités…Et du haut ma trentaine je prépare mes fers pour les mettre aux feux et construire cet avenir que tous les français attendent. Eh oui, quand la France doit avancer et prendre son courage à deux mains, les Français attendent, l’histoire ne fait que se renouveler…
Le Paris « Capitale de Lumières », centre du monde (celui des Français), est bien loin de l’image de parc d’attractions vieillissant à laquelle nous renvoient toutes les analyses du monde moderne. Nous devons malgré tout nous poser la question de la place que nous souhaitons tenir aujourd’hui pour la conserver demain…
Voulons-nous d’un musée de l’histoire occidentale, qui soit dit en passant est bien récente comparée à celle de l’Asie, ou souhaitons-nous participer à la marche du monde conduite par des hyper puissances à l’efficacité redoutable ? Voulons nous subir les bras croisés les assauts toujours plus pressants de ces hyper puissances ou voulons jouer dans la « cour des grands » et apporter à ces nouveaux mondes l’enthousiasme intellectuel d’une région qui a construit la guerre parfois mais la Paix souvent ?
Nos régions sont riches en savoirs techniques, de la terre nourricière à l’espace ou de la charrue à l’Airbus... Elles ont vécues tous les évolutions des religions : des croisades aux JMJ…De plus, notre sol est nourri du sang de générations entières venues du monde entier pour défendre la liberté et l’égalité entre les hommes. Le devoir de mémoire rempli les colonnes de nos journaux mais pas assez l’esprit de nos concitoyens.
Conscient de ses richesses comment pouvons douter de notre capacité à rester dans la course ? Je souhaite que ces lignes soient résolument optimistes pour fuir ce marasme intellectuel et économique qui envahit notre pays guidés par des hommes d’un autre temps qui tentent de jouer à des jeux aux règles nouvelles, exigeantes mais terriblement passionnantes pour nos futures générations à conditions que nous nous les approprions…
Quand les USA effraient par leurs 250 Millions d’armes à feu en circulation ou par l’endettement abyssal engagé pour doper un système économique qui faire tourner la planète terre (ou devrais-je dire la planète pétrole…), quand les USA effraient donc, la Chine angoisse le citoyen européen au moment où, dans les bacs de son magasin favori, il voit son Tee-shirt favori fabriqué à l’autre bout de la planète. Mais que voulons-nous enfin ? Faire le tour de la Terre en quelques heures pour découvrir ses richesses et partager ces émotions avec 6 milliards d’individus, payer des biens de consommation toujours moins chers pour se permettre dépenser plus en loisir et autres dépenses personnelles futiles ? Il faut savoir, ce monde refoulé aujourd’hui est celui construit autour des feux de camps et des sérénades de guitares nocturnes chantées de la Creuse au Limousin ou du Cantal au Finistère. Alors assumons ces choix et adaptons notre pays au monde qu’il a fabriqué sciemment…
Pourquoi renier notre engeance ? Pourquoi toujours accuser le voisin ? Chers concitoyens nous manquons de courage ! Tous : hommes politiques, chefs d’entreprises, salariés des « acquis », brefs tous avons notre part de responsabilité. Il faut avoir la tête haute et s’adapter. Mon expérience professionnelle m’a amené dans le monde du contrôle aérien, j’y ai appris principalement deux choses : la première : être responsable de ma vie et de celle de ceux qui m’ont confié la leur en me permettant le contrôle de leur appareil ; la seconde : savoir prendre une décision et l’assumer tout en se préparant à en prendre une nouvelle dans le cas où la première se montrerait insuffisante car les éléments environnementaux, par essence non maîtrisables, me l’imposeraient.
Nous devons donc prendre la situation actuelle en main et plutôt que de trouver des responsables, trouvons des solutions. 
Par exemple, pour ce qui concerne la Chine, pourquoi avoir peur de leur transmettre certains de nos savoir-faire ? Nous aurons nos « chers » biens de consommation toujours au meilleur prix et avec une qualité accrue. De plus, nos entreprises riches de nouvelles capacités d’investissement grâce à leurs capitaux inespérés pourront développer de nouveaux savoir-faire et rester ainsi leader sur leur marché et en plus en s’ouvrant de fait un marché chinois  (ou américain) dans lequel la consommation reste très soutenue.
Les emplois ? Et bien nous avons su passer des champs aux usines, pourquoi ne serions nous pas en mesure de passer d’ouvriers de production à ouvrier de maintenance, de recherche et développement, pourquoi ne pourrions nous pas développer des compétences plus efficaces en marketing et en commerce ? A moins que ce soit un manque de courage, je ne vois pas de raisons suffisantes pouvant empêcher ces évolutions dans nos métiers…
A la fin du 19ème siècle, un télégraphiste des Postes Françaises a su devenir explorateur reconnu mondialement pour terminer sa carrière comme un des grands diplomates français de son temps (comprendre, Auguste Pavie). Alors pourquoi ne serions-nous pas animés de ses mêmes envies de développement, de croissance, de projets, d’avenir tout simplement ? Toujours pas manque de courage mais pas autrement.
Alors soyez « collez » à vos idées et vous finirez par observer impuissants et déprimés les touristes chinois, indiens et américains dans nos campagnes verdoyantes. La meilleure solution ne serait-elle pas de se souvenir de nos aînés et prendre notre courage à deux mains sans attendre le secours d’autrui. Nous sommes tous les artisans de notre propre chance.
Geoffroy VILBERT.

