« lun 21 nov - dim 27 nov | Page d'accueil | lun 27 déc - dim 02 jan »

jeudi, 29 décembre 2005

Nouveau site web du réseau SOCRATES

Le site du Réseau SOCRATES développe sa plate-forme pour toujours mieux servir ses membres.

Désormais, en vous connectant vous avez accès à un:

  • Site internet complet décrivant les ambitions, l'organisation et les activités de l'ensemble du Réseau
  • Espace FORUMS: publics et privés, ces forums contribuent à animer les réflexions en amont des Travaux Pratiques, Colloques et Publications Officielles.
  • Wiki - Encyclopédie: cet espace permet sur la base d'un document numérisé (rapport, études etc...) d'enrichir le document de manière collective et interactive
  • Intranet: cet outil est réservé à l'équipe dirigeante en vue de mieux coordonner les activités afin d'atteindre les objectifs fixés.

Bonne visite et surtout profitez pleinement de ces nouvelles plates-formes, de Paris, Bruxelles, Athènes, Lisbonne à Tunis, Alger......

L'équipe SOCRATES

pour Geoffroy VILBERT

20:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La dictature de la pensée unique

par Jean-André Tsimaratos, vice-président de SOCRATES[1]
Président de la Commission Génération de France République[2][3]

L’année 2005 qui se termine a été marquée par des événements importants qui pèseront sur l’avenir de la France et sur l’évolution de l’Europe. Mais ce qui nous préoccupera aujourd’hui concerne essentiellement la France et les perspectives qui s’ouvrent devant elle.

L’événement majeur de l’année a été la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel de l’Union Européenne. Le vote souverain du peuple français a été massif et clair. Le projet a été rejeté.

Au-delà des convictions des uns et des autres, les conséquences de ce vote ont entraîné une paralysie de l’action politique et une grande confusion dans les états major des partis politiques. Sans doute ce vote n’est pas étranger à la défaite de Paris concernant les JO de 2012 et la marginalisation de la France au sein de l’Union Européenne, notamment de ses Institutions.

Beaucoup a été dit et écrit sur les causes de ce rejet. Tout a été passé en revue, de la mondialisation à la perte de la souveraineté en passant par le libéralisme, la politique gouvernementale et la défense du  modèle social français ! Tout ce que la France compte de politologues, de philosophes, de sociologues et de journalistes qui occupent le terrain, représentés par les plateaux de télévision, ont exprimé un avis fondé sur le seul diagnostic qui fait unanimité, à savoir que les tenants du oui n’avaient pas su expliquer aux français les avantages que représentait la Constitution pour eux.

Personne, parmi ces doctes personnalités, n’a imaginé une seule seconde que les Français aient pu réagir au discours convenu, selon lequel le Traité était soumis à leur décision souveraine pour les associer, enfin, après cinquante années de construction européenne élaborée dans le secret des cabinets ministériels, mais qu’ils n’avaient qu’une seule option, celle de l’approuver, faute de quoi l’Union Européenne élargie ne pourrait pas fonctionner !

La pensée unique, qui régente la France depuis 1968, sévissait une fois de plus et cette fois gauche et droite, favorables au Traité, confondues ! Pour la première fois nous assistions à une mutation de la pensée unique, qui est le moteur de la gauche, vers la transversalité gauche-droite. La raison en est simple : le PS qui voyait le plancher de sa base se dérober sous les coups de butoirs des ambitions des uns et des autres avait besoin de la droite pour ne pas perdre le pari de sa direction.

Mais dès le résultat connu, la pensée unique a retrouvé son camp naturel. Le soir même du référendum la gauche ayant appelé à voter non se retrouvait à la Bastille pour fêter sa victoire, en oubliant que 15% sur les 55% appartenait à l’adversaire honni, le Front National.

Imagine-t-on quelle aurait été la réaction de cette gauche si le oui l’avait emporté par le même résultat de 55% avec le Front National étant dans le camp du oui pour le même pourcentage. A-t-on oublié la campagne de haine et de diffamation exercée sur la droite lors des élections régionales pour la contraindre à ne pas accepter les voix du FN, même sans négociations. Tout cela a été escamoté, passé au chiffon de l’oubli, car cette gauche là n’a de valeurs que celles qui lui conviennent.

Le FN est l’épouvantail créé par la gauche pour limiter les dégâts de la déroute escomptée et vérifié lors des législatives de 1986. Le succès de l’opération a convaincu la pensée unique de l’utiliser à toutes les sauces pour culpabiliser la droite parlementaire et l’empêcher de gouverner. Ainsi gouverner avec le FN était honteux, mais gouverner à cause du FN c’était glorieux !

