jeudi, 29 décembre 2005

La dictature de la pensée unique

par Jean-André Tsimaratos, vice-président de SOCRATES[1]
Président de la Commission Génération de France République[2][3]

L’année 2005 qui se termine a été marquée par des événements importants qui pèseront sur l’avenir de la France et sur l’évolution de l’Europe. Mais ce qui nous préoccupera aujourd’hui concerne essentiellement la France et les perspectives qui s’ouvrent devant elle.

L’événement majeur de l’année a été la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel de l’Union Européenne. Le vote souverain du peuple français a été massif et clair. Le projet a été rejeté.

Au-delà des convictions des uns et des autres, les conséquences de ce vote ont entraîné une paralysie de l’action politique et une grande confusion dans les états major des partis politiques. Sans doute ce vote n’est pas étranger à la défaite de Paris concernant les JO de 2012 et la marginalisation de la France au sein de l’Union Européenne, notamment de ses Institutions.

Beaucoup a été dit et écrit sur les causes de ce rejet. Tout a été passé en revue, de la mondialisation à la perte de la souveraineté en passant par le libéralisme, la politique gouvernementale et la défense du  modèle social français ! Tout ce que la France compte de politologues, de philosophes, de sociologues et de journalistes qui occupent le terrain, représentés par les plateaux de télévision, ont exprimé un avis fondé sur le seul diagnostic qui fait unanimité, à savoir que les tenants du oui n’avaient pas su expliquer aux français les avantages que représentait la Constitution pour eux.

Personne, parmi ces doctes personnalités, n’a imaginé une seule seconde que les Français aient pu réagir au discours convenu, selon lequel le Traité était soumis à leur décision souveraine pour les associer, enfin, après cinquante années de construction européenne élaborée dans le secret des cabinets ministériels, mais qu’ils n’avaient qu’une seule option, celle de l’approuver, faute de quoi l’Union Européenne élargie ne pourrait pas fonctionner !

La pensée unique, qui régente la France depuis 1968, sévissait une fois de plus et cette fois gauche et droite, favorables au Traité, confondues ! Pour la première fois nous assistions à une mutation de la pensée unique, qui est le moteur de la gauche, vers la transversalité gauche-droite. La raison en est simple : le PS qui voyait le plancher de sa base se dérober sous les coups de butoirs des ambitions des uns et des autres avait besoin de la droite pour ne pas perdre le pari de sa direction.

Mais dès le résultat connu, la pensée unique a retrouvé son camp naturel. Le soir même du référendum la gauche ayant appelé à voter non se retrouvait à la Bastille pour fêter sa victoire, en oubliant que 15% sur les 55% appartenait à l’adversaire honni, le Front National.

Imagine-t-on quelle aurait été la réaction de cette gauche si le oui l’avait emporté par le même résultat de 55% avec le Front National étant dans le camp du oui pour le même pourcentage. A-t-on oublié la campagne de haine et de diffamation exercée sur la droite lors des élections régionales pour la contraindre à ne pas accepter les voix du FN, même sans négociations. Tout cela a été escamoté, passé au chiffon de l’oubli, car cette gauche là n’a de valeurs que celles qui lui conviennent.

Le FN est l’épouvantail créé par la gauche pour limiter les dégâts de la déroute escomptée et vérifié lors des législatives de 1986. Le succès de l’opération a convaincu la pensée unique de l’utiliser à toutes les sauces pour culpabiliser la droite parlementaire et l’empêcher de gouverner. Ainsi gouverner avec le FN était honteux, mais gouverner à cause du FN c’était glorieux !

Pendant presque vingt ans cela à marcher sans accrocs. Puis est arrivé 2002, qui constitua un retour du bâton douloureux pour la gauche, qui fut non seulement battue mais forcée d’appeler au secours la droite parlementaire en demandant à ses électeurs de voter pour son candidat resté seul face à Le Pen. Aux élections régionales l’épouvantail a de nouveau joué en faveur de la gauche et au référendum, nouveau retour du bâton, le Pen assurant la victoire de la gauche réactionnaire. Evénement passé sous silence…

L’autre événement majeur a été l’embrasement des banlieues suite à un incident, déplorable certes car il y a eu mort de deux adolescents, mais qui n’aurait certainement pas pris l’ampleur qu’on lui a connue si les causes du malaise n’étaient pas beaucoup plus profondes et cultivées depuis plus de vingt ans.