lundi, 20 juin 2005

EUROPE : quel remède pour quel diagnostic ?

par Jean-André Tsimaratos,
Vice-président SOCRATES

Trois semaines viennent de s’écouler depuis le séisme français du 29 mai et sa réplique, quelques jours plus tard, aux Pays-Bas, d’une ampleur encore plus grande. Le doute est en train de gagner toute l’Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Les réalisations les plus marquantes sont remises en cause.

Au récent Conseil Européen qui aurait dû, en principe, fixer la feuille de route de l’Europe pour les années à venir, eu égard à ce qui vient de se produire, deux questions ont dominé les débats :

• la pause versus la poursuite, en ce qui concerne le processus de ratification du Traité Constitutionnel,
• le chèque britannique versus la PAC en ce qui concerne le budget de l’Union.

Tout ce passe comme si les raisons du rejet du Traité Constitutionnel par les citoyens de deux pays, relevaient de l’affrontement entre les conceptions française et britannique. Les médias, français notamment, joue sur ce registre en poursuivant la ligne de conduite qui était la leur pendant la campagne référendaire, opposant le libéralisme anglo-saxon au soi-disant modèle social français.

Cette mauvaise querelle ne sert ni les intérêts de la France ni ceux de l’Europe. Dans une « union » il faut écarter ce qui divise et mettre en évidence ce qui unit. Dans le cas qui nous préoccupe les sujets qui peuvent nous unir sont beaucoup plus nombreux que ce qui nous divisent.

La promotion de l’emploi, la croissance économique, l’éducation, la recherche (scientifique, technologique et médicale), la politique industrielle, la politique agro-alimentaire, l’aménagement du territoire et de l’environnement, la promotion de la santé publique, sont autant de sujets que nous devons aborder ensemble pour pouvoir apporter une réponse forte qui satisfasse les exigences de nos opinions publiques

L’impossibilité dans laquelle se sont trouvés les chefs d’Etats de se sortir de cet affrontement suranné entre anglais et français, représentés par deux personnalités qui sont tous les deux sur la voie de sortie, est la preuve que les enseignements n’ont pas été tirés par le principal intéressé des deux scrutins susmentionnés. L’échec de ce sommet, alors que nous nous trouvons à un tournant critique de la construction européenne, montre que la crise est profonde et que pour s’en sortir il faut des initiatives résolument novatrices et audacieuses.

Pour être audacieux et novateur, il ne faut pas hésiter à remettre en cause les fondamentaux de la construction européenne. La PAC et le chèque britannique en font partie, mais pas seulement. La faiblesse de la position française procède du fait qu’elle est dictée par le besoin de paraître défendre une revendication corporatiste pour des besoins électoraux, en campant sur des attitudes immobilistes. La force de la position britannique est due à sa mobilité dès lors qu’elle consent à la remise en cause de son chèque à condition d’une mise à plat de l’ensemble du budget de l’Union.

