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jeudi, 02 juin 2005
Bruxelles réagit au double NON....
Bruxelles, le 1 juin 2005
Déclaration du Président du Parlement européen Josep Borrell Fontelles, du Président du Conseil Européen Jean-Claude Juncker et du Président de la Commission européenne José Manuel Barroso à l’occasion des résultats du référendum aux Pays-Bas sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe
"Les citoyens néerlandais, comme les électeurs français, ont choisi de dire non à la ratification du Traité constitutionnel.
C’est un choix que nous respectons. Le résultat du scrutin démocratique intervenu aux Pays-Bas, obtenu à l’issue d’un débat riche et intense, mérite aussi une analyse approfondie à laquelle il faut dédier le temps nécessaire.
Nous restons convaincus que la Constitution rend l’Union européenne plus démocratique, plus efficace et plus forte et que l’ensemble des Etats membres doit pouvoir s’exprimer sur le projet de Traité constitutionnel.
Les quatorze Etats membres qui n’ont pas encore eu l’occasion de mener à son terme le processus de ratification sont aujourd’hui face à une situation où, si neuf Etats membres ont déjà ratifié le Traité constitutionnel, deux Etats membres l’ont rejeté. Pour cette raison, la Présidence a décidé que le Conseil européen des 16 et 17 juin prochains pourrait utilement se livrer à une analyse collective et approfondie de la situation.
De plus, nous entendons les messages envoyés par les citoyens français et néerlandais sur le projet européen et nous y sommes attentifs. Les institutions européennes seront à l’écoute de ce qui importe aux citoyens européens et s’attacheront à y apporter des réponses.
Nous sommes confiants que nous saurons collectivement –gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile- et en partenariat trouver les moyens de faire progresser le projet européen autour d’un large consensus en ce qui concerne son identité, ses objectifs et ses moyens. Car l’Europe continue et ses institutions continueront à fonctionner pleinement."
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mercredi, 01 juin 2005
Les Français ont-ils encore envie d’entreprendre ?
Réflexions de Jean-Andre Tsimaratos
Nous sommes le 21 mai 2005 et me voici, depuis deux heures, à 10000 mètres d’altitude en train de voler vers Shanghai dans un Airbus d’Air China. Non pas pour acheter des t-shirts ou des jeans, mais pour vendre aux Chinois de la haute technologie européenne « made in France ». Avec moi, il y a une trentaine de Français qui poursuivent le même objectif.
Autour de moi, il y a une centaine de Chinois, jeunes pour la plupart, qui ressemblent plus à des Américains, par leur accoutrement et leur comportement, qu’à des jeunes ou moins jeunes issus des démocraties populaires…
Cet après-midi, avant de prendre le taxi pour Roissy, je suivais une émission de LCI, dans laquelle officiaient des journalistes, des politologues, des sondeurs d’opinions que je vois et écoute depuis 20 ans, chaque fois qu’une élection approche, le soir de l’élection et les quelques semaines qui suivent l’élection. Depuis 20 ans, pas un nouveau visage !
Et que dire du monde politique. Les mêmes visages qui, depuis 20 ans, nous prédisent des catastrophes avant les élections si les Français ne votent pas pour eux, encore des catastrophes s’ils ne sont pas élus, toujours des catastrophes quand les nouvelles échéances sont là ! Certains d’entre eux parviennent, parfois, à décrocher une infinitésimale parcelle de pouvoir, font le contraire de ce qu’ils avaient promis, se retournent contre ceux qui leur ont permis de posséder cette parcelle de pouvoir et recommencent à prédire les catastrophes.
Et que dire des électeurs et des électrices. Ils ne cessent d’envoyer des messages, allant voter de moins en moins et votant, à chaque élection, le contraire de ce qu’ils ont voté la fois précédente. Ainsi, ils ont donné une forte majorité à l’UMP lors des élections législatives, pour donner deux ans plus tard une encore plus forte majorité à l’opposition aux régionales ! Résultat : les performances de l’économie française s’en ressentent ; et qui paie la note ? Mais évidemment les Français !