Pendant trois semaines, plusieurs cités de l’hexagone ont connu un climat insurrectionnel que le gouvernement, sous la conduite de son ministre de l’Intérieur, a géré avec l’aide des forces de l’ordre de manière à restaurer l’ordre sans qu’il n’y ait à déplorer la moindre victime. Pendant tout ce temps, Nicolas Sarkozy, n’a pas cédé un pouce de sa détermination de mettre fin à l’embrasement et de restaurer la sécurité, condition sinequanon pour entreprendre une action en profondeur pour sortir ces cités de la désespérance dans laquelle elles ont été enfermées par vingt ans de politiques d’étouffement.

Quelle a été la réaction des tenants de la pensée unique dès le lendemain de la première nuit d’émeutes : la condamnation de Nicolas Sarkozy pour des propos qu’il avait prononcé quelques semaines auparavant, dans une cité autre que celle où ont commencé les incidents et dans des circonstances dramatiques au cours desquelles un jeune enfant du quartier avait été tué lors d’une fusillade entre marchands de drogue. Aucune relation n’existait entre les deux événements. Rien n’était venu perturber la vie de la cité où avaient été tenus les propos reproché au ministre, au lendemain de l’incident qui avait provoqué ces propos. Le laps de temps écoulé entre les propos incriminés et l’événement ayant entraîné les émeutes était supérieur à deux semaines.

Comme d’habitude, les tenants de la pensée unique faisant fi de ces considérations et conscients que rien ne justifiait les émeutes, occultaient la réalité des faits, pour se concentrer sur des propos prononcés, dans d’autres circonstances, par celui qui est devenu leur bête noir car il assène des vérités vécues par des gens simples, dans un langage compréhensible par eux. Ils ont ainsi fourni un alibi pour la poursuite des émeutes et leur amplification.

Résultat, malgré la campagne de haine conduite par la meute de cette pensée, les Français font de plus en plus confiance à Nicolas Sarkozy, ce qui fait peur à tous ceux qui tire leurs privilèges et leur confort d’une politique de complaisance.

Mais la pensée unique ne désarme pas facilement. Aussi, a-t-elle décidée de franchir toutes les frontières de la décence en prétextant dans un premier temps que l’action de Nicolas Sarkozy était de nature à flatter les électeurs du FN. Aucun des grands ténors, dits les éléphants, du PS ne s’est privé de prendre part à la curée, demandant notamment sa démission.

Constatant le peu d’effets de cette campagne de dénigrement, ils se sont tournés vers leurs alliés associatifs qui n’ont pas hésité de publier l’affiche représentant Nicolas Sarkozy et appelant à voter Le Pen. Pas un seul responsable de la gauche n’a pris la peine de condamner cet amalgame, indigne du combat politique loyal.

Mais ils ne se sont pas privés d’exiger de l’UMP de sanctionner Eric Raoult qui, dans le cadre de ces responsabilités locales, a estimé que la ville de Clichy s/bois « était une honte pour la France et qu’il convenait de la placer sous tutelle ». Ils ont été jusqu’à demander au Président de l’Assemblée Nationale de retirer le mandat de vice-présidence obtenu par Eric Raoult, suite à un vote démocratique de ladite Assemblée, feignant ignorer la procédure qui s’applique dans un tel cas.

Ainsi, selon les tenants de la pensée unique et les responsables du PS, il est plus grave de dire qu’une ville est mal gérée et de demander l’application des dispositions prévues par la loi dans ces circonstances, que de diffamer un homme politique en faisant des amalgames que rien dans sa carrière politique ne permet d’étayer !

Cette campagne malodorante n’est pas prête à s’arrêter. La pensée unique a peur, car loin de désarçonner sa victime, celle-ci réagit avec force et détermination en dénonçant cette pensée unique qui est la cause de tous les maux que connaît la France depuis 1968. A terme, les Français comprendront qu’il faut réagir et marginaliser les tenants de cette pensée, s’ils veulent construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants.



[1] www.socrates-europe.com

[2] www.france-republique.org
[3] Les opinions exprimées par l’auteur n’engagent que lui-même à titre personnel

dimanche, 27 novembre 2005

RSE : avantage concurrentiel ? Mais quelle légitimité démocratique ?