Pendant presque vingt ans cela à marcher sans accrocs. Puis est arrivé 2002, qui constitua un retour du bâton douloureux pour la gauche, qui fut non seulement battue mais forcée d’appeler au secours la droite parlementaire en demandant à ses électeurs de voter pour son candidat resté seul face à Le Pen. Aux élections régionales l’épouvantail a de nouveau joué en faveur de la gauche et au référendum, nouveau retour du bâton, le Pen assurant la victoire de la gauche réactionnaire. Evénement passé sous silence…

L’autre événement majeur a été l’embrasement des banlieues suite à un incident, déplorable certes car il y a eu mort de deux adolescents, mais qui n’aurait certainement pas pris l’ampleur qu’on lui a connue si les causes du malaise n’étaient pas beaucoup plus profondes et cultivées depuis plus de vingt ans.

Pendant trois semaines, plusieurs cités de l’hexagone ont connu un climat insurrectionnel que le gouvernement, sous la conduite de son ministre de l’Intérieur, a géré avec l’aide des forces de l’ordre de manière à restaurer l’ordre sans qu’il n’y ait à déplorer la moindre victime. Pendant tout ce temps, Nicolas Sarkozy, n’a pas cédé un pouce de sa détermination de mettre fin à l’embrasement et de restaurer la sécurité, condition sinequanon pour entreprendre une action en profondeur pour sortir ces cités de la désespérance dans laquelle elles ont été enfermées par vingt ans de politiques d’étouffement.

Quelle a été la réaction des tenants de la pensée unique dès le lendemain de la première nuit d’émeutes : la condamnation de Nicolas Sarkozy pour des propos qu’il avait prononcé quelques semaines auparavant, dans une cité autre que celle où ont commencé les incidents et dans des circonstances dramatiques au cours desquelles un jeune enfant du quartier avait été tué lors d’une fusillade entre marchands de drogue. Aucune relation n’existait entre les deux événements. Rien n’était venu perturber la vie de la cité où avaient été tenus les propos reproché au ministre, au lendemain de l’incident qui avait provoqué ces propos. Le laps de temps écoulé entre les propos incriminés et l’événement ayant entraîné les émeutes était supérieur à deux semaines.

Comme d’habitude, les tenants de la pensée unique faisant fi de ces considérations et conscients que rien ne justifiait les émeutes, occultaient la réalité des faits, pour se concentrer sur des propos prononcés, dans d’autres circonstances, par celui qui est devenu leur bête noir car il assène des vérités vécues par des gens simples, dans un langage compréhensible par eux. Ils ont ainsi fourni un alibi pour la poursuite des émeutes et leur amplification.

Résultat, malgré la campagne de haine conduite par la meute de cette pensée, les Français font de plus en plus confiance à Nicolas Sarkozy, ce qui fait peur à tous ceux qui tire leurs privilèges et leur confort d’une politique de complaisance.

Mais la pensée unique ne désarme pas facilement. Aussi, a-t-elle décidée de franchir toutes les frontières de la décence en prétextant dans un premier temps que l’action de Nicolas Sarkozy était de nature à flatter les électeurs du FN. Aucun des grands ténors, dits les éléphants, du PS ne s’est privé de prendre part à la curée, demandant notamment sa démission.

Constatant le peu d’effets de cette campagne de dénigrement, ils se sont tournés vers leurs alliés associatifs qui n’ont pas hésité de publier l’affiche représentant Nicolas Sarkozy et appelant à voter Le Pen. Pas un seul responsable de la gauche n’a pris la peine de condamner cet amalgame, indigne du combat politique loyal.

Mais ils ne se sont pas privés d’exiger de l’UMP de sanctionner Eric Raoult qui, dans le cadre de ces responsabilités locales, a estimé que la ville de Clichy s/bois « était une honte pour la France et qu’il convenait de la placer sous tutelle ». Ils ont été jusqu’à demander au Président de l’Assemblée Nationale de retirer le mandat de vice-présidence obtenu par Eric Raoult, suite à un vote démocratique de ladite Assemblée, feignant ignorer la procédure qui s’applique dans un tel cas.

Ainsi, selon les tenants de la pensée unique et les responsables du PS, il est plus grave de dire qu’une ville est mal gérée et de demander l’application des dispositions prévues par la loi dans ces circonstances, que de diffamer un homme politique en faisant des amalgames que rien dans sa carrière politique ne permet d’étayer !

Cette campagne malodorante n’est pas prête à s’arrêter. La pensée unique a peur, car loin de désarçonner sa victime, celle-ci réagit avec force et détermination en dénonçant cette pensée unique qui est la cause de tous les maux que connaît la France depuis 1968. A terme, les Français comprendront qu’il faut réagir et marginaliser les tenants de cette pensée, s’ils veulent construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants.



[1] www.socrates-europe.com

[2] www.france-republique.org
[3] Les opinions exprimées par l’auteur n’engagent que lui-même à titre personnel

09:38 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note