jeudi, 25 mai 2006
Réseau SOCRATES - REnouvellement et réorganisation
Le réseau SOCRATES se renouvelle et poursuit son développement renforcé par de nouvelles structures, SOCRATES Méditerranée à Casablanca et SOCRATES Europe désormais basé à Bruxelles.
Pour plus d'informations www.socrates-network.info
Geoffroy VILBERT.
Président Co-fondateur
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jeudi, 29 décembre 2005
La dictature de la pensée unique
par Jean-André Tsimaratos, vice-président de SOCRATES[1]
Président de la Commission Génération de France République[2][3]
L’année 2005 qui se termine a été marquée par des événements importants qui pèseront sur l’avenir de la France et sur l’évolution de l’Europe. Mais ce qui nous préoccupera aujourd’hui concerne essentiellement la France et les perspectives qui s’ouvrent devant elle.
L’événement majeur de l’année a été la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel de l’Union Européenne. Le vote souverain du peuple français a été massif et clair. Le projet a été rejeté.
Au-delà des convictions des uns et des autres, les conséquences de ce vote ont entraîné une paralysie de l’action politique et une grande confusion dans les états major des partis politiques. Sans doute ce vote n’est pas étranger à la défaite de Paris concernant les JO de 2012 et la marginalisation de la France au sein de l’Union Européenne, notamment de ses Institutions.
Beaucoup a été dit et écrit sur les causes de ce rejet. Tout a été passé en revue, de la mondialisation à la perte de la souveraineté en passant par le libéralisme, la politique gouvernementale et la défense du modèle social français ! Tout ce que la France compte de politologues, de philosophes, de sociologues et de journalistes qui occupent le terrain, représentés par les plateaux de télévision, ont exprimé un avis fondé sur le seul diagnostic qui fait unanimité, à savoir que les tenants du oui n’avaient pas su expliquer aux français les avantages que représentait la Constitution pour eux.
Personne, parmi ces doctes personnalités, n’a imaginé une seule seconde que les Français aient pu réagir au discours convenu, selon lequel le Traité était soumis à leur décision souveraine pour les associer, enfin, après cinquante années de construction européenne élaborée dans le secret des cabinets ministériels, mais qu’ils n’avaient qu’une seule option, celle de l’approuver, faute de quoi l’Union Européenne élargie ne pourrait pas fonctionner !
La pensée unique, qui régente la France depuis 1968, sévissait une fois de plus et cette fois gauche et droite, favorables au Traité, confondues ! Pour la première fois nous assistions à une mutation de la pensée unique, qui est le moteur de la gauche, vers la transversalité gauche-droite. La raison en est simple : le PS qui voyait le plancher de sa base se dérober sous les coups de butoirs des ambitions des uns et des autres avait besoin de la droite pour ne pas perdre le pari de sa direction.
Mais dès le résultat connu, la pensée unique a retrouvé son camp naturel. Le soir même du référendum la gauche ayant appelé à voter non se retrouvait à la Bastille pour fêter sa victoire, en oubliant que 15% sur les 55% appartenait à l’adversaire honni, le Front National.
Imagine-t-on quelle aurait été la réaction de cette gauche si le oui l’avait emporté par le même résultat de 55% avec le Front National étant dans le camp du oui pour le même pourcentage. A-t-on oublié la campagne de haine et de diffamation exercée sur la droite lors des élections régionales pour la contraindre à ne pas accepter les voix du FN, même sans négociations. Tout cela a été escamoté, passé au chiffon de l’oubli, car cette gauche là n’a de valeurs que celles qui lui conviennent.
Le FN est l’épouvantail créé par la gauche pour limiter les dégâts de la déroute escomptée et vérifié lors des législatives de 1986. Le succès de l’opération a convaincu la pensée unique de l’utiliser à toutes les sauces pour culpabiliser la droite parlementaire et l’empêcher de gouverner. Ainsi gouverner avec le FN était honteux, mais gouverner à cause du FN c’était glorieux !
Pendant presque vingt ans cela à marcher sans accrocs. Puis est arrivé 2002, qui constitua un retour du bâton douloureux pour la gauche, qui fut non seulement battue mais forcée d’appeler au secours la droite parlementaire en demandant à ses électeurs de voter pour son candidat resté seul face à Le Pen. Aux élections régionales l’épouvantail a de nouveau joué en faveur de la gauche et au référendum, nouveau retour du bâton, le Pen assurant la victoire de la gauche réactionnaire. Evénement passé sous silence…
L’autre événement majeur a été l’embrasement des banlieues suite à un incident, déplorable certes car il y a eu mort de deux adolescents, mais qui n’aurait certainement pas pris l’ampleur qu’on lui a connue si les causes du malaise n’étaient pas beaucoup plus profondes et cultivées depuis plus de vingt ans.
Pendant trois semaines, plusieurs cités de l’hexagone ont connu un climat insurrectionnel que le gouvernement, sous la conduite de son ministre de l’Intérieur, a géré avec l’aide des forces de l’ordre de manière à restaurer l’ordre sans qu’il n’y ait à déplorer la moindre victime. Pendant tout ce temps, Nicolas Sarkozy, n’a pas cédé un pouce de sa détermination de mettre fin à l’embrasement et de restaurer la sécurité, condition sinequanon pour entreprendre une action en profondeur pour sortir ces cités de la désespérance dans laquelle elles ont été enfermées par vingt ans de politiques d’étouffement.
Quelle a été la réaction des tenants de la pensée unique dès le lendemain de la première nuit d’émeutes : la condamnation de Nicolas Sarkozy pour des propos qu’il avait prononcé quelques semaines auparavant, dans une cité autre que celle où ont commencé les incidents et dans des circonstances dramatiques au cours desquelles un jeune enfant du quartier avait été tué lors d’une fusillade entre marchands de drogue. Aucune relation n’existait entre les deux événements. Rien n’était venu perturber la vie de la cité où avaient été tenus les propos reproché au ministre, au lendemain de l’incident qui avait provoqué ces propos. Le laps de temps écoulé entre les propos incriminés et l’événement ayant entraîné les émeutes était supérieur à deux semaines.
Comme d’habitude, les tenants de la pensée unique faisant fi de ces considérations et conscients que rien ne justifiait les émeutes, occultaient la réalité des faits, pour se concentrer sur des propos prononcés, dans d’autres circonstances, par celui qui est devenu leur bête noir car il assène des vérités vécues par des gens simples, dans un langage compréhensible par eux. Ils ont ainsi fourni un alibi pour la poursuite des émeutes et leur amplification.
Résultat, malgré la campagne de haine conduite par la meute de cette pensée, les Français font de plus en plus confiance à Nicolas Sarkozy, ce qui fait peur à tous ceux qui tire leurs privilèges et leur confort d’une politique de complaisance.
Mais la pensée unique ne désarme pas facilement. Aussi, a-t-elle décidée de franchir toutes les frontières de la décence en prétextant dans un premier temps que l’action de Nicolas Sarkozy était de nature à flatter les électeurs du FN. Aucun des grands ténors, dits les éléphants, du PS ne s’est privé de prendre part à la curée, demandant notamment sa démission.
Constatant le peu d’effets de cette campagne de dénigrement, ils se sont tournés vers leurs alliés associatifs qui n’ont pas hésité de publier l’affiche représentant Nicolas Sarkozy et appelant à voter Le Pen. Pas un seul responsable de la gauche n’a pris la peine de condamner cet amalgame, indigne du combat politique loyal.
Mais ils ne se sont pas privés d’exiger de l’UMP de sanctionner Eric Raoult qui, dans le cadre de ces responsabilités locales, a estimé que la ville de Clichy s/bois « était une honte pour la France et qu’il convenait de la placer sous tutelle ». Ils ont été jusqu’à demander au Président de l’Assemblée Nationale de retirer le mandat de vice-présidence obtenu par Eric Raoult, suite à un vote démocratique de ladite Assemblée, feignant ignorer la procédure qui s’applique dans un tel cas.
Ainsi, selon les tenants de la pensée unique et les responsables du PS, il est plus grave de dire qu’une ville est mal gérée et de demander l’application des dispositions prévues par la loi dans ces circonstances, que de diffamer un homme politique en faisant des amalgames que rien dans sa carrière politique ne permet d’étayer !
Cette campagne malodorante n’est pas prête à s’arrêter. La pensée unique a peur, car loin de désarçonner sa victime, celle-ci réagit avec force et détermination en dénonçant cette pensée unique qui est la cause de tous les maux que connaît la France depuis 1968. A terme, les Français comprendront qu’il faut réagir et marginaliser les tenants de cette pensée, s’ils veulent construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants.
[1] www.socrates-europe.com
09:38 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 15 novembre 2005
Poursuite du processus constitutionnel européen (Slovénie)
Dans un courrier au Financial Times du 5 novembre 2005, le Président de la Slovénie, M. Janez Dznovsek, présente notamment les propositions suivantes:
- le processus de ratification de la Constitution européenne doit se poursuivre: trop d'énergie et de volonté ont été investies dans ce projet pour qu'il puisse être abandonné à présent. Toute alternative ferait perdre trop de temps tout en présentant les mêmes risques pour sa ratification;
- l'UE a besoin de ce cadre institutionnel pour fonctionner, notamment en vue des prochains élargissements;
- les Chefs d'Etat et de gouvernement doivent donc soutenir le projet de Constitution avec une vigueur accrue. Il faut convaincre les citoyens européens que la paix, la prospérité et l'influence globale de l'Europe dépendent de sa capacité à avancer et franchir ce pas;
- il faut se retourner vers les citoyens de la France et des Pays-Bas et trouver une solution satisfaisante grâce à un dialogue constructif avec eux.
Dans le même article, M. Dznovsek prend également position sur la PAC, sur le projet de Fond pour la globalisation, sur le financement pluriannuel de l'UE...
NB: La Slovénie a ratifié le projet de Constitution le 1er février 2005 par voie parlementaire (69 pour, 4 contre).