Le Groupe de Communication PLEON, représenté notamment par M Gilles CHAUVEAU, Vice président France a présenté le 22 novembre dernier les résultats d’une étude complète réalisée par leurs soins sur la notion de reporting dans la stratégie RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Afin de faire un raccourci, la RSE est la réponse française à la volonté internationale de valoriser les démarches des entreprises en matière de Développement Durable.
Il ne me paraît pas utile de discuter tout le contenu de l’étude réalisée par PLEON sur ce sujet ni de retranscrire l’ensemble des propos des débats ayant eu lieu lors de cette parution officielle tellement le panel des thématiques, des sensibilités, des perceptions, des motivations et des acteurs est large.
Je ferai donc un focus sur deux points qui ont attiré mon attention.
-          La RSE : avantage concurrentiel ou décalage culturel… ?
-          La légitimité démocratique : exception française….. ?
Je traite en premier lieu ce point lié à la notion d’avantage concurrentiel. L’étude met en avant le résultat suivant : 26% des entreprises de culture anglo-saxonne estiment que le reporting RSE est un avantage concurrentiel quand à la même question répondent positivement 50% des entreprises continentales.
Si l’on tente de superposer un autre résultat à ce premier %, l’indice qui définit la part, très majoritaire, d’entreprises anglo-saxonnes en tête des 500 premières entreprises dans le monde nous pouvons interpréter cette idée d’avantage concurrentiel de deux manières. La première interprétation conduirait à croire que les entreprises continentales disposent d’un levier de performance intéressant dans une période où elles doivent trouver de nouveaux axes de développement dans un processus de globalisation galopant afin de garantir leur compétitivité; ce levier serait alors le développement durable valorisable grâce à un reporting RSE régulier, plus ou moins en voie de normalisation. La seconde interprétation plus cynique pousserait à croire que les entreprises continentales ignorent parfaitement la notion même de concurrence et que ce levier RSE serait en fait un exercice intellectuel de plus produit par des autorités continentales (pour ne pas dire uniquement françaises) en mal de contrôle sur les entreprises performantes et compétitives, ce qui est tabou dans nos régions. L’avenir nous dira laquelle de ces deux hypothèses est correcte.
Le second focus que j’ai souhaité faire est motivé par l’intervention de Mme Laurence MINE, Vice présidente de l’ONG 4D et qui dit « devoir constater que la légitimité démocratique est en France historiquement l’appropriation de l’Etat alors que dans de nombreux autres pays, les Etats délèguent volontiers une partie de cette responsabilité citoyenne à des ONG avec tous outils utiles à la réalisation de leur mission (à commencer par les financements) ». Un exemple à étudier est la situation des USA au sein duquel l’application de cette stratégie conduit à ce que 12% de l’économie nationale soit le fait des ONG engagées dans cette responsabilité citoyenne.
En effet, je partage assez cet avis selon lequel l’Etat doit se concentrer sur ces missions régaliennes et étudier d’autres méthodes de gestion pour les missions qui ne lui incombent pas spécifiquement. Sans doute aussi faudra-t-il au préalable redéfinir précisément quelles sont ces missions régaliennes car aujourd’hui l’appareil d’Etat mis en œuvre laisse un flou manifeste sur le sujet. L’intérêt que l’état aurait notamment à partager cette responsabilité citoyenne en co-assurant le respect des principes démocratiques dans nos pays serait de pouvoir mettre en application sur ce champ là précisément les récents principes de partenariats public/privé. Il permettrait aussi de travailler à l’application d’un nouveau type de régulation au plan national qui serait de la co-régulation. L’échec de l’auto-régulation et de la répression ayant récemment prouvé leur inefficacité, on peut se poser la question de savoir pourquoi personne n’en parle et pire même personne n’y pense… !
Note d’humeur de Geoffroy VILBERT, un certain dimanche 27 novembre à Paris sous les premiers flocons d’un hiver déjà au rendez-vous….