Mais revenons-en à notre aréopage de LCI. Que disaient-ils ces éminents commentateurs de la politique française, nourris dans le secteur le plus ultra libéral qui soit, celui des médias, mû par la seule considération qui vaille, l’audimètre. Ils disaient que les Français ne veulent pas entendre parler de libéralisme, qu’ils sont attachés à leurs acquis sociaux, qu’ils ne veulent pas de réformes et qu’ils veulent que rien ne bouge. Ils poursuivirent, dans leur docte analyse, en reprochant aux défenseurs du Traité Constitutionnel Européen de ne pas avoir su se débarrasser de l’image libérale qu’ils représentaient et d’avoir transformé le débat sur la Constitution en un débat sur le libéralisme. Ils conclurent que les politiques n’avaient pas su concilier le libéralisme avec le social et qu’ils étaient responsables de la désaffection des Français à l’égard du libéralisme.
Quel culot ! Voilà des gens qui occupent la scène des médias à longueur de journée, dont le rôle est d’informer l’opinion publique en l’éclairant sur les enjeux, les risques et les avantages de telle ou telle politique et qui s’affranchissent de toute responsabilité dans l’ignorance dans laquelle se trouvent les Français.
Laissons de côté notre aréopage et analysons leur conclusion. Donc, les Français sont terriblement attachés à leur modèle social et rejettent toute idée de transformation de ce modèle, c’est la raison pour laquelle ils indiquent dans les sondages qu’ils voteront en majorité non. Mais quelle majorité ? Celle de 50% ou de 54%, chiffre le plus élevé jamais atteint par le non.
Est-ce que cette majorité étriquée des sondages est consciente que parmi les acquis qu’elle défend il y a les 10% de chômeurs, dont la majorité est de longue durée et frappe les plus jeunes, il y a une croissance d’à peine 1%, il y a des médecins hospitaliers qui gagnent à peine 3500 €, il y a le manque d’infirmières, il y a les grèves à répétition dans les transports publics, les aéroports, les ports, les éboueurs et maintenant les avocats et autres professions libérales ?
Est-ce que cette majorité étriquée des sondages est consciente que les gros calibres politiques qui militent en faveur du non, je ne pense pas à Besancenot, Laguiller, ou Bové ni même à Mélenchon, le Pen ou de Villiers qui n’ont jamais gouverné et qui ne gouverneront jamais. Non, je pense à Emmanuelli et surtout à Fabius qui, en succédant à Pierre Mauroy au poste de Premier Ministre, a défait en moins de 12 mois toute l’œuvre sociale bâtie par son prédécesseur. L’homme des privatisations pendant le gouvernement de la majorité plurielle de Jospin. Est-ce que cette majorité des sondages est consciente que cet homme-là la manipule uniquement pour servir son dessein, fondé sur une ambition personnelle, qui aurait pu être légitime si elle respectait les limites que la décence impose.
A cette majorité étriquée des sondages je voudrais dire que, oui, l’Europe, celle qui avait échappé au joug de l’Union Soviétique, a, dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, adopté l’économie de marché. Qu’il était naturel que ce modèle économique fut adopté par les Etats européens qui commencèrent à s’unir et, qu’avec la chute du communisme et de l’économie collectiviste, il conforta sa position. Ceci n’empêcha pas chaque Etat membre d’adopter le modèle social que ses citoyens considéraient comme le plus adapté à leurs besoins et à leur mode de vie.
Seule une économie de marché incitant les acteurs qui la constituent à entreprendre, à innover, à créer des richesses, peut permettre le développement de modèles sociaux efficaces et performants. En revanche les économies dirigées par des considérations sociales comme par des considérations du profit uniquement sont condamnées à générer des modèles sociaux incapables de répondre aux aspirations des peuples.
La Constitution se réfère à l’économie de marché qui assure le plein emploi et qui tient compte des aspirations sociales des peuples. Elle rendra difficile les extrêmes, sans toutefois les empêcher si les citoyens d’un Etat membre décidaient par la voie du suffrage universel de porter au pouvoir un parti préconisant une autre politique.