12:19 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 28 août 2005
L’événement de l’été
Par Jean-André Tsimaratos, Président de la Commission Génération Europe et Vice-Président de SOCRATES Europe.
Il est de tradition que les mois d’été soient marqués par des événements, généralement tragiques, qui marquent la fin de carrière de certains responsables politiques qui ont sous-estimé la gravité des effets de ceux-ci et de leurs retombées politiques et médiatiques.
Rien de tel cette année, d’autant plus que le séisme du référendum a conduit au remaniement ministériel, quelques semaines avant les grandes vacances. L’engagement pris par la nouvelle équipe de présenter des résultats significatifs au terme de 100 jours d’exercice du pouvoir, n’a pas permis aux membres du gouvernement de prendre de longues vacances. Ainsi, au moindre frétillement, les ministres étant à leur poste leur réaction fut immédiate.
Il y eut cependant, dans le courant du mois de juillet un sujet qui a occupé pendant deux trois jours la presse mais qui est vite retombé comme un soufflé mal cuit. Or, à mon sens, il s’agit d’un événement politique majeur car il clarifie de manière incontestable le paysage politique au sein de la majorité parlementaire.
En effet, à l’occasion de l’annonce, par le gouvernement, de son intention de privatiser les autoroutes, François Bayrou a pris la tête d’un mouvement irréductible contre la politique du gouvernement, non seulement sur ce sujet mais aussi et surtout sur ses méthodes de gouvernance. Des propos d’une rare violence ont été proférés, comme si François Bayrou craignait de se voir déborder par le Parti Communiste ou la Ligue Communiste Révolutionnaire.
Ce faisant, François Bayrou a rejoint l’opposition en entraînant dans son sillage l’UDF qu’il avait au préalable pris soin d’épurer de toute velléité de libre expression, en excluant Gilles de Robien pour insubordination à ses dictats.
La question se pose de savoir la cause de ces excès méritait une telle réaction de la part de François Bayrou. Que celui-ci ne soit pas d’accord avec cette intention, qu’il veuille un débat parlementaire approfondi tout cela est parfaitement légitime. Mais, qu’il profite de cette annonce pour mettre en cause les méthodes de gouvernance du gouvernement au risque de mettre en danger la cohésion de la majorité parlementaire, à laquelle il prétend appartenir tout en se réservant le droit d’être critique, relève d’un calcul plus personnel que celui de l’intérêt national auquel il se réfère constamment.
Disons les choses simplement et franchement, comme François Bayrou nous y invite par son comportement. Après s’être attelé au char de Valéry Giscard d’Estaing, puis à celui d’Edouard Balladur pour suivre Jacques Chirac, lorsque le vent a tourné, François Bayrou a découvert qu’il pouvait exister tout seul ! Cela aussi est parfaitement légitime.
Ayant pris cette décision courageuse et volontariste, il donnait l’impression de ne pas trouver sa place dans l’échiquier politique. La démocratie chrétienne qui lui aurait parfaitement convenu, ne représentant plus la niche que l’on connaissait dans les années soixante, il ne lui restait plus qu’une droite humaniste et sociale réduite en une peau de chagrin et une gauche caviar effarouchée par la montée du trotskisme.
En naviguant à vue dans cet étroit chenal, il réalisa lors des dernières présidentielles un score de 7% qui dépassa toutes ses espérances et lui fit croire avoir atteint ce seuil critique à partir duquel on devient le patron d’un parti charnière. Sauf que les législatives lui ont démontré que, pour être un parti charnière, il faut un système électoral qui ne soit pas du type majoritaire, ce qui n’est pas le cas en France actuellement.
Comme François Bayrou est un homme intelligent, il a compris que, pour réaliser ses ambitions personnelles, il est indispensable de faire en sorte que tout aille mal en France de manière à ce que le corps électoral ne sachant plus à quel saint se vouer, abandonne les partis de gouvernement pour faire émerger les groupuscules, dont peut être le sien.
Cette stratégie est parfaitement lisible depuis les dernières législatives, et sa dernière explosion au cours de la trêve estivale constitue le pas le plus décisif dans ce sens. François Bayrou n’est plus dans la majorité avec droit de critique ; il est dans l’opposition frontale et totale et j’espère que cet ainsi qu’il sera traité par la majorité parlementaire.
La clarification salutaire apportée par François Bayrou, me paraît être l’événement le plus important de l’été. Il doit permettre aux responsables de la majorité parlementaire de tirer quelques enseignements sur les mutations qui s’opèrent dans le paysage politique français.
L’après référendum a transformé le paysage politique en un champs de ruines. En effet, le clivage traditionnel (gauche radicale, gauche parlementaire, droite parlementaire et extrême droite) a volé en éclat. Il a été remplacé par des clivages, en apparence plus simples, mais en réalité d’une complexité beaucoup plus grande.
En effet, bien que les acteurs politiques se plaisent à parler ou à évoquer des stratégies « plus à gauche, plus au centre ou plus à droite », la réalité est que le paysage politique est confronté entre tenants et adversaires de l’Europe d’une part et d’autre part, entre immobilisme et changements dans les domaines économiques et sociaux. Les partis traditionnels sont traversés par toutes ces tendances, ce qui les empêche de définir des stratégies claires et à long terme, en fonction des intérêts de la France et des Français et non pas en rapport avec les échéances électorales, aussi importantes soient-elles.
Maintenant que François Bayrou a choisi l’opposition frontale avec l’UMP, cette dernière doit enfin pouvoir définir, très rapidement, une stratégie à long terme, débarrassée de toute idée de compromis avec qui que ce soit. Cette stratégie doit donner naissance à un programme décennal de gouvernement précis, comportant des étapes définies dans le temps. Ce programme serait présenté et expliqué aux Français à partir du mois de mai 2006 et deviendrait le contrat de gouvernement entre le prochain candidat de l’UMP au présidentielle et les Français.
Ainsi, la majorité parlementaire, représentée par l’UMP, sera sans doute, pour ne pas dire très certainement, la seule formation politique capable de confier à un gouvernement le soin de mettre de l’ordre dans les affaires de l’Etat pendant deux ans, sans se soucier des effets électoraux de son action, et parallèlement préparer l’avenir en tenant compte des seuls intérêts de la France et des Français et non pas des intérêts celui qui sera son candidat.
Les dernières réactions des Français aux mesures gouvernementales montrent que ceux-ci sont disposés aux changements et à la remise en cause des droits acquis, à condition qu’il y ait des résultats concrets dans le domaine de l’emploi.
11:10 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 21 août 2005
« Dé-collage » ou déprime, Français il faudra choisir…. !
Assis confortablement à ma table de bureau sur lequel s’entassent de manière anarchique journaux, magazines et livres en tous genres, je fais le point cette fin de dimanche pour réfléchir à la manière la plus efficace de donner un élan efficace à la semaine qui arrive.
Je regarde d’un bref coup d’œil derrière moi pour apercevoir mes « grands aînés », ces bâtisseurs d’Europe, afin de trouver le courage d’idées constructives. J’aperçois aussi mes « jeunes aînés », ces bâtisseurs de barricades, pour leur emprunter une certaine verve et leur abandonner illusions et manque de responsabilités…Et du haut ma trentaine je prépare mes fers pour les mettre aux feux et construire cet avenir que tous les français attendent. Eh oui, quand la France doit avancer et prendre son courage à deux mains, les Français attendent, l’histoire ne fait que se renouveler…
Le Paris « Capitale de Lumières », centre du monde (celui des Français), est bien loin de l’image de parc d’attractions vieillissant à laquelle nous renvoient toutes les analyses du monde moderne. Nous devons malgré tout nous poser la question de la place que nous souhaitons tenir aujourd’hui pour la conserver demain…
Voulons-nous d’un musée de l’histoire occidentale, qui soit dit en passant est bien récente comparée à celle de l’Asie, ou souhaitons-nous participer à la marche du monde conduite par des hyper puissances à l’efficacité redoutable ? Voulons nous subir les bras croisés les assauts toujours plus pressants de ces hyper puissances ou voulons jouer dans la « cour des grands » et apporter à ces nouveaux mondes l’enthousiasme intellectuel d’une région qui a construit la guerre parfois mais la Paix souvent ?
Nos régions sont riches en savoirs techniques, de la terre nourricière à l’espace ou de la charrue à l’Airbus... Elles ont vécues tous les évolutions des religions : des croisades aux JMJ…De plus, notre sol est nourri du sang de générations entières venues du monde entier pour défendre la liberté et l’égalité entre les hommes. Le devoir de mémoire rempli les colonnes de nos journaux mais pas assez l’esprit de nos concitoyens.
Conscient de ses richesses comment pouvons douter de notre capacité à rester dans la course ? Je souhaite que ces lignes soient résolument optimistes pour fuir ce marasme intellectuel et économique qui envahit notre pays guidés par des hommes d’un autre temps qui tentent de jouer à des jeux aux règles nouvelles, exigeantes mais terriblement passionnantes pour nos futures générations à conditions que nous nous les approprions…
Quand les USA effraient par leurs 250 Millions d’armes à feu en circulation ou par l’endettement abyssal engagé pour doper un système économique qui faire tourner la planète terre (ou devrais-je dire la planète pétrole…), quand les USA effraient donc, la Chine angoisse le citoyen européen au moment où, dans les bacs de son magasin favori, il voit son Tee-shirt favori fabriqué à l’autre bout de la planète. Mais que voulons-nous enfin ? Faire le tour de la Terre en quelques heures pour découvrir ses richesses et partager ces émotions avec 6 milliards d’individus, payer des biens de consommation toujours moins chers pour se permettre dépenser plus en loisir et autres dépenses personnelles futiles ? Il faut savoir, ce monde refoulé aujourd’hui est celui construit autour des feux de camps et des sérénades de guitares nocturnes chantées de la Creuse au Limousin ou du Cantal au Finistère. Alors assumons ces choix et adaptons notre pays au monde qu’il a fabriqué sciemment…
Pourquoi renier notre engeance ? Pourquoi toujours accuser le voisin ? Chers concitoyens nous manquons de courage ! Tous : hommes politiques, chefs d’entreprises, salariés des « acquis », brefs tous avons notre part de responsabilité. Il faut avoir la tête haute et s’adapter. Mon expérience professionnelle m’a amené dans le monde du contrôle aérien, j’y ai appris principalement deux choses : la première : être responsable de ma vie et de celle de ceux qui m’ont confié la leur en me permettant le contrôle de leur appareil ; la seconde : savoir prendre une décision et l’assumer tout en se préparant à en prendre une nouvelle dans le cas où la première se montrerait insuffisante car les éléments environnementaux, par essence non maîtrisables, me l’imposeraient.