dimanche, 20 novembre 2005

Un ministre en rythme…


 Samedi 19 novembre 2005 se créé à Paris l’entité française du réseau d’entrepreneurs SME Union. Cette initiative, qui a notamment pour vocation de fédérer les chefs d’entreprises des petites et moyennes entreprises dans un monde galopant toujours plus exigeant, est soutenue par le PPE (Parti Populaire Européen). Ceci s’organise dans un contexte où les acteurs politico-économiques de la vieille Europe cherchent avec leurs partenaires d’hier et ceux de demain tous les axes qui pourront constituer des vecteurs de coopération et de développement de l’espace européen dans un monde globalisé en pleine accélération….
L’aventure française, SME Union France, présidée par M Jean Marie VIREPINTE et animée par M Patrick MOULIN, Secrétaire Général, prends son envol sous les meilleures hospices. En effet, sont venues à Paris à cette occasion de nombreux managers européens (britanniques, polonais, belges, allemands ….) pour transmettre un message d’espoir. Quel oxygène pour les entrepreneurs français présents dans la salle que de prendre conscience du fait qu’il ne sont pas les « socio-tortionnaires » que l’opinion française relaie avec force depuis plus de 20 ans.
L’Europe des entrepreneurs elle aussi est en crise mais possède intrinsèquement les ressources nécessaires à sa résurrection.
Mais la présente note veut principalement mettre en exergue un propos tenu par le Ministre français des PME, Renaud DUTREIL. Cette personnalité maintenant bien connue dans le paysage politique français connaît bien son sujet. Il maîtrise le verbe des entrepreneurs, sait séduire son audience avec des mots simples et clairs. Il a vécu, depuis de longues années maintenant qu’il est en charge de ses aspects de notre vie républicaine, de bonnes expériences en région, dans les quartiers sensibles et diffuse un message d’espoir. « L’entreprise républicaine » doit prendre la parole plus largement dans tous les territoires et expliquer à l’opinion que son rôle est éminemment social et citoyen. Ces vérités nous les connaissons bien mais ce qui fut original et intéressant c’est lorsque Monsieur le Ministre a intégré dans son discours (et donc dans son plan d’action à venir) la notion de rythme.
S’est posé alors la question de savoir si les administrations et les entreprises étaient sur le même rythme, si les entreprises françaises et leurs collègues européennes ou internationales étaient elles-mêmes sur le même rythme.
Devant les sourires de bon nombre de participants, politiques ou économiques à ces questions, force était de constater les arythmies nombreuses étaient malheureusement trop bien connues. Il est d’ailleurs intéressant d’évoquer à cet instant de la discussion que dans les travaux qui animent l’Europe aujourd’hui sur les thèmes de l’Intelligence Economique la notion de rythme et de temps est un point tout à fait central.
En effet, le monde connaît une accélération formidable au niveau mondial dans tous les domaines socio-économiques notamment soutenue par les développements formidables des technologies de l’information dans les vingt dernières années.
Une fois la question du rythme posée, qui doit donner ce rythme, comment,  dans quels objectifs pour quels résultats ? Les solutions restent à concevoir. A vous entrepreneurs républicains de proposer, un Ministre en rythme vous écoute…
Par Geoffroy VILBERT.

Des fourmis rouges à Paris….

Note d’humeur rédigée à Paris par Geoffroy VILBERT, un certain 20 novembre 2005.

Derrière ce titre qui pourrait prévenir de la sortie d’un nouveau film au scénario catastrophe se cache une autre réalité : le travail consciencieux des militants de la gauche (très) plurielle sur le terrain.

Pour que notre pays gagne en démocratie, j’étais déjà inquiet de l’absence des militants de droite sur le terrain lors de la campagne orchestrée pour le référendum du 29 mai dernier.Je renouvelle cette alerte à ceux qui voudront bien l’entendre. Dans un pays moderne, libre donc puissant, un « match » ne se joue pas uniquement sur l’aile gauche, nous devons consolider notre aile droite sur le terrain des relations avec les électeurs.

Faudra-t-il attendre qu’il soit trop tard pour partir sur les marchés et autres lieux de rencontres avec les électeurs ? Redirons-nous toujours que le débat est faussé et que les messages sont tronqués ? Mais depuis toutes ces semaines où je vais faire mon marché dominical comme tout parisien, je ne vois toujours que les militants LCR distribuer le journal « Rouge » haranguant la foule de slogans toujours plus mobilisateurs les uns que les autres. « Pourquoi EDF doit rester public ? », « Déclarons l’état d’URGENCE SOCIALE », « Sarkozy doit partir… ». Réveillons-nous… !

Quand « Le Parisien » du même jour titre « La France vire à droite », les marchés de l’est parisien sont investis des « élites de gauche » et trouvent un écho certain. Alors même que la campagne pour les élections municipales situe l’enjeu de la « bataille » à l’est.

Le travail des fourmis rouges ne date pas d’aujourd’hui, il maintient ainsi l’état d’ignorance de nos chers électeurs à un niveau tel que les idées passéistes font et feront toujours les ravages que l’on connaît quand les urnes parlent, où plutôt hurlent ! Le grand stratège chinois Sun Tsu disait, entre autres choses, que la meilleure stratégie d’attaque devait mener tranquillement l’eau au pied de la montagne avec fluidité et force pour fragiliser le roc à l’apparente invincibilité.

La droite républicaine doit jouer son rôle pleinement pour participer au savant équilibre qui caractérise les démocraties modernes. Elle doit se fondre avec le paysage républicain et faire passer ses idées républicaines sans complexe et ne pas croire que les « électeurs ne peuvent pas comprendre ». C’est vrai que les efforts en matière de pédagogie et de communication seront importants à faire quand des générations entières sont éduquées par une administration marquée au fer rouge.