La Chine, où je viens d’atterrir, est gouvernée par un régime communiste. Il est saisissant de découvrir Shanghai qui est une mégalopole n’ayant rien à envier à Hong-Kong, New York, Paris, Londres ou Berlin. Certes, Shanghai n’est pas toute la Chine, mais elle est ce que la Chine sera dans vingt ans. Partant, il y a vingt ans, du niveau de revenus les plus bas pour tous, à l’exception des dirigeants du parti, ils ont créé, en vingt ans, une classe moyenne de 50 millions d’habitants qui vit de loin mieux que la classe moyenne française et j’en oublie les riches. Le reste de la population ne vit pas mieux que lorsque l’économie sociale collectiviste était appliquée, mais elle a l’espoir de pouvoir accéder à un niveau supérieur, espoir qui n’existait pas il y a vingt ans, n’en déplaise à Madame Laguiller et Monsieur Besancenot.
Que ce pays ait choisi un modèle d’économie de marché pour progresser devrait inciter à la réflexion tous ceux qui, en Europe et en France en particulier, s’insurgent contre la soi-disant économie de marché.
Je m’arrête ici pour tenter de dormir un peu et reprendrai plus tard.
30 Mai 2005, neuvième jour de mon périple chinois. Je me suis réveillé ce matin à Pékin vers 7 heures pour me préparer à partir pour l’aéroport et m’embarquer dans l’avion de Paris. En allumant mon téléphone, un message m’attendait pour m’informer que le NON l’avait emporté avec 57%. Mais ce qui m’a paru plus instructif encore c’est le taux de participation qui a dépassé 70% des votants. Intéressant de noter que, malgré son rejet, la Constitution Européenne a réconcilié les Français avec la politique.
Ainsi, la majorité des Français, désabusés par la situation économique et sociale en France, par les promesses non tenues, par l’absence d’une gouvernance cohérente susceptible de remédier aux deux maux chroniques de la société française, le chômage et la faible croissance, a-t-elle décidée d’exprimer son mécontentement en rejetant la Constitution Européenne, qui aurait permis à l’Europe de fonctionner de manière plus rationnelle que sous les dispositions du Traité de Nice. Ont-ils été irrationnels ?
Pendant ces neuf jours passés en Chine, je faisais partie d’un groupe d’une trentaine d’entrepreneurs français, venant de toutes les régions de France. Ce qui m’a interpellé, c’était le nombre de ceux qui étaient contre la Constitution. Le plus étonnant est que leur NON n’était pas une adhésion aux thèses des politiques qui défendaient le NON, mais une réaction de rejet des arguments des partisans du OUI. Ils leurs reprochaient, notamment, de ne pas expliquer les raisons justifiant une nouveau Traité, de ne faire que réfuter les arguments du NON et surtout de les diaboliser, enfin de n’offrir aucune alternative à la Constitution qui leur était soumise pour approbation.
Ayant participé activement à la campagne pour le OUI, j’avoue que ces propos ne me paraissaient pas dénués de fondement. J’ai, moi-même, été tourmenté et mal à l’aise par la stratégie de communication de mon camp.
Bref, la Constitution a été rejetée. Des enseignements doivent être tirés, mais lesquels ? Faut-il conclure que la majorité des Français s’oppose à la politique économique et sociale du gouvernement ? Si la réponse est oui, encore faut-il savoir si le reproche qui lui est fait est de ne pas tenir le cap de ce que la majorité présidentielle a promis lors des élections législatives et de louvoyer en fonction des sondages et des échéances électorales. Si telles sont l’analyse et la conclusion retenues, un gouvernement issu de la majorité présidentielle est parfaitement légitime, à condition de définir un programme cohérent avec celui sur lequel cette majorité a été élue. Il conviendrait aussi que l’UDF soit invitée à participer au gouvernement, en respectant la règle de la solidarité majoritaire, tout en lui reconnaissant le droit d’avoir un candidat aux élections présidentielles de 2007. En cas de refus, l’UDF devrait être considérée comme un parti situé hors de la majorité et traité comme tel.