Nous devons donc prendre la situation actuelle en main et plutôt que de trouver des responsables, trouvons des solutions.
Par exemple, pour ce qui concerne la Chine, pourquoi avoir peur de leur transmettre certains de nos savoir-faire ? Nous aurons nos « chers » biens de consommation toujours au meilleur prix et avec une qualité accrue. De plus, nos entreprises riches de nouvelles capacités d’investissement grâce à leurs capitaux inespérés pourront développer de nouveaux savoir-faire et rester ainsi leader sur leur marché et en plus en s’ouvrant de fait un marché chinois (ou américain) dans lequel la consommation reste très soutenue.
Les emplois ? Et bien nous avons su passer des champs aux usines, pourquoi ne serions nous pas en mesure de passer d’ouvriers de production à ouvrier de maintenance, de recherche et développement, pourquoi ne pourrions nous pas développer des compétences plus efficaces en marketing et en commerce ? A moins que ce soit un manque de courage, je ne vois pas de raisons suffisantes pouvant empêcher ces évolutions dans nos métiers…
A la fin du 19ème siècle, un télégraphiste des Postes Françaises a su devenir explorateur reconnu mondialement pour terminer sa carrière comme un des grands diplomates français de son temps (comprendre, Auguste Pavie). Alors pourquoi ne serions-nous pas animés de ses mêmes envies de développement, de croissance, de projets, d’avenir tout simplement ? Toujours pas manque de courage mais pas autrement.
Alors soyez « collez » à vos idées et vous finirez par observer impuissants et déprimés les touristes chinois, indiens et américains dans nos campagnes verdoyantes. La meilleure solution ne serait-elle pas de se souvenir de nos aînés et prendre notre courage à deux mains sans attendre le secours d’autrui. Nous sommes tous les artisans de notre propre chance.
Geoffroy VILBERT.
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vendredi, 29 juillet 2005
L’entente cordiale à réinventer d’urgence
Par Jean-André Tsimaratos, Président Commission Génération Europe.
La construction européenne de la deuxième moitié du 20e siècle est dominée par l’antagonisme de deux concepts : l’intégration opposée au libre échange. Cet antagonisme s’est transformé, peu à peu et à tort, en un antagonisme franco-britannique qui a atteint son paroxysme avec la guerre de l’Irak et le référendum sur le Traité Constitutionnel....
L’irrationalité du comportement des hommes politiques de ses deux vieilles nations européennes, et plus particulièrement des français, les conduisent à des attitudes et des comportements pour le moins suicidaires, au regard de leurs propres intérêts et de ceux de l’Europe, voire du monde qui n’ont, à regarder de plus près, rien à voir avec l’antagonisme des concepts.
En effet, la France, bien qu’initiatrice de l’Europe communautaire, a toujours été plus proche d’une Europe des nations que d’une Europe fédérale ou fortement intégrée. Lorsqu’elle évoque une Europe plus intégrée, c’est en ayant en arrière pensée, une intégration autour de la France.
De son côté le Royaume-Uni, ayant perdu son statut d’hyper puissance au lendemain de la deuxième guerre mondiale, n’a jamais renoncé à l’ambition de peser sur le cours de l’évolution du monde. Son insularité, son passé coloniale l’ont, naturellement, poussé à regarder vers l’Ouest au-delà de l’atlantique et vers l’Est au-delà de l’Oural. Une Europe, même si elle devait était intégrée autour du Royaume-Uni, ne lui paraît pas correspondre à sa vision d’influence dans le monde. Par ailleurs, le Royaume-Uni a construit sa puissance autour de ses échanges commerciaux ce qui explique sa prédilection pour le concept de libre-échange.
En réalité la France comme le Royaume-Uni ne parviennent pas à renoncer, complètement, au statut qui était le leur avant la deuxième guerre mondiale. C’est en imprimant à l’Europe leurs concepts respectifs qu’ils espèrent y parvenir. La France, en tentant de forger une Europe aussi intégrée que possible sous sa tutelle politique, et le Royaume-Uni, en se fondant sur une Europe organisée comme une vaste zone de libre échange, dont il serait le « primus inter pares » en raison de sa puissance financière, économique et commerciale.
Jusqu’à la chute du mur de Berlin, l’Allemagne de l’époque avait joué le jeu de la France, car c’était le moyen le plus sûr de la faire exister politiquement, ce que sa dimension économique ne lui permettait pas. Le tandem Franco-allemand conduisait l’évolution de la construction Européenne et le Royaume-Uni veillait à sauvegarder ses intérêts vitaux et son indépendance.
Mais depuis la chute du mûr, la réunification de l’Allemagne, l’implosion de l’Union Soviétique et de son camp et enfin l’élargissement massif de l’Union Européenne, le tandem Franco-allemand s’est fissuré. Les prochaines élections législatives en Allemagne risquent de lui porter un coup mortel au cas, très probable, d’une victoire de la CDU.
Les raisons de cette évolution du tandem sont multiples, mais deux paraissent en être les causes principales :
· La première est politique et a trait à deux différends majeurs, l’un concernant la réunification de l’Allemagne, mollement soutenue par François Mitterrand, l’autre relatif à la politique balkanique.
· La deuxième est économique. En effet, le coût de la réunification de l’Allemagne s’est avéré beaucoup plus important que ne l’avait estimé le chancelier Kohl. De ce fait, l’Allemagne a perdu sa première place de puissance économique en Europe au profit du Royaume-Uni. Elle ne peut donc plus imposer avec le même poids le point de vue du tandem, d’autant plus que l’Union Européenne s’est élargie à 25. C’est élargissement a affaibli l’influence de la France au profit du Royaume-Uni, qui est considéré par les nouveaux entrants comme le modèle économique et social à suivre. Par ailleurs, l’Allemagne se rappelle de son influence économique sur la « mitteleuropa ».
La fin annoncée du tandem Franco-allemand, depuis plus de dix ans, aurait dû inciter les responsables politiques en France de préparer l’avenir, en élaborant de nouvelles stratégies qui aurait permis à la France de sauvegarder, voire renforcer son influence, en Europe et par là même dans le monde. Rien n’y fut !
Alors qu’en Allemagne, l’opposition chrétienne-démocrate prenait l’initiative de redéfinir la politique européenne de ce pays, laissant le soin au chancelier Schroeder de faire vivre les derniers instants du tandem, en France ni la majorité qui gouverne et encore moins l’opposition n’esquisser le moindre plan de substitution.
Pire encore, pendant la campagne référendaire, les partisans du OUI évoquaient la survie du tandem pour inciter les français à approuver le Traité Constitutionnel alors que les tenants du NON s’accrochaient au « au modèle social français » et à « la souveraineté nationale » pour inviter les français à rejeter ce Traité. Les uns comme les autres feignaient ignorer les conséquences de la fin d’une époque !
Les Français commencent à découvrir les conséquences de leur aveuglement politique, dont les résultats du référendum ne sont qu’un des effets. Prise triomphale du pouvoir de l’Union Européenne par les britanniques, avec l’appui des nouveaux entrants et bientôt de l’Allemagne et de certains anciens alliés traditionnels de la France qui veulent sauver les meubles lors de la restructuration inéluctable des choix budgétaires (Grèce, Portugal, Espagne, Italie). Perte des Jeux Olympiques, alors que Paris était à quelques heures du choix grand favori. Image dégradée du pays partout dans le monde et défaitisme grandissant à l’intérieur du pays.
Plutôt que de prendre conscience de l’absolu nécessité de faire des révisions déchirantes, les responsables politiques français continuent à cultiver le sentiment primaire anti-anglais en critiquant …….leur cuisine, leurs us et coutumes, leurs méthodes économiques. Ils ignorent que les progrès culinaires en Angleterre, particulièrement à Londres sont foudroyants, grâce aux chefs français qui s’expatrient pour pouvoir mieux travailler qu’en France ! Ils ignorent que ce qui fait la puissance
britannique ce sont précisément leurs us et coutumes. Sans eux, les îles britanniques auraient été envahies par les troupes de Hitler, les Malouines seraient argentines, les JO de 2012 auraient été concédés à Paris et Londres ne se relèverait pas des attentats terroristes du 8 juillet 2005. Enfin, ils sont aveugles face au redressement économique opéré par ce pays en deux décennies.
La France est un grand pays, une grande nation. Sa contribution à l’humanité est incommensurable sur les plans de la culture, des arts et des lettres, de l’architecture, du droit, des droits de l’homme. La France n’a jamais été aussi grande que lorsqu’elle s’est ouverte au monde, lorsqu’elle a accueilli en son sein tout ce qui venait de l’étranger car
elle avait confiance en son génie, lorsqu’elle a fait preuve d’audace et non pas de retenue. C’est cette France qu’il faut réinventer !
Pour y parvenir, il faut faire table rase de tous les préjugés et de toutes les certitudes. Il faut accepter le monde qui change et adapter sa stratégie selon ce qui est et non pas ce que l’on voudrait que ce soit. Il faut adopter les mesures qu’impose l’ambition de la grandeur de la France et abandonner celles qui obèrent cette ambition. Il faut adapter ses alliances à la réalité géopolitique et ne pas s’accrocher aux réminiscences du passé.