Mais des espoirs sont permis. Les générations actuelles sont lasses des combats d’un autre âge où l’on oppose le social au capitalisme, la droite à la gauche et où l’on associe l’entreprise au mal, le fonctionnariat à un projet de vie, l’assistanat à un modèle de société. Pourquoi maintenir nos électeurs dans l’ignorance sinon pour mieux les contrôler et conserver jalousement un pouvoir d’un autre temps tenu par une minorité consciente de sa position favorable mais finalement avar de partage et de solidarité.

Nous ne devons pas rester dupes et ouvrir les yeux sur un monde globalisé qui illustre quotidiennement que le travail est une valeur fondamentale, que le loisir reste un luxe et pas un fondement sociétal, que l’entreprise créé les richesses que les peuples se partagent, que chacun est libre de créer pour lui et son prochain.

Diffusons ces messages d’espoir venus de pays qui avancent et qui réussissent sur des valeurs que nous avons perdues après les avoir longtemps proposées au monde entier. Mais attention, le pays tout entier parle des ghettos de banlieue qui créent des communautés d’individus exclus pour une multitude de raisons. Prenons garde de ne pas « ghettoïser » les républicains de droite qui se congratulent entre gens convaincus mais qui, sortant des enceintes autorisées à penser, se retrouvent dans une société au visage nouveau comprenant mal les motivations et les raisons justes pour lesquelles nous souhaitons proposer une autre politique.

N’ayons pas peur de rompre avec les méthodes dépassées, je ne crois pas à une rupture des systèmes mais à une évolution de ceux-ci de manière profonde grâce à une rupture des méthodes.

Si nous n’agissons pas aujourd’hui, nous seront responsables d’avoir laissé faire ces fourmis rouges et légueront à nos enfants une Europe vieillie, pauvre, sans ressources, sans avenir et surtout tellement décalée par rapport au nouveau monde qui se présente à nous. Nous devons participer activement à ce nouveau monde, rien ne sert de lutter contre, il faut faire avec, jouer ses règles pour espérer un jour influencer les décisions qui iront dans le sens d’une démocratie mondiale et d’une plus grande équité entre les hommes et les femmes.

Soyons courageux, fiers et restons libres d’être politiquement engagés. Engagés à respecter les hommes et les femmes qui composent notre société multiculturelle aux richesses infinies, respecter les créateurs d’entreprises républicaines, car seuls ceux qui créent permettront un partage. Créons sans relâche les espaces de liberté de demain, ouvrons-nous sur le monde extérieur car la France n’est pas le centre du monde de demain, encourageons l’innovation car un peuple libre est un peuple qui invente, communiquons de manière transparente car un peuple libre est un peuple qui sait.

Note d’humeur rédigée à Paris par Geoffroy VILBERT, un certain 20 novembre 2005.

samedi, 22 octobre 2005

La cohésion sociale est-elle renforcée en opposant riches et pauvres

Par Jean-André Tsimaratos

Vice-président de SOCRATES Europe

La discussion par le Parlement du projet de budget 2006, déposé par le gouvernement, est l’occasion d’un débat public sur les mérites ou les insuffisances de la politique gouvernementale en matière économique. Depuis quelques temps déjà, les hommes politiques de l’opposition, la grande majorité des médias et dans une moindre mesure les syndicats, dénoncent une politique visant à favoriser les couches privilégiées de la société au détriment de celles qui le sont moins.
Dans leur souci de concision, les médias surtout, résument en une phrase coup de poing « on prend aux pauvres pour donner aux riches » un débat, qui mérite beaucoup plus de clarté que ces raccourcis populistes. Car, au-delà du fait qu’on instille dans l’esprit des français les moins favorisés une idée discutable, il n’est pas certain que cela renforce la cohésion sociale et la solidarité tant réclamées par  les uns et les autres.
Depuis les temps immémoriaux, l’opposition riches - pauvres a nourri l’imaginaire populaire. Or, il est normal que dans une société, il y ait ceux qui créent des richesses, pour permettre leur redistribution sous forme de salaires, de taxes et d’impôts à l’ensemble des autres membres de la société. S’il n’y avait pas les créateurs de richesses, il n’y aurait pas de redistribution possible.
Dans les sociétés modernes dans lesquelles nous vivons aujourd’hui, les facteurs dominants de l’économie résident dans les technologies de l’information et les industries de service. Ce qui caractérise ce type d’économies, en matière de réussite, ce n’est pas le capital, mais la capacité d’innover et d’inventer.
En effet, la plupart des créateurs de richesses de notre époque ont d’abord créé un concept et l’ont mis en œuvre avec des moyens de fortune. Mais l’originalité du concept leur a permis de créer d’immenses richesses qui ont à leurs tours permis à d’autres de s’enrichir. Le cas de Bill Gates est à cet égard exemplaire, mais il n’est pas le seul.
Tous les économistes, et tous les dirigeants politiques des pays qualifiés de « tigres économiques » ont compris que pour pouvoir distribuer au plus grand nombre des richesses importantes, il faut d’abord les créer. Et pour les créer, il est indispensable d’encourager ceux qui sont capables de les créer, en les favorisant autant que possible.