Ce qui est surprenant, est que l’occasion offerte par les nouveaux entrants, de renoncer à une partie des avantages financiers qui leur ont été consentis, n’a pas été saisie pour procéder à une réforme profonde de la structure budgétaire de l’Union. Il se serait alors avéré possible de réformer la PAC et le chèque britannique sans trop de conséquences ni pour les uns ni pour les autres et d ans l’intérêt de tous. D’autant plus qu’à terme, c à d en 2013 au plus tard, la remise en cause sera obligatoire. Or, huit ans dans la vie d’une nation c’est déjà aujourd’hui.

L’autre déception résultant de ce sommet vient de l’immobilisme manifesté en ce qui concerne le Traité Constitutionnel. Comment est-il possible de considérer, au vu du rejet massif par les citoyens de deux Etats fondateurs, que ce Traité ait la moindre chance d’être appliqué dans deux, quatre ou dix ans. La décision adoptée à ce sommet reflète, d’une part, la fracture qui s’est creusée entre ceux qui gouvernent et les citoyens qu’ils représentent et, d’autre part, l’incapacité des gouvernants d’assumer leurs échecs en proposant des solutions appropriées aux défis qui leurs sont imposés par leurs opinions publiques.

Il devient de plus en plus évident que ce dont a besoin l’Europe, est une remise à plat de son architecture, de son mode de fonctionnement et de la relation nationale avec le supranational. L’empilement des Traités, coiffés par un super Traité, intitulé à tort « Constitution », contenant des dispositions démocratiques certaines, n’a pas suffit pour entraîner l’adhésion de nos concitoyens. Le sentiment général, qui explique le rejet du Traité, est que pendant 50 ans l’Europe était affaire de spécialistes, à quelques exceptions près, et que soudainement ceux-ci ayant perdu la maîtrise du jeu, à la suite du dernier élargissement massif, ont décidé de transférer la responsabilité aux peuples. Les peuples ont dit non à ce transfert de responsabilité et non pas à l’idée Européenne.

D’avoir réduit les causes du rejet à une soi-disant volonté de défendre un modèle social défaillant, revient à accorder à toutes les forces du conservatisme de gauche comme de droite le bénéfice de ce résultat, alors que les analyses faites par les politologues montrent qu’il n’en est rien.

Force est de constater que de tous les mouvements politiques se réclamant de la gauche en Europe, seuls ceux de la France s’accrochent becs et ongles aux acquits sociaux, les services publiques et l’interventionnisme massif de l’état dans le secteur économique. Le conservatisme des ces forces serait pathétique, voire sympathique, s’il n’était pas représentatif du lourd passif des comptes de la nation, du manque de croissance et surtout du chômage le plus élevé parmi les pays industrialisés.

Le moment est donc venu, que ceux qui nous gouvernent prennent conscience que le peuple aspire à voir sa condition humaine s’améliorer. Beaucoup moins de chômage, un pouvoir d’achat accru, un avenir plus sûr pour leurs enfants, un environnement mieux agencé et plus sécurisé, une politique de santé publique et de protection efficaces et ainsi de suite.

Pour y parvenir il faut d’adopter des mesures radicales, débarrassées de toute connotation idéologique et de parti pris nationaux. Seule comptera l’efficacité de ces mesures. Les français rendront le gouvernement comptable des résultats obtenus, peu importe le caractère idéologique des mesures adoptées.

Sur le plan européen, il appartient à la France, qui par son exemple a fait prendre conscience à tous les peuples de notre continent du déficit démocratique de la construction européenne, de prendre une initiative spectaculaire, éloignée des clichés de la confrontation franco-anglaise. Cette initiative doit s’inspirer des défis futurs et non pas de la défense des acquits largement dépassés aujourd’hui.

Cette initiative, doit être prise avant le prochain Conseil Européen. Elle doit émaner de l’UMP, seule structure pérenne de la majorité, représentative du changement, et relayée par le gouvernement. Aucune alliance préalable avec d’autres gouvernements ne doit être recherchée. Celles-ci se noueront en fonction de la dynamique de la proposition.

C’est à ce prix que l’Europe sortira de la crise !

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