Pour jouer le rôle humaniste qui est le sien, la France doit faire partie des nouvelles alliances qui se nouent en Europe. Le tandem Franco-allemand doit céder sa place à une troïka composée du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France, associée à l’Italie, à l’Espagne et à la Pologne. Cette structure politique représenterait, de manière équilibrée, à la fois les préoccupations économiques et sociales ainsi que les intérêts régionaux (méditerranée, Europe continentale et Europe centrale). De cette façon, l’opposition frontale de ceux, qui en France, se réclament de l’économie du marché social contre ceux qui pratiquent le libéralisme, n’aurait plus sa raison d’être.
L’analyse sereine des blocages actuels de l’Europe nous permet de conclure que la diversité des Etats qui la composent ne milite pas en faveur de la mise en place d’un système économique, social et politique monolithique. Le système central doit être suffisamment souple pour permettre à chaque Etat d’adopter la politique que ses citoyens souhaitent se voir appliquer. L’Europe ne sera pas plus à l’image de la France qu’elle ne le sera à l’image du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou de l’Italie. Elle sera à l’image du génie de chacune de ses composantes.
Il est donc urgent de réinventer l’entente cordiale.
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lundi, 20 juin 2005
EUROPE : quel remède pour quel diagnostic ?
par Jean-André Tsimaratos,
Vice-président SOCRATES
Trois semaines viennent de s’écouler depuis le séisme français du 29 mai et sa réplique, quelques jours plus tard, aux Pays-Bas, d’une ampleur encore plus grande. Le doute est en train de gagner toute l’Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Les réalisations les plus marquantes sont remises en cause.
Au récent Conseil Européen qui aurait dû, en principe, fixer la feuille de route de l’Europe pour les années à venir, eu égard à ce qui vient de se produire, deux questions ont dominé les débats :
• la pause versus la poursuite, en ce qui concerne le processus de ratification du Traité Constitutionnel,
• le chèque britannique versus la PAC en ce qui concerne le budget de l’Union.
Tout ce passe comme si les raisons du rejet du Traité Constitutionnel par les citoyens de deux pays, relevaient de l’affrontement entre les conceptions française et britannique. Les médias, français notamment, joue sur ce registre en poursuivant la ligne de conduite qui était la leur pendant la campagne référendaire, opposant le libéralisme anglo-saxon au soi-disant modèle social français.
Cette mauvaise querelle ne sert ni les intérêts de la France ni ceux de l’Europe. Dans une « union » il faut écarter ce qui divise et mettre en évidence ce qui unit. Dans le cas qui nous préoccupe les sujets qui peuvent nous unir sont beaucoup plus nombreux que ce qui nous divisent.
La promotion de l’emploi, la croissance économique, l’éducation, la recherche (scientifique, technologique et médicale), la politique industrielle, la politique agro-alimentaire, l’aménagement du territoire et de l’environnement, la promotion de la santé publique, sont autant de sujets que nous devons aborder ensemble pour pouvoir apporter une réponse forte qui satisfasse les exigences de nos opinions publiques
L’impossibilité dans laquelle se sont trouvés les chefs d’Etats de se sortir de cet affrontement suranné entre anglais et français, représentés par deux personnalités qui sont tous les deux sur la voie de sortie, est la preuve que les enseignements n’ont pas été tirés par le principal intéressé des deux scrutins susmentionnés. L’échec de ce sommet, alors que nous nous trouvons à un tournant critique de la construction européenne, montre que la crise est profonde et que pour s’en sortir il faut des initiatives résolument novatrices et audacieuses.
Pour être audacieux et novateur, il ne faut pas hésiter à remettre en cause les fondamentaux de la construction européenne. La PAC et le chèque britannique en font partie, mais pas seulement. La faiblesse de la position française procède du fait qu’elle est dictée par le besoin de paraître défendre une revendication corporatiste pour des besoins électoraux, en campant sur des attitudes immobilistes. La force de la position britannique est due à sa mobilité dès lors qu’elle consent à la remise en cause de son chèque à condition d’une mise à plat de l’ensemble du budget de l’Union.
Ce qui est surprenant, est que l’occasion offerte par les nouveaux entrants, de renoncer à une partie des avantages financiers qui leur ont été consentis, n’a pas été saisie pour procéder à une réforme profonde de la structure budgétaire de l’Union. Il se serait alors avéré possible de réformer la PAC et le chèque britannique sans trop de conséquences ni pour les uns ni pour les autres et d ans l’intérêt de tous. D’autant plus qu’à terme, c à d en 2013 au plus tard, la remise en cause sera obligatoire. Or, huit ans dans la vie d’une nation c’est déjà aujourd’hui.
L’autre déception résultant de ce sommet vient de l’immobilisme manifesté en ce qui concerne le Traité Constitutionnel. Comment est-il possible de considérer, au vu du rejet massif par les citoyens de deux Etats fondateurs, que ce Traité ait la moindre chance d’être appliqué dans deux, quatre ou dix ans. La décision adoptée à ce sommet reflète, d’une part, la fracture qui s’est creusée entre ceux qui gouvernent et les citoyens qu’ils représentent et, d’autre part, l’incapacité des gouvernants d’assumer leurs échecs en proposant des solutions appropriées aux défis qui leurs sont imposés par leurs opinions publiques.
Il devient de plus en plus évident que ce dont a besoin l’Europe, est une remise à plat de son architecture, de son mode de fonctionnement et de la relation nationale avec le supranational. L’empilement des Traités, coiffés par un super Traité, intitulé à tort « Constitution », contenant des dispositions démocratiques certaines, n’a pas suffit pour entraîner l’adhésion de nos concitoyens. Le sentiment général, qui explique le rejet du Traité, est que pendant 50 ans l’Europe était affaire de spécialistes, à quelques exceptions près, et que soudainement ceux-ci ayant perdu la maîtrise du jeu, à la suite du dernier élargissement massif, ont décidé de transférer la responsabilité aux peuples. Les peuples ont dit non à ce transfert de responsabilité et non pas à l’idée Européenne.
D’avoir réduit les causes du rejet à une soi-disant volonté de défendre un modèle social défaillant, revient à accorder à toutes les forces du conservatisme de gauche comme de droite le bénéfice de ce résultat, alors que les analyses faites par les politologues montrent qu’il n’en est rien.
Force est de constater que de tous les mouvements politiques se réclamant de la gauche en Europe, seuls ceux de la France s’accrochent becs et ongles aux acquits sociaux, les services publiques et l’interventionnisme massif de l’état dans le secteur économique. Le conservatisme des ces forces serait pathétique, voire sympathique, s’il n’était pas représentatif du lourd passif des comptes de la nation, du manque de croissance et surtout du chômage le plus élevé parmi les pays industrialisés.
Le moment est donc venu, que ceux qui nous gouvernent prennent conscience que le peuple aspire à voir sa condition humaine s’améliorer. Beaucoup moins de chômage, un pouvoir d’achat accru, un avenir plus sûr pour leurs enfants, un environnement mieux agencé et plus sécurisé, une politique de santé publique et de protection efficaces et ainsi de suite.
Pour y parvenir il faut d’adopter des mesures radicales, débarrassées de toute connotation idéologique et de parti pris nationaux. Seule comptera l’efficacité de ces mesures. Les français rendront le gouvernement comptable des résultats obtenus, peu importe le caractère idéologique des mesures adoptées.
Sur le plan européen, il appartient à la France, qui par son exemple a fait prendre conscience à tous les peuples de notre continent du déficit démocratique de la construction européenne, de prendre une initiative spectaculaire, éloignée des clichés de la confrontation franco-anglaise. Cette initiative doit s’inspirer des défis futurs et non pas de la défense des acquits largement dépassés aujourd’hui.
Cette initiative, doit être prise avant le prochain Conseil Européen. Elle doit émaner de l’UMP, seule structure pérenne de la majorité, représentative du changement, et relayée par le gouvernement. Aucune alliance préalable avec d’autres gouvernements ne doit être recherchée. Celles-ci se noueront en fonction de la dynamique de la proposition.
C’est à ce prix que l’Europe sortira de la crise !
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vendredi, 10 juin 2005
Position du Royaume-Uni sur le projet de Constitution
Le 6 juin 2005, Monsieur Jack Straw, Ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni a annoncé que son gouvernement ne souhaitait pas, pour le moment, fixer une date précise concernant la tenue d'un référendum sur la Constitution européenne dans son pays.
Il a en effet estimé que les résultats négatifs des référenda français et néerlandais posaient un problème qui devait être clarifié par le Conseil européen des 16 et 17 juin prochain.
Jack Straw a souligné que son gouvernement "se réservait entièrement le droit de présenter à nouveau (aux Communes) le projet de loi sur le référendum".
Il a confirmé que "le Premier ministre et lui-même n'auront aucune hésitation à recommander le nouveau traité au Parlement et au pays".
Il souligne le point de vue de son gouvernement sur le traité en déclarant que celui-ci "constitue pour l'Union élargie, un corps cohérent de dispositions nouvelles".
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jeudi, 02 juin 2005
Bruxelles réagit au double NON....
Bruxelles, le 1 juin 2005
Déclaration du Président du Parlement européen Josep Borrell Fontelles, du Président du Conseil Européen Jean-Claude Juncker et du Président de la Commission européenne José Manuel Barroso à l’occasion des résultats du référendum aux Pays-Bas sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe
"Les citoyens néerlandais, comme les électeurs français, ont choisi de dire non à la ratification du Traité constitutionnel.
C’est un choix que nous respectons. Le résultat du scrutin démocratique intervenu aux Pays-Bas, obtenu à l’issue d’un débat riche et intense, mérite aussi une analyse approfondie à laquelle il faut dédier le temps nécessaire.
Nous restons convaincus que la Constitution rend l’Union européenne plus démocratique, plus efficace et plus forte et que l’ensemble des Etats membres doit pouvoir s’exprimer sur le projet de Traité constitutionnel.
Les quatorze Etats membres qui n’ont pas encore eu l’occasion de mener à son terme le processus de ratification sont aujourd’hui face à une situation où, si neuf Etats membres ont déjà ratifié le Traité constitutionnel, deux Etats membres l’ont rejeté. Pour cette raison, la Présidence a décidé que le Conseil européen des 16 et 17 juin prochains pourrait utilement se livrer à une analyse collective et approfondie de la situation.