Cela peut paraître inégalitaire mais c’est le moyen le plus sûr pour l’Etat d’assurer le plein emploi sans avoir recours aux aides publiques et aussi de récolter des revenus qui lui permettent de procéder à une redistribution satisfaisante sans s’endetter.
Dans le monde mondialisé dans lequel nous agissons, rien ne sert de se lamenter sur les méfaits de l’économie globale, de vouer aux gémonies les chinois et autres asiatiques que nous avons exploités sans vergogne pendant plus d’un siècle, de s’accrocher à des idéologies et des dogmes surannés. Il suffit de privilégier les novateurs, les inventeurs, les scientifiques en leur permettant de travailler dans un cadre économique qui leur permet de créer des richesses.
La lutte des classes est finie. Les clivages traditionnels gauche droite sont terminés. Aujourd’hui, il y a ceux qui veulent que la société progresse et les autres. Les autres sont ceux qui creusent les déficits de l’Etat et les faillites des entreprises, qui défendent les droits et privilèges acquis, les services publics inefficaces, les modèles sociaux qui produisent du chômage mais pas de croissance.
Ceux qui veulent que la société progressent sont pour un Etat fort et compétent recentré sur ces missions régaliennes, des structures décisionnelles décentralisées proches des citoyens, des services publics gérer de manière rationnelle et qui rendent des services aux usagers, la suppression de la notion héréditaire des droits et privilèges acquis, un modèle social créateur de croissance, de plein emploi et d’accompagnement de ceux qui n’arrivent pas à s’adapter aux mutations de notre société.
Ceux qui opposent les riches aux pauvres font partie des autres, des conservateurs pour ne pas dire des réactionnaires. Ils ignorent que celui qui crée a le sens des responsabilités et de partage vis-à-vis de ceux qui travaillent avec lui, car ceux-là lui permettent de produire et de réaliser des profits. Il a la même attitude à l’égard des autres membres de la société dans laquelle il se meut car se sont ses clients. Nul mieux que lui ne défendra les intérêts des membres de cette société.
Ceux qui opposent les riches et les pauvres, font le jeu des extrémistes de tout bord et sapent la cohésion sociale. Que les hommes politiques qui ont occupés des postes ministériels et qui aspirent à en occuper d’autres, méditent sur le fait qu’ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis, en utilisant des arguments qui sont de nature à soulever une partie de la communauté nationale contre l’autre.
Qu’ils n’oublient pas un certain 21 avril 2002…….

jeudi, 09 juin 2005

Médias français: stratégie, politique, technique et confidences...

Ce 9 juin, j'ai assisté à un évenement de premier ordre organisé sous le haut patronnage de M PONCELET, président du Sénat, initialisé par M Valade, Sénateur, en charge de la Commission Culture du Sénat et en partenariat avec le Groupe revue Fiduciaire, dirigé par Yves de la Villeguerin....très bonne journée...

L'introduction faite par le Sénateur Vallade donne le ton des travaux de la journée:

continuité: c'est la quatrième édition de cette rencontre du monde des médias dans les murs du sénat
le sénat: un législateur, oui, mais soucieux de s'engager sur des pistes législatives empreinte de pragmastisme et en adéquation avec les attentes des professionnels.
Sur ce ton, nous avons démarré les débats en présence de tous les patrons de presse, de l'audiovisuel...de Libé à M6 en passant par France télévision, fédération de la presse etc.....

Le déjeuner en présence de Dominique Baudis a commencé par un résumé de la matinée que je vous livre en substance pour plus d'efficacité: "heureusement que nous avons organisé cette réunion car même entre professionnels, la concentration des médias, qui est le problème central de ce secteur n'est pas perçu de la même façon avec les mêmes effets".....

Je vous livrerai d'ici à 6 semaines les actes du colloque (et oui 6 semaine c long à l'air des blogs) afin de ne pas travestir ou mal interpréter les discours.

Ce que je souhaitais soulever c'est principalement le fait que le Sénat est une institution qui gagne à être plus connu du citoyen. En effet, nos sénateurs travaillent organisés en commissions sur des sujets de proximité en lien avec les entreprises, les syndicats, bref toutes les communautés qui constituent l'environnement de leurs travaux.