La tendance actuelle - alimentée par des médias à court d’idées, des partis en état de survie artificielle (PC), des groupuscules soi-disant révolutionnaires et des syndicats grisés par un succès inespéré dont ils surestiment leur part - selon laquelle les Français souhaitent une inversion des politiques économiques et sociales ne peut être prise en considération dans ce que les gouvernants appellent « la prise en compte du message du corps électoral ». Ce que les Français reprochent à ceux qui les gouvernent, depuis la première crise pétrolière des années 1970 jusqu’à aujourd’hui, c’est leur incapacité à résoudre deux problèmes clés, à savoir le chômage et la croissance continue. Un troisième problème, l’inflation, a pu être maîtrisé à partir de 1990, grâce notamment à l’Europe, mais l’introduction de l’Euro a eu quelques effets pervers sur les prix et les gens ont le sentiment que la vie a considérablement renchéri à cause de la monnaie unique.
La solution de ces deux problèmes majeurs ne relève pas d’une politique économique sociale. La preuve en est que tous les gouvernements socialistes, depuis 1981, ont échoué sur ces deux points et plus particulièrement sur celui du chômage. Aucun plan basé sur le traitement social du chômage n’a donné de résultats ni en France, ni ailleurs. En revanche, force est de constater que les Etats ayant pratiqué des plans économiques libéraux du chômage ont réussi le plein emploi, c’est-à-dire un chômage de moins de 5% et un temps de chômage n’excédant pas 6 mois.
Eu égard aux expériences tant françaises qu’étrangères, le gouvernement qui succédera à celui de Jean-Pierre Raffarin, ne devrait pas s’enfermer dans une logique doctrinaire visant à satisfaire de manière sémantique l’opinion publique, mais devrait oser prendre les mesures économiques qui s’imposent et s’y tenir, quelles que soient les réactions de la rue. Un gouvernement, sûr de ce qu’il entreprend et des résultats qui en découleront, ne peut convaincre l’opinion publique du bien fondé de sa politique que s’il tient bon face aux difficultés que peuvent lui créer des mouvements d’opinion.
A terme, si le chômage recule de manière sensible, les électeurs le reconnaîtront aux urnes. Alors, le résultat du referendum aura été salutaire, la confiance étant restaurée et le prestige de la France, sur le plan international, retrouvé. Au cas où ces conditions seraient réunies, la France pourrait être écoutée en cas de renégociation du Traité instituant une Constitution Européenne.
Aussi, la seule inconnue dans cette équation que représente la solution des deux problèmes clé est la volonté d’entreprendre des Français. Aucun gouvernement ne pourra résoudre ces problèmes si cette volonté ne se manifeste pas avec force et conviction.
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lundi, 30 mai 2005
La France est malade, l'Europe tousse et notre politique vascille
Un fossé magnifique s'est créé ces dernières années entre une démocratie représentive de qualité mais calquée sur des modèles sociétaux et intellectuels du XXème siècle, puis une démocratie participative excessive, indicateur concret de l'évolution rapide, flexible et intuitive de citoyens travaillant en réseau sans "foi ni loi" sinon celle de vouloir être entendu.
J'ai participé ces dernières années à des travaux visant à expliquer aux acteurs politiques de notre pays les raisons de l'abstention aux différentes élections, les risques encourus puis les leviers à actionner pour accompagner un changement de fond de notre fonctionnement civique.
Les instances restent sourdes bien que conscientes des problématiques et parfois même en possession de certaines solutions.
Mais où est donc notre belle aventure Gaulliste où l'intérêt de la nation était vraiment au coeur des préoccupations?
La réforme de notre système n'est pas uniquement à effectuer sur nos sytèmes structurels, nos modèles d'organisations administratives, elle est aussi à faire dans notre manière d'écouter son voisin, de comprendre sa préoccupation, de proposer une solution concertée et efficace, s'engager avec courage dans une politique de résultats. Tout ceci aura pour résultat des votes conscients et satisfaits sur des programmes concrets et non plus des promesses démagogues en période électorale toujours plus folles et inconcevables.