De plus, nous entendons les messages envoyés par les citoyens français et néerlandais sur le projet européen et nous y sommes attentifs. Les institutions européennes seront à l’écoute de ce qui importe aux citoyens européens et s’attacheront à y apporter des réponses.
Nous sommes confiants que nous saurons collectivement –gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile- et en partenariat trouver les moyens de faire progresser le projet européen autour d’un large consensus en ce qui concerne son identité, ses objectifs et ses moyens. Car l’Europe continue et ses institutions continueront à fonctionner pleinement."
11:40 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 30 mai 2005
La déclaration commune de la présidence de l'UE, de la Commission et du Parlement Européen [ 30/05/05 - 07H32 ]
Après le non français à la Constitution européenne Le président en exercice de l'Union Européenne, Jean-Claude Juncker, et de ses homologues de la Commission et du Parlement européens, José Manuel Durao Barroso et Josep Borrell ont fait dimanche une déclaration commune dont voici le texte intégral :
«Les électeurs français ont choisi aujourd'hui dimanche 29 mai de dire non à la ratification du Traité constitutionnel. Nous en prenons acte.
Nous regrettons ce choix venant de la part d'un Etat membre qui est depuis 50 ans l'un des moteurs essentiels de la construction de notre avenir commun.
Nous respectons entièrement l'expression du suffrage démocratique qui s'est manifesté à l'issue d'un débat intense. Le résultat du référendum français mérite une analyse approfondie, en premier lieu de la part des autorités françaises. Il faudra leur en donner le temps nécessaire. Les institutions européennes devront également, pour leur part, réfléchir, le moment venu, sur les résultats de l'ensemble des processus de ratification.
Il faut rappeler par ailleurs que neuf Etats membres représentant presque la moitié (49 %) de la population européenne ont déjà ratifié le traité constitutionnel, y compris dans un cas par le biais d'un référendum largement positif (Ndlr, en Espagne), et que la majorité des Etats membres n'a pas encore eu l'occasion de mener à son terme le processus de ratification.
La teneur du débat en France et le résultat du référendum renforcent par ailleurs notre conviction que les responsables politiques nationaux et européens doivent faire davantage pour expliquer la vraie dimension des enjeux et la nature des solutions que seule l'Europe peut apporter. Nous continuons à croire qu'une réponse au niveau européen reste la meilleure et la plus efficace dans un contexte de mondialisation accélérée.
Nous devons nous interroger sur le rôle de chacun d'entre nous -- gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile -- pour contribuer à une meilleure compréhension de ce projet qui ne peut pas avoir de légitimité propre sans être à l'écoute des citoyens.
La construction européenne est par nature complexe. L'Europe a déjà connu des moments difficiles et elle a su à chaque fois en sortir renforcée, meilleure qu'avant, prête à faire face aux défis et aux responsabilités qui sont les siens. Aujourd'hui, l'Europe continue et les institutions fonctionnent pleinement. Nous sommes conscients des difficultés mais nous avons confiance que de nouveau nous trouverons les moyens de faire progresser l'Union européenne. Nous sommes déterminés ensemble à y contribuer».
PS: La France a mal, mais les Français ne s'en rendent pas compte...
Geoffroy VILBERT
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lundi, 25 avril 2005
Réflexions sur les propos des tenants du cartel du non
Edito hebdomadaire du Président de la Commission Génération Europe
Réflexions sur les propos des tenants du cartel du non
En lisant et en écoutant les tenants du cartel du non j’apprends, enfin, que cette Europe qui se construit depuis 1951 à l’initiative du gouvernement Français de l’époque, sur le concept d’un français, Jean Monnet, sans l’Angleterre qui n’a rejoint l’Europe qu’en 73, c'est-à-dire vingt-deux ans plus tard, est une Europe libérale et anglo-saxonne !
Ainsi, cette perfide Albion qui nous a rejoint du bout des pieds après vingt-deux ans de consolidation de la construction européenne à six, sur un concept français, conduite au début par le tandem de Gaulle – Adenauer, a réussi en trente ans a renverser la vapeur, alors que l’Europe s’était élargie entre autres à la Grèce, l’Espagne et le Portugal – dirigés par des gouvernements socialistes, à la Suède – pays oh ! combien social - sans oublier le rôle toujours prépondérant de la France qui, depuis 1981 jusqu’en 2002 a été gouvernée pendant 14 ans par un Président socialiste et pendant 16 ans par des gouvernements socialistes avec la participation de ministres communistes, dont l’un d’entre eux s’appellait Buffet (pas le peintre) !
Comme cette idée ne m’avait jamais effleurée, pendant les quarante années de ma vie que j’ai consacrées à la construction européenne aux côtés de Jean Monnet, du professeur Henri Rieben, de Pierre Pflimlin, de Giuseppe Vedovato et d’autres qui me pardonneront de ne pas les citer, j’ai tenté de comprendre comment une telle évidence ait pu m’échapper !
Rendons d’abord à César ce qui appartient à César : en effet l’Europe, dès 1951, c’est construite autour de l’économie de marché, telle qu’elle se pratiquait dans les Etats fondateurs. Ni plus ni moins. Ce sont les gouvernements dans chacun des Etats qui ont impulsé les orientations de la politique économique pratiquée par la Communauté Economique Européenne au début et par l’Union Européenne aujourd’hui. Comme il fallait l’unanimité pour décider, c’est le plus petit dénominateur commun qui s’imposait, avec une prime accordée au tandem franco-allemand. C’est ainsi que de Gaulle imposa la « politique agricole commune » qui a tant bénéficiée à l’agriculture française, ce que les agriculteurs français semblent oublier aujourd’hui. L’économie de marché n’est donc pas une nouveauté dans la construction européenne. C’est simplement le reflet du miroir de ce qui se pratique dans les Etats souverains qui forment l’Union européenne. Parce qu’enfin il n’est pas inutile de le rappeler est une Union d’Etat souverain et nullement un Etat Fédéral, raccourci qu’utilisent beaucoup de partisans du non.
Les premiers pas de l’Angleterre dans l’Europe communautaire coïncident avec la fin de règne du travaillisme de M. Wilson et le début de l’ère du libéralisme Thatchérien. Le reflet de cette transition est caractérisé par une période de valse hésitation de M. Wilson, suivi d’une période d’affrontements épiques entre Thatcher et Mitterrand, dont les seuls résultats furent des concessions financières de la part de la France contre des concessions sociales de la part d’Angleterre. Jusqu’ici, les affirmations des tenants du cartel du non ne semblent pas être fondées.
Nous voici en 1990. Le mûr de Berlin s’écroule, l’Union Soviétique implose, les régimes économiques socialistes partout dans le monde, y compris en Chine et dans les pays de l’Asie du Sud Est, s’effondrent et cèdent leur place à des économies de marché. La caractéristique dominante de cette mutation est l’abandon, pur et simple, par tous ces pays de tous les acquis sociaux, dont incontestablement leurs régimes antérieurs avaient accordés aux citoyens qu’ils régentaient.
Cet abandon est plus net encore dans les pays qui ont soit conservé des régimes politiques communistes – tels que la Chine et le Vietnam – soit ont adopté des régimes autoritaires tels que la Russie.
L’économie de marché triomphe partout dans le monde et le progrès social qui l’accompagne est fonction et proportionnelle au dynamisme et aux performances de ce marché. Là où les performances sont grandes les progrès sociaux sont importants. Là où le marché est balbutiant les droits sociaux sont inexistants. Nous sommes en présence de l’économie de marché libéral de type anglo-saxon.
Face à ce type d’économie de marché, l’Union Européenne, inspirée par la France, l’Allemagne et les pays Scandinaves, met en place une variante qui inscrit les droits sociaux dans le cadre de l’organisation et du développement économique. C’est ce type d’économie de marché que consacre la Constitution Européenne et que sont appelés à approuver les Français le 29 mai 2005, et non pas du tout une économie libérale à l’anglo-saxonne. En revanche le rejet de cette Constitution ouvre la porte à la mise en place, au sein de l’Union Européenne d’une économie de marché purement libérale.
De l’analyse qui précède, rien ne me permet de conclure au bien fondé des affirmations des tenants du cartel du non. Cette première conclusion m’autorise-t-elle à affirmer péremptoirement qu’ils ont donc tort ? Sans doute. Cependant, cela ne satisfait pas mon esprit cartésien ! Voyons donc, si l’autre de leurs affirmations n’est pas susceptible de justifier le rejet de la Constitution : il s’agit de la proposition qui est faite aux français de rejeter la Constitution, pour permettre non seulement la renégociation de celle-ci, mais aussi de toute la construction européenne depuis plus de cinquante ans !
Essayons d’imaginer les scénarii le lendemain du rejet de la Constitution :
Scénario 1 : le Président de la République tirant la leçon du vote des français décide de confier la mission de former le gouvernement à celui que les sondages placent en première position comme avocat du non, à savoir Philippe de Villiers, en toute indépendance. Première question : avec qui Philippe de Villiers constitue-t-il le gouvernement ? Avec Dupont-Aignant ? Pourquoi pas ! avec Charles Pasqua, souverainiste comme lui ? Pourquoi pas, si les invectives réciproques sont oubliées ! Avec Henri Emmanuelli, Mélenchon, Besancenot, Laguiller ou Buffet ? Encore faut-il qu’ils le veuillent ! Imaginons qu’il balaie toute ces difficultés et qu’il forme ce gouvernement avec tous les animateurs du non, y compris José Bové à l’agriculture ou à la santé (je précise au ministère, pour couper court aux mauvaises langues: OGM obligent), comment assure-t-il son investiture à l’Assemblée Nationale et/ou au Sénat ? Très peu de chances de réalisation de ce scénario !