Nous avons trop souvent l'image d'une démocratie représentative de vieille garde et bien soyez sûrs que nos anciens et chers sénateurs sont pour certains d'un dynamisme bien réel qui en ferait rougir plus d'un. Je vous invite aussi à consulter leur site web...et surtout, inscrivez-vous à leurs manifestations, vous découvrirez ave plaisir leur implication de gauche ou de droite à vouloir fair avancer la machine dans le bon sens dans le respect des intérêts de chacun de nous citoyens....

merci aussi au Groupe Revue Fiduciaire et à son représentant, Yves de la Villeguerin, qui par son engagement a permis une réflexion intelligence en dehors des clichés et en "liens directs" avec le législateur.....

Geoffroy VILBERT

jeudi, 02 juin 2005

Bruxelles réagit au double NON....

Bruxelles, le 1 juin 2005
Déclaration du Président du Parlement européen Josep Borrell Fontelles, du Président du Conseil Européen Jean-Claude Juncker et du Président de la Commission européenne José Manuel Barroso à l’occasion des résultats du référendum aux Pays-Bas sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe

"Les citoyens néerlandais, comme les électeurs français, ont choisi de dire non à la ratification du Traité constitutionnel.

C’est un choix que nous respectons. Le résultat du scrutin démocratique intervenu aux Pays-Bas, obtenu à l’issue d’un débat riche et intense, mérite aussi une analyse approfondie à laquelle il faut dédier le temps nécessaire.

Nous restons convaincus que la Constitution rend l’Union européenne plus démocratique, plus efficace et plus forte et que l’ensemble des Etats membres doit pouvoir s’exprimer sur le projet de Traité constitutionnel.

Les quatorze Etats membres qui n’ont pas encore eu l’occasion de mener à son terme le processus de ratification sont aujourd’hui face à une situation où, si neuf Etats membres ont déjà ratifié le Traité constitutionnel, deux Etats membres l’ont rejeté. Pour cette raison, la Présidence a décidé que le Conseil européen des 16 et 17 juin prochains pourrait utilement se livrer à une analyse collective et approfondie de la situation.

De plus, nous entendons les messages envoyés par les citoyens français et néerlandais sur le projet européen et nous y sommes attentifs. Les institutions européennes seront à l’écoute de ce qui importe aux citoyens européens et s’attacheront à y apporter des réponses.

Nous sommes confiants que nous saurons collectivement –gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile- et en partenariat trouver les moyens de faire progresser le projet européen autour d’un large consensus en ce qui concerne son identité, ses objectifs et ses moyens. Car l’Europe continue et ses institutions continueront à fonctionner pleinement."

lundi, 30 mai 2005

La France est malade, l'Europe tousse et notre politique vascille

Un fossé magnifique s'est créé ces dernières années entre une démocratie représentive de qualité mais calquée sur des modèles sociétaux et intellectuels du XXème siècle, puis une démocratie participative excessive, indicateur concret de l'évolution rapide, flexible et intuitive de citoyens travaillant en réseau sans "foi ni loi" sinon celle de vouloir être entendu.

J'ai participé ces dernières années à des travaux visant à expliquer aux acteurs politiques de notre pays les raisons de l'abstention aux différentes élections, les risques encourus puis les leviers à actionner pour accompagner un changement de fond de notre fonctionnement civique.

Les instances restent sourdes bien que conscientes des problématiques et parfois même en possession de certaines solutions.

Mais où est donc notre belle aventure Gaulliste où l'intérêt de la nation était vraiment au coeur des préoccupations?

La réforme de notre système n'est pas uniquement à effectuer sur nos sytèmes structurels, nos modèles d'organisations administratives, elle est aussi à faire dans notre manière d'écouter son voisin, de comprendre sa préoccupation, de proposer une solution concertée et efficace, s'engager avec courage dans une politique de résultats. Tout ceci aura pour résultat des votes conscients et satisfaits sur des programmes concrets et non plus des promesses démagogues en période électorale toujours plus folles et inconcevables.

La France a aujourd'hui le référendum qu'elle mérite. L'amertume est grande en écrivant ces mots et la honte est en embuscade quand je pense à mes aieux pour qui la paix des peuples et la liberté de chacun était au centre de tous les projets.

Liberté de vivre, de consommer, de penser, mais aussi d'entreprendre, de réussir, de se développer collectivement et personnellement. Pourquoi aujourd'hui il est devenu mal d'entreprendre, pourquoi ne pouvons pas gagner de l'argent sans devoir financer son voisin oisif et non responsable?

Pourquoi la France semble être le dernier pays au monde au le mot libéral fait peur? Le libéralisme est le seul système viable qui permette le développement collectif. Il suffit d'étudier en quelques minutes les endroits sur la planète où la population migre en hâte....