La France a aujourd'hui le référendum qu'elle mérite. L'amertume est grande en écrivant ces mots et la honte est en embuscade quand je pense à mes aieux pour qui la paix des peuples et la liberté de chacun était au centre de tous les projets.
Liberté de vivre, de consommer, de penser, mais aussi d'entreprendre, de réussir, de se développer collectivement et personnellement. Pourquoi aujourd'hui il est devenu mal d'entreprendre, pourquoi ne pouvons pas gagner de l'argent sans devoir financer son voisin oisif et non responsable?
Pourquoi la France semble être le dernier pays au monde au le mot libéral fait peur? Le libéralisme est le seul système viable qui permette le développement collectif. Il suffit d'étudier en quelques minutes les endroits sur la planète où la population migre en hâte....
Nos hommes politiques doivent apprendre à être responsables, responsabiliser leurs administrés et citoyens, apprendre à parler du libéralisme au quotidien, de proximité comme le fait toute la classse politique grecque avec élégance et résultat.
Soyons fiers d'être entrepreneurs, engagés, soyons courageux et fiables. Nous ne sommes que des hommes au service d'autres hommes avec nos faiblesses, nos travers, mais aussi nos grandes richesses: enthousiasme, créativité, initiative, partage, écoute, transparence, investissement......
Geoffroy VILBERT
14:17 Publié dans Actualités , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La déclaration commune de la présidence de l'UE, de la Commission et du Parlement Européen [ 30/05/05 - 07H32 ]
Après le non français à la Constitution européenne Le président en exercice de l'Union Européenne, Jean-Claude Juncker, et de ses homologues de la Commission et du Parlement européens, José Manuel Durao Barroso et Josep Borrell ont fait dimanche une déclaration commune dont voici le texte intégral :
«Les électeurs français ont choisi aujourd'hui dimanche 29 mai de dire non à la ratification du Traité constitutionnel. Nous en prenons acte.
Nous regrettons ce choix venant de la part d'un Etat membre qui est depuis 50 ans l'un des moteurs essentiels de la construction de notre avenir commun.
Nous respectons entièrement l'expression du suffrage démocratique qui s'est manifesté à l'issue d'un débat intense. Le résultat du référendum français mérite une analyse approfondie, en premier lieu de la part des autorités françaises. Il faudra leur en donner le temps nécessaire. Les institutions européennes devront également, pour leur part, réfléchir, le moment venu, sur les résultats de l'ensemble des processus de ratification.
Il faut rappeler par ailleurs que neuf Etats membres représentant presque la moitié (49 %) de la population européenne ont déjà ratifié le traité constitutionnel, y compris dans un cas par le biais d'un référendum largement positif (Ndlr, en Espagne), et que la majorité des Etats membres n'a pas encore eu l'occasion de mener à son terme le processus de ratification.
La teneur du débat en France et le résultat du référendum renforcent par ailleurs notre conviction que les responsables politiques nationaux et européens doivent faire davantage pour expliquer la vraie dimension des enjeux et la nature des solutions que seule l'Europe peut apporter. Nous continuons à croire qu'une réponse au niveau européen reste la meilleure et la plus efficace dans un contexte de mondialisation accélérée.
Nous devons nous interroger sur le rôle de chacun d'entre nous -- gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile -- pour contribuer à une meilleure compréhension de ce projet qui ne peut pas avoir de légitimité propre sans être à l'écoute des citoyens.
La construction européenne est par nature complexe. L'Europe a déjà connu des moments difficiles et elle a su à chaque fois en sortir renforcée, meilleure qu'avant, prête à faire face aux défis et aux responsabilités qui sont les siens. Aujourd'hui, l'Europe continue et les institutions fonctionnent pleinement. Nous sommes conscients des difficultés mais nous avons confiance que de nouveau nous trouverons les moyens de faire progresser l'Union européenne. Nous sommes déterminés ensemble à y contribuer».
PS: La France a mal, mais les Français ne s'en rendent pas compte...
Geoffroy VILBERT
11:08 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