Scénario 2 : le Président de la République tirant la leçon du vote des français, démissionne, des élections présidentielles sont organisées quelques semaines plus tard et les français conséquents avec leur vote du 29 mai, élisent d’une courte tête Laurent Fabius devant Henri Emmanuelli. Le nouveau président constatant que l’Assemblée Nationale ne lui apporte aucun soutien, dissout et organise de nouvelles élections législatives. Juste avant la dissolution, les responsables de tous les partis politiques, constatant que le seul parti n’ayant pas perdu son unité pendant cette aventure est le Front National et étant incapables de cerner les intentions du corps électoral, décident d’appliquer la proportionnelle pure et pour éviter toute aventure que le scrutin uninominal à deux tours peut réserver dans de telles situations….
C’est ici que je me réveille et que je me rends compte que la proposition des tenants du cartel du non est un leurre, tout à fait irréalisable. D’abord parce que il ne se trouvera aucun homme politique capable de formuler une proposition acceptable par tous, ensuite parce que les partenaires de la France au sein de l’Union ne l’accepteront pas. Dusse-ai-je égratigner la modestie des tenants du cartel du non, il n’est pas inutile de leur rappeler que l’influence de la France est grande à l’intérieur de l’Europe et pas en dehors de celle-ci, ce que serait le seul résultat concret du NON.
Tous mes amis français me disent que leurs compatriotes sont frondeurs, conservateurs, chauvins, xénophobes et que sais-je encore. Je vis en France depuis plus de quarante ans : le français et ma première identité culturelle celle du cœur, avant la grecque qui est celle de mes origines familiales, l’arabe qui est celle des origines de ma naissance et l’anglo-saxonne qui est celle des origines de mon éducation. Je crois connaître les français et j’ai confiance en leur intelligence, leur générosité, leur aptitude au changement, leur volonté de progrès. Mais heureusement que chaque être humain a les défauts de ses qualités, faute de quoi le genre humain serait ennuyeux !
A l’époque où nous vivons, où tout est formaté, nivelé, standardisé, il est naturel qu’un people avec une longue histoire, une révolution emblématique, une culture universelle, aspire à défendre son identité culturelle, son mode de vie. Et quand ce peuple est de plus attaché à son terroir, à sa Gaule et aux personnages qui ont façonné son enfance, il est tout aussi naturel d’être attirer par la tentation de refuser un changement qui lui paraît être imposé de l’extérieur.
C’est en mettant à profit ces sentiments légitimes que les tenants du cartel du non cultivent le mécontentement des français pour convaincre, sans leur apporter la moindre perspective d’avenir.
Car ce ne sont pas les fanfaronnades du cartel du non, mais la réalité quotidienne qui doit guider nos choix pour défendre nos convictions intimes et notre identité. Et la réalité quotidienne c’est un milliard deux cent millions de chinois qui aspirent à devenir la première puissance mondiale tant sur le plan économique que sur le plan politique et par voie de conséquence militaire. C’est un milliard d’hindous, qui croissent sur le plan démographique plus vite que les chinois et qui veulent les dépasser. C’est près d’un milliard d’hispaniques qui dans vingt ans feront partie des acteurs géopolitiques majeurs. Ce sont les Etats-Unis d’Amérique, dont il n’est pas inutile de rappeler que la communauté hispanique tend à devenir majoritaire, qui défendra sa première place actuelle, y compris par la guerre si nécessaire !
Face à ce déferlement, que pèseront la France de soixante millions d’habitants, l’Allemagne de quatre-vingts millions d’habitants et ainsi de suite pour chacun des pays qui constituent l’Union Européenne, pris individuellement. Comment se défendra la France commercialement face à une menace américaine, comme celle qu’elle fait peser aujourd’hui si l’Europe ne renonce pas à la levée de l’embargo imposée sur les armements à destination de la Chine ou encore de celle qu’elle a annoncé si jamais l’Europe incluait la Chine dans le projet Galiléo qui est le concurrent du GPS américain, menace militaire et non commerciale !
Aujourd’hui, c’est l’ensemble des Etats réunis au sein de l’Union Européenne qui constitue la première puissance économique et commerciale mondiale et c’est par l’intermédiaire de l’Union Européenne que la France impose ses points de vues dans les enceintes internationales. C’est parce qu’elle fait partie de l’Union Européenne, que Jean-Pierre Raffarin peut se permettre de dire que la France œuvre avec la Chine pour la levée de l’embargo sur les armes, que les Etats-Unis ne réagissent pas et que la France vend des Airbus.
Le cartel du non évoque les délocalisations, la mondialisation, le libéralisme que soit disant la Constitution consacrera pour présenter une vision apocalyptique de l’emploi et des services publics.
Ce cartel a-t-il :
décrit, une seule fois, ce que serait chacun de nos pays sans l’Union Européenne, bardés de frontières, de visa, de contrôles et de procédures douaniers ?
mesuré la perte de recettes touristiques, d’emplois de services dans l’industrie touristique si l’Union n’avait pas facilité les déplacements entre les Etats qui la constitue ?
comparé ce que seraient aujourd’hui, France Télécom, la Poste, EDF, GDF, Air France sans l’aiguillon de modernisation représenté par l’Union Européenne ?
calculé le nombre d’emplois qu’aurait perdu la France si elle était isolée en Europe ?
La liste des questions pourrait être encore plus longue, mais le but n’est pas compter le nombre des inexactitudes mais d’illustrer la méthode de l’insinuation et du faux procès intenté à la Constitution par les tenants du cartel du non.
Le 29 mai prochain vous ne voterez pas « merde » comme l’a titré un grand hebdomadaire national, car vous êtes de citoyens responsables, soucieux de l’avenir de votre pays et de vos enfants et non des enjeux politiciens des uns et des autres.
Vous voterez selon vos convictions profondes au sujet de l’Europe et non pas en raison de vos humeurs en matière de politique nationale :
Si vous estimez que la construction européenne peut se poursuivre sans l’influence de la France : vous voterez NON
Si vous estimez que la France doit participer activement à la construction européenne en influençant son devenir : vous voterez OUI
Jean-André TSIMARATOS
17:27 Publié dans Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (2)
jeudi, 21 avril 2005
Economie libérale ou économie sociale : Thé ou café….?
Quel délicieux moment que de se délecter d’un nectar marbré noir face à Saint-Germain…« Garçon, un café, l’addition »….Pourtant au regard du développement de notre vieille Europe, force est de constaté que la pause café est charmante, envoûtante mais que le tea time est efficace.
Nos voisins britanniques sont différents, c’est vrai, mais quelle école de la vie et du pragmatisme citoyen. Quelle réussite sur le plan social ! D’après vous, la réussite sociale réside-t-elle dans la capacité d’une civilisation à fournir à ses pairs des moyens de survie où plutôt de donner à toutes les générations les moyens de vivre en respectant ses voisins? Nous pourrons, nous français chauvins, trouver de nombreuses failles au système britannique au regard du bastion des privilèges à la française, je ne parle pas d’acquis sociaux mais bien des privilèges d’une poignée d’individus revendiquant la représentativité de millions de travailleurs libres et acharnés. Mais ne nous y trompons pas, ces failles n’en sont pas. 4,7% de chômage en Grande Bretagne, une insécurité de l’emploi diminuée de moitié en 4 ans, une stabilité dans le travail à peine plus faible que la France. Ne confondons pas instabilité et insécurité. Qu’est-ce qui importe le citoyen moderne ? Est-ce d’avoir un emploi pour une durée illimitée qu’il sait ne pas l’être vraiment ou un travail et la rémunération qui l’accompagne pour toute la durée de sa vie ?
Quand les accords sur le contrat social de Lisbonne ont tiré les sonnettes d’alarme et ont permis de positionner en priorité absolue l’emploi comme moteur du développement de nos pays occidentaux, la Grande Bretagne s’est immédiatement dotée d’outils performants (aides aux personnes âgées, insertion des jeunes, intégration des femmes au foyer, politique familiale coordonnée). Tous ces outils sont venus au secours d’une économie souffrante diminuant les dettes en maladie, dopant la consommation, procurant à trois générations l’envie de construire quand en France on sacrifie deux générations pour préserver les acquis d’une troisième.
La clé n’est même pas l’outil, ni la loi, ni la sanction fondamentalement, il s’agit de la responsabilisation du citoyen. Les anglais sont responsables, du plus simple des ouvriers au ministre, ils assument, ils ont du courage, ils croient en ce qu’ils font. Ils s’impliquent, ils s’engagent. Ils reconnaissent leurs erreurs, font des choix audacieux, mettent tout en œuvre pour réformer, vont au bout des choses. Ils ne craignent pas l’échec. Si la situation est difficile, l’objectif inaccessible, ils préfèrent en être conscients, affirmer leur incapacité à atteindre ces objectifs. Une fois conscients, en personnes responsables, ils vont mettre en ordre de marche un nouveau plan d’action, ajusté, calé plus justement au regard de leur environnement. Alors qu’en France, on constate encore et encore. On identifie des solutions, on monte des structures pour être sûrs ces solutions sont bonnes, on observe la nécessité de réformer tel ou tel pan du système pour atteindre cet objectif. A ce moment précis, c’est l’échec, les forces de l’immobilisme se mobilisent (paradoxal) et nous restons à nous battre connaissant d’avance les résultats : le néant, le non-projet, le développement mou, pour ne pas dire l’enfoncement dramatique d’un système dans un gouffre intemporel.
Mais alors que se passe-t-il alors dans la tête de notre cher voisin britannique ? Et bien il a en référence, son député, son maître d’école, son patron, son représentant syndical, tout cet environnement économico-politico-social qui a toujours su faire preuve de cet engagement au service de la réussite. Nos voisins nous livrent un message d’espoir que seuls quelques miles marins nous empêchent d’entendre. Soyons responsables et tout ira mieux. Croyons en nous et travaillons pour réussir. L’évolution du monde moderne s’est faite sur le travail comment comptez vous transmettre un monde de paix à vos enfants en construisant tout sur l’oisiveté?
Alors mes chers concitoyens, buvons du thé, c’est peut-être la clé…
Geoffroy Vilbert
18:38 Publié dans Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
Mauvaise occupation du terrain sur l’aile droite…. !