Nos hommes politiques doivent apprendre à être responsables, responsabiliser leurs administrés et citoyens, apprendre à parler du libéralisme au quotidien, de proximité comme le fait toute la classse politique grecque avec élégance et résultat.

Soyons fiers d'être entrepreneurs, engagés, soyons courageux et fiables. Nous ne sommes que des hommes au service d'autres hommes avec nos faiblesses, nos travers, mais aussi nos grandes richesses: enthousiasme, créativité, initiative, partage, écoute, transparence, investissement......

Geoffroy VILBERT

lundi, 11 avril 2005

Economie libérale ou économie sociale? Thé ou café

Thé ou café….?

Quel délicieux moment que de se délecter d’un nectar marbré noir face à Saint-Germain…« Garçon, un café, l’addition »….Pourtant au regard du développement de notre vieille Europe, force est de constaté que la pause café est charmante, envoûtante mais que le tea time est efficace.

Nos voisins britanniques sont différents, c’est vrai, mais quelle école de la vie et du pragmatisme citoyen. Quelle réussite sur le plan social ! D’après vous, la réussite sociale réside-t-elle dans la capacité d’une civilisation à fournir à ses pairs des moyens de survie où plutôt de donner à toutes les générations les moyens de vivre en respectant ses voisins? Nous pourrons, nous français chauvins, trouver de nombreuses failles au système britannique au regard du bastion des privilèges à la française, je ne parle pas d’acquis sociaux mais bien des privilèges d’une poignée d’individus revendiquant la représentativité de millions de travailleurs libres et acharnés. Mais ne nous y trompons pas, ces failles n’en sont pas. 4,7% de chômage en Grande Bretagne, une insécurité de l’emploi diminuée de moitié en 4 ans, une stabilité dans le travail à peine plus faible que la France. Ne confondons pas stabilité et insécurité. Qu’est-ce qui importe le citoyen moderne ? Est-ce d’avoir un emploi pour une durée illimitée qu’il sait ne pas l’être vraiment ou un travail et la rémunération qui l’accompagne pour toute la durée de sa vie ?

Quand les accords sur le contrat social de Lisbonne ont tiré les sonnettes d’alarme et ont permis de positionner en priorité absolue l’emploi comme moteur du développement de nos pays occidentaux, la Grande Bretagne s’est immédiatement doté d’outils performants (aides aux personnes âgées, insertion des jeunes, intégration des femmes au foyer, politique familiale coordonnée). Tous ces outils sont venus au secours d’une économie souffrante diminuant les dettes en maladie, dopant la consommation, procurant à trois générations l’envie de construire quand en France on sacrifie deux générations pour préserver les acquis d’une troisième.

La clé n’est même pas l’outil, ni la loi, ni la sanction fondamentalement, il s’agit de la responsabilisation du citoyen. Les anglais sont responsables, du plus simple des ouvriers au ministre, ils assument, ils ont du courage, ils croient en ce qu’ils font. Ils s’impliquent, ils s’engagent. Ils reconnaissent leurs erreurs, font des choix audacieux, mette tout en œuvre pour réformer, vont au bout des choses. Ils ne craignent pas l’échec. Si la situation est difficile, l’objectif inaccessible, ils préfèrent en être conscients, affirmer leur incapacité à atteindre ces objectifs. Une fois conscients, en personnes responsables, ils vont mettre en ordre de marche un nouveau plan d’action, ajusté, calé plus justement au regard de leur environnement. Alors qu’en France, on constate encore et encore. On identifie des solutions, on monte des structures pour être sûrs ces solutions sont bonnes, on observe la nécessité de réformer tel ou tel pan du système pour atteindre cet objectif. A ce moment précis, c’est l’échec, les forces de l’immobilisme se mobilisent (paradoxal) et nous restons à nous battre connaissant d’avance les résultats : le néant, le non-projet, le développement mou, pour ne pas dire l’enfoncement dramatique d’un système dans un gouffre intemporel.

Mais alors que se passe-t-il alors dans la tête de notre cher voisin britannique ? Et bien il a en référence, son député, son maître d’école, son patron, son représentant syndical, tout cet environnement économico-politico-social qui a toujours su faire preuve de cet engagement au service de la réussite. Nos voisins nous livrent un message d’espoir que seuls quelques miles marins nous empêchent d’entendre. Soyons responsables et tout ira mieux. Croyons en nous et travaillons pour réussir. L’évolution du monde moderne s’est faite sur le travail comment comptez vous transmettre un monde de paix à vos enfants en construisant tout sur l’oisiveté?

Alors mes chers concitoyens, buvons du thé, c’est peut-être la clé…
Geoffroy VILBERT

dimanche, 02 janvier 2005

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