Depuis quelques semaines à Paris, il souffle un vent de campagne. J’aurais préféré vous dire qu’il apportait les odeurs de printemps, mais ici c’est plutôt le « périfog », c’est espèce de brouillard mêlé de gaz d’échappement en tous genres qui parcourent les rues de la capitale, un sacré programme pour la politique de la ville mise en musique avec les « Verts » (pas ceux de Saint Etienne, ceux là existent encore… !)
Malgré tout la campagne est bien là: débat de rue à la Défense, des bouches de métro tenues par les distributeurs de tracts à la sauvette, réquisition d’écoles, salles polyvalentes dans les quartiers pour tenter de trouver des idées, des bonnes raisons, des boucs émissaires….Bref tout le décor est planté mais par qui ?
La gauche est en pleine explosion, dit-on dans les chaumières, les communistes n’existent plus et la ligue révolutionnaire (il ne faut pas oublier la signification du sigle) est un parti démago…peut-être, si je me laissais aller à une opinion personnelle, je dirais sûrement. Mais pourtant qui occupe le terrain ? LA GAUCHE… ! L’aile droite se sait pas gérer son espace, elle est pro en stratégie d’équipe (ou plus souvent individuel) « sur le collectif on s’améliore mais pour nous c’est nouveau » avouent certain, « avec un capitaine d’équipe en bonne condition, c’est plus simple » pourraient dire certains autres et pourtant…. Le terrain reste vide à droite, pas d’attaque, même pas de défense et on voit grimper le « cartel du Non»
Logique, on confie le terrain du Oui à une gauche en déperdition…..alors français de droite et de Navarre pourquoi avez-vous peur d’être à droite, occupez le terrain, les matchs ne se jouent qu’avec les deux ailes…. !
18:17 Publié dans Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 07 avril 2005
"Les mirages du Non"
Thierry de Montbrial dans "Le Monde""Comment ne pas comprendre que notre pays souffre depuis des décennies d'une véritable crise d'identité. Je n'en connais aucun autre sur la planète qui éprouve autant de difficultés à s'ajuster aux transformations du monde. Pour beaucoup d'entre nous, l'Europe pas une Europe abstraite, mais celle que nous construisons pas à pas depuis près de cinquante ans est le cadre qui convient à une France régénérée." Des constats qui font réfléchier. A lire>>>
Source: Daniel Riot Blog Notes...
09:30 Publié dans Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
La démocratie participative et le droit d'initiative populaire
Article I-47-4 :
"Des citoyens de l'Union au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'Etats membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application de cette constitution. La loi européenne arrête les dispositions relatives aux procédures et conditions requises pour la présentation d'une telle initiative citoyenne, y compris le nombre minimum d'Etats membres dont les citoyens qui la présentent doivent provenir."
Le manque de transparence ou de démocratie est l'un des griefs traditionnellement émis à l'encontre du fonctionnement des institutions européennes. Ce déficit démocratique est reconnu pour être une des causes principales de l'éloignement des citoyens vis-à-vis de ces mêmes institutions.
La Constitution répond à ce problème. Elle comporte en effet des dispositions relatives à la démocratie participative dont une des grandes nouveautés du traité constitutionnel : le droit d'initiative populaire (article I-47-4). Pour la première fois, la notion de démocratie participative entre dans le paysage politique européen.
Le texte prévoit qu'un million de citoyens de l'Union européenne issus de plusieurs Etats membres peuvent soumettre à la Commission une proposition d'acte législatif dans la mesure où cette initiative est compatible avec la Constitution et en particulier avec la charte des droits fondamentaux et lui demander de prendre des mesures dans un domaine où ils estiment son intervention nécessaire pour permettre l'application de la Constitution. Ce droit d'initiative populaire ne porte cependant pas atteinte au droit d'initiative de la Commission mais constitue sans doute une forte incitation.
Pour la première fois, les citoyens peuvent donc s'adresser directement aux institutions européennes et leur soumettre une proposition législative. Les médias actuels - l'internet par exemple - peuvent s'avérer être des outils majeurs dans l'utilisation de ce droit.
L'instauration du droit d'initative populaire amènera les associations à jouer un rôle de premier ordre dans l'exercice de la citoyenneté européenne.
Dès l’entrée en vigueur de la Constitution, une loi européenne fixera les modalités d'exercice de ce droit.
Jean-Guy Giraud
09:24 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 19 mars 2005
Appel d'Offenbourg: Pétition pour une Europe de la Justice....
Cette news afin de relayer une initiative de Daniel RIOT et Chantal CUTAVAR.
Ces deux personnalités modernes de la construction européenne se mobilisent afin de nous proposer un avenir européen fort avec du sens. Ils ont choisi la justice comme vecteur de leur action et argumentent grâce à un dossier de presse très fourni (disponible en fin de note).
Un acte politique au sens noble du terme! Voici ce que représente cette initiative et elle est la bienvenue dans un débat de techniciens qui oeuvre à la destruction de notre projet européen devant les yeux de millions d'hommes et de femmes sidérés de voir la France mettre en doute la nécessité de poursuivre ce que des millions d'autre hommes ont payés de leurs vies durant plusieurs siècles: la liberté.
Le passé leur a offert la liberté, ils lègueront à leurs enfants, le vide et la dépendance.
Je vous invite à consulter ce dossier et vous laisse libre de choisir de signer ou non cette pétition, élan européen de bon sens dans une période triste de platitude.
Bonne lecture.
Geoffroy VILBERT
Président SOCRATES
DOSSIER de PRESSE - DANIEL RIOT et CHANTAL CUTAVAR
Pour plus de détails...
doc_presse_appel_de_offenbourg.doc
SIGNEZ LA PETITION
Leurs blogs:
http://www.danielriot.com
http://www.france3europe.com
http://www.europeus.org
http://ledroitpourlajustice.blogspirit.com
http://aremane.blogspirit.com
19:00 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 05 mars 2005
France République: un réseau qui s'active...
De nombreuses sources se recoupant indiquent que le réseau France République, dont le récent président se trouve être M. Laurent Hénart Secrétaire d'Etat à l'insertion professionnelle, s'est fortement mobilisé dans le cadre de la préparation de la campagne pour le référendum sur la consitution européenne.
A en croire les informations relatées, il se pourrait que ce réseau soit un des think tank les plus actifs ces derniers temps en matière de réflexions et de propositions pour le Oui au référendum. Leur stratégie serait différente du reste par une vision porteuse d'espoir.
L'approche? Une meilleure connaissance des peurs françaises et surtout des réponses à ces peurs, consolidées autour d'un argumentaire, reflet d'un projet européen de paix héritage de nos "Grands Français" impliqués depuis l'origine de l'Europe à stabiliser notre région, la seule qui, après avoir connu l'horreur de la dernière grande guerre mondiale, a su trouver une voie durablement stable.
L'avenir nous dira si ce réseau est entendu...
Geoffroy VILBERT.
15:45 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
Nouvelles parutions SOCRATES sur la réforme de l'état.
SOCRATES inscrit dans une politique éditoriale ambitieuse poursuit ses efforts et annonce la parution de deux dossiers importants sur le thème de la Réforme de l'Etat.
Tout d'abord, un Cahier de Réflexion: "Réforme de l'Etat, les leviers de l'action".
Ensuite un entretien SOCRATES: "Réforme de l'Etat, vue par le Sénateur Henri de Raincourt"....
Tous ces documents sont disponibles en ligne sur le site de SOCRATES, rubrique Bibliothèque
Bonne lecture à tous.
Geoffroy VILBERT.
Président SOCRATES
15:33 Publié dans Actualités , Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 09 février 2005
Syndicats et Constitution européenne: quelle position
Aujourd’hui, l’Europe est un terrain d’interventions économiques et sociales naturel pour les syndicats. Le débat sur la Constitution européenne se déroule donc également en leur sein.
Réuni à Bruxelles les 13 et 14 octobre 2004, le comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui regroupe 77 organisations, 35 pays, 11 fédérations et quelques 60 millions de membres, a entériné une résolution appelant à soutenir le projet de la Constitution européenne.
Quoi que jugeant le texte moins ambitieux qu’elle ne l’aurait souhaité, la CES a considéré que le projet représente « une nette amélioration par rapport aux traités actuels instituant l’Union européenne. Elle a d’autre part estimé que « la dimension sociale est inscrite dans le texte », que l’intégration de la charte des droits fondamentaux en tant que deuxième partie « lui accorde un statut légal devant les tribunaux européens » et que, par conséquent, « le soutien est la seule approche pragmatique et réaliste aux yeux des syndicats (pour) progresser vers une Europe plus sociale ».
Conscient de certaines insuffisances dans le texte de la Constitution, John Monks - secrétaire général de la CES - a expliqué avoir porté un jugement global, constatant que ce texte représente un pas en avant . Le débat du 14 octobre, quoi que difficile, s’est conclu par un vote d’approbation à 90% des mandats.
Notons que tous les syndicats basés dans les nouveaux Etats de l’UE - ainsi que ceux de pays candidats comme la Roumanie, la Bulgarie ou la Turquie -, se sont déclarés favorables au projet de Constitution qui leur apporte davantage de protections et de droits sociaux.
En France, la CFDT et l’UNSA avaient soutenu le traité, la CGT et la CFTC s’étaient abstenues - ainsi que d’autres syndicats européens . Seule FO avait voté contre. Aujourd’hui encore, des désaccords apparaissent entre les syndicats - mais également les organisations entre elles - qui hésitent à donner une consigne de vote à leurs militants.
Selon la CFDT, le projet, même imparfait, développe « des valeurs de solidarité, d’égalité, de lutte contre les discriminations », et respecte « le droit d’association, les droits syndicaux et le droit de grève ». Aussi, François Chérèque a très clairement appelé à un vote positif. « En disant oui à la Constitution, nous ne résolvons pas tous les problèmes, mais nous nous donnons les moyens de les dépasser dans les années qui viennent », écrivait-il dans une tribune publiée en novembre dernier dans Les Echos. Si le « oui » est majoritaire dans la confédération, dans certaines régions et certains syndicats, des militants s’engagent pour le « non ».
La CFTC soutient l’objectif du processus de Lisbonne en ce qu’il consacrait l’équilibre entre la dimension économique et sociale de la Communauté, mais s’inquiète des dérives « libérales » des politiques communautaires inscrites dans les projets de la Commission européenne qui semblent, selon la CFTC, orienter l’UE vers un modèle social nord-américain. Le syndicat, dirigé par Jacky Dintinger, s’interroge par ailleurs sur la constitutionnalisation du principe de « concurrence non faussée » (article I-3-2) inscrit dans le traité. La question est de savoir si cet article compromet ou non l’émergence d’un modèle social européen, une politique industrielle volontariste ainsi que le maintien des services publics nationaux et locaux tels qu’ils existent aujourd’hui en France. Le conseil confédéral du syndicat chrétien, réuni en décembre dernier, a estimé que le texte « marque des avancées pour les salariés en matière sociale et économique », par rapport au traité de Nice.
Alain Olive, au nom de l’UNSA, précise que le projet confère une base légale aux services d’intérêt général, alors que la notion de service public était absente des traités . En accord avec la CES, l’UNSA soutient le traité, sans pour autant appeler à voter « oui ». La question pourrait être redébattue lors de son congrès à Nantes à la mi-mars.
FO n’a pas arrêté de position et pourrait ne pas donner de consigne de vote, comme ce fut le cas lors du référendum sur Maastricht en 1992, ou pour le deuxième tour de l’élection présidentielle en mai 2002. La centrale, dirigée par Jean-Claude Mailly, avait indiqué en octobre qu’elle ne se sentait « pas engagée » par le position de la CES. Selon FO, « la priorité immédiate est à un débat qui n’a jamais eu lieu sur la base d’analyse d’un texte et d’une procédure dont sont insuffisamment informés les salariés ». A titre d’exemple, le Conseil National de la Fédération des Cheminots, réuni le 19 octobre 2004, considère que la Constitution européenne ne ferait que renforcer le rôle de la Commission européenne, et que celui d’une organisation syndicale n’est pas de co-rédiger des lois, ni de les mettre en œuvre (tel que cela est proposé dans la Constitution), car ce serait contraire au principe de l’indépendance des syndicats vis-à-vis des partis politiques.
La CFE-CGC n’a elle non plus pas encore pris de position officielle. « Aujourd’hui, nos adhérents sont partagés entre le oui et le non. La position de l’ensemble est légèrement favorable, mais le pôle du non a de bons arguments », note Claude Marty, secrétaire national en charge des questions européennes. Et de préciser : « Nous sommes dans une position de négociation vis-à-vis du gouvernement et de certains élus ». En d’autres termes, le syndicat ne s’engagera qu’à condition d’obtenir des contreparties pour ses adhérents sur d’autres sujets, notamment un assouplissement des 35 heures qui soit plus favorable aux cadres. Faute de quoi « on menacera le gouvernement d’un vote négatif, comme nous l’avons fait avec François Mitterrand pour Maastricht », rappelle-t-il. Le syndicat des cadres doit organiser un débat en son sein et prendre position au printemps.
La Fédération syndicale Unitaire (FSU) a récemment condamné le traité de Constitution européenne. Pour Gérard Aschieri, « savoir si une organisation syndicale doit donner une consigne de vote est une question qui mérite d’être posée ». Elle sera rediscutée au printemps, après le congrès du SNES (second degré) qui se tient en avril. Par ailleurs, la fédération syndicale enseignante ne se dit pas contre l’existence d’orientations européennes mais dénonce « le fait qu’elles prennent sans véritable débat démocratique ».
« Les implications du tout marché et la réaffirmation de la place centrale donnée à la concurrence restent prééminentes, donc potentiellement dévastatrices pour les droits sociaux et les services publics, pour l’emploi et la cohésion économique et sociale de l’ensemble européen », écrit le Comité Confédéral National (CCN) de la CGT au sujet du traité , avant de prendre position, jeudi 3 février, en faveur du « non » au traité européen, et ce, à contre-courant des positions de Bernard Thibault, secrétaire général du syndicat, renvoyant du même coup la centrale de Montreuil dans le champ politique dont elle tentait de s’extraire depuis sa rupture avec le parti communiste. Les tenants du rejet de la Constitution européenne- dont Laurent Fabius -, sommés de rentrer dans le rang après leur défaite lors du référendum interne au Parti socialiste, trouvent donc là un allié.
La plupart des organisations de la CES se sont données rendez-vous à Bruxelles le 19 mars pour « une euro-manifestation », à l’occasion du sommet des chefs d’Etats sur la politique sociale. Elles contesteront la circulaire Bolkenstein sur la libéralisation des services ou celle sur le temps de travail. Certains syndicats craignent que cette initiative soit l’occasion d’afficher un « non » au traité.
Le débat sur la question au sein du mouvement syndical n’est visiblement pas clos.
Christelle Veloso
18:46 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
Constitution européenne et service public.
Je vous invite à consulter ce document qui reprend les termes d'un échange mis en oeuvre par Jean Guy GIRAUD et son réseau "Amis de la Consitution" qui donne une idée intéressante méritant le détour sur la notion de service public dans l'Europe de demain.
A consulter ici
Bonne lecture.
Geoffroy VILBERT
Président SOCRATES
18:41 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 26 janvier 2005
Brèves sur l'Europe par Jean Guy Giraud
A chaque étape du processus d’élargissement de l’UE (à commencer par l’adhésion du Royaume-Uni en 1973), certains ont prédit l’arrêt, voire le recul, de la poursuite de l’intégration politique européenne.
Ces craintes – ou ces espoirs – ont été clairement démentis par les faits. Au fil des adhésions, l’intégration s’est poursuivie à un rythme accéléré sur le plan économique (y compris monétaire) et s’est étendue aux domaines politiques de souveraineté (affaires étrangères, défense, justice et affaires « intérieures »).
Huit mois après le plus grand élargissement de l’histoire de l’Union, rien ne laisse présager un quelconque ralentissement de son activité. Bien au contraire, les programmes en cours se déroulent normalement et de nouveaux projets de développement voient le jour à un rythme accéléré pour répondre à de nouveaux défis posés à l’échelle européenne.
L’acte politique le plus fondamental de toute l’histoire européenne (la Constitution pour l’Europe) a lui-même été élaboré (par la Convention) puis adopté (par le Conseil européen) par les 25 Etats membres de l’Union élargie !
Pourquoi donc entend-on à nouveau ces prophéties sur la fin de l’Europe-puissance, paralysée par son élargissement encore inachevé ?
Démenties sur les plans économique, monétaire, social etc.. et même en matière de défense (où les progrès récents sont spectaculaires), ces prophéties concerneraient surtout les « affaires étrangères » et la « diplomatie ». C’est effectivement le domaine où les progrès ont toujours été les plus difficiles bien que la communauté d’intérêt des Etats membres de l’Union – même élargie – sur la scène internationale soit incontestable. Mais on se heurte ici –plus qu’à un problème de nombre ou d’hétérogénéité –à une rémanence, une adhérence du désir de préserver des prérogatives nationales et corporatives.
En résumé rien n’indique que l’Union à 25 ou 30 Etats membres sera moins intégrée que l’Union à 6 ou à 15. Tout permet au contraire de penser que, 50 ans après sa création, la raison d’être de l’intégration européenne – face au processus de mondialisation – s’impose plus que jamais dans des domaines aussi variés que la politique économique, l’énergie, l’espace, le commerce international, l’aide humanitaire, les opérations de maintien de la paix etc...
Et tout permet d’espérer que la « méthode communautaire =BB - refondée par la Constitution – reste pleinement adaptée pour mener cette intégration.
A un « détail » près cependant : pour faire face à l’effet de nombre, un nouvel outil doit être ajouté à l’arsenal juridique communautaire : celui qui permettra à certains Etats membres de montrer la voie, de précéder les autres dans certaines politiques communes (y compris la politique =E9trangère). Un outil qui soit à mi-chemin entre les instruments communautaires classiques (parfois trop lents) et la coopération intergouvernementale (facteur potentiel de désunion et d’inefficacité). Le mécanisme de la =AB coopération renforcée » quelque peu amélioré par la Constitution et bien qu’à ce jour non testé ne semble pas suffisamment novateur pour être efficace. Sans doute faudra-t-il y réfléchir à nouveau pour aboutir, le cas =E9chéant, au premier amendement de la Constitution.
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Il reste que la gestion du calendrier par le Conseil européen est parfois déroutante :
l’élection européenne du 10/13 juin 2004 aura été précédée d’un mois par l’entrée en vigueur de l’élargissement aux dix et suivie 5 jours après par l’accord du Conseil européen sur la Constitution...
la décision du Conseil européen du 17 décembre 2004 d’ouvrir les négociations d’adhésion avec la Turquie, de fixer au 1er janvier 2007 (soit 2 mois après l’entrée en vigueur de la Constitution) l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie et d’ouvrir des négociations d’adhésion avec la Croatie - aura été prise trois mois après l’ouverture du processus de ratification de cette Constitution...
On peut comprendre le vertige provoqué dans l’opinion publique par cette étonnante séquence de décisions ! Et on peut comprendre les craintes – ou les espoirs – de déstabilisation qu’elle provoque chez les fédéralistes et les souverainistes.
Mais on peut aussi espérer que ces télescopages seront évités dans l’avenir lorsque, suite à l’entrée en vigueur de la Constitution, l’UE aura enfin une « pilote dans son avion » : le Président permanent du Conseil européen. Encore une vertu de cette Constitution et une démonstration de sa nécessité pour renforcer l’Europe politique.
Jean-Guy Giraud (Amis de la Constitution)
12:05 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (1)
Centre d’information sur la Constitution européenne
Le gouvernement français a mis en place un centre d'appel qui répond à toutes les questions sur la Constitution européenne. Son numéro téléphonique est le :
0810 20 05 25
A noter que ce centre peut également vous faire parvenir des exemplaires du Traité (texte version Hémicycle).
12:03 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)




