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jeudi, 21 avril 2005
Economie libérale ou économie sociale : Thé ou café….?
Quel délicieux moment que de se délecter d’un nectar marbré noir face à Saint-Germain…« Garçon, un café, l’addition »….Pourtant au regard du développement de notre vieille Europe, force est de constaté que la pause café est charmante, envoûtante mais que le tea time est efficace.
Nos voisins britanniques sont différents, c’est vrai, mais quelle école de la vie et du pragmatisme citoyen. Quelle réussite sur le plan social ! D’après vous, la réussite sociale réside-t-elle dans la capacité d’une civilisation à fournir à ses pairs des moyens de survie où plutôt de donner à toutes les générations les moyens de vivre en respectant ses voisins? Nous pourrons, nous français chauvins, trouver de nombreuses failles au système britannique au regard du bastion des privilèges à la française, je ne parle pas d’acquis sociaux mais bien des privilèges d’une poignée d’individus revendiquant la représentativité de millions de travailleurs libres et acharnés. Mais ne nous y trompons pas, ces failles n’en sont pas. 4,7% de chômage en Grande Bretagne, une insécurité de l’emploi diminuée de moitié en 4 ans, une stabilité dans le travail à peine plus faible que la France. Ne confondons pas instabilité et insécurité. Qu’est-ce qui importe le citoyen moderne ? Est-ce d’avoir un emploi pour une durée illimitée qu’il sait ne pas l’être vraiment ou un travail et la rémunération qui l’accompagne pour toute la durée de sa vie ?
Quand les accords sur le contrat social de Lisbonne ont tiré les sonnettes d’alarme et ont permis de positionner en priorité absolue l’emploi comme moteur du développement de nos pays occidentaux, la Grande Bretagne s’est immédiatement dotée d’outils performants (aides aux personnes âgées, insertion des jeunes, intégration des femmes au foyer, politique familiale coordonnée). Tous ces outils sont venus au secours d’une économie souffrante diminuant les dettes en maladie, dopant la consommation, procurant à trois générations l’envie de construire quand en France on sacrifie deux générations pour préserver les acquis d’une troisième.
La clé n’est même pas l’outil, ni la loi, ni la sanction fondamentalement, il s’agit de la responsabilisation du citoyen. Les anglais sont responsables, du plus simple des ouvriers au ministre, ils assument, ils ont du courage, ils croient en ce qu’ils font. Ils s’impliquent, ils s’engagent. Ils reconnaissent leurs erreurs, font des choix audacieux, mettent tout en œuvre pour réformer, vont au bout des choses. Ils ne craignent pas l’échec. Si la situation est difficile, l’objectif inaccessible, ils préfèrent en être conscients, affirmer leur incapacité à atteindre ces objectifs. Une fois conscients, en personnes responsables, ils vont mettre en ordre de marche un nouveau plan d’action, ajusté, calé plus justement au regard de leur environnement. Alors qu’en France, on constate encore et encore. On identifie des solutions, on monte des structures pour être sûrs ces solutions sont bonnes, on observe la nécessité de réformer tel ou tel pan du système pour atteindre cet objectif. A ce moment précis, c’est l’échec, les forces de l’immobilisme se mobilisent (paradoxal) et nous restons à nous battre connaissant d’avance les résultats : le néant, le non-projet, le développement mou, pour ne pas dire l’enfoncement dramatique d’un système dans un gouffre intemporel.
Mais alors que se passe-t-il alors dans la tête de notre cher voisin britannique ? Et bien il a en référence, son député, son maître d’école, son patron, son représentant syndical, tout cet environnement économico-politico-social qui a toujours su faire preuve de cet engagement au service de la réussite. Nos voisins nous livrent un message d’espoir que seuls quelques miles marins nous empêchent d’entendre. Soyons responsables et tout ira mieux. Croyons en nous et travaillons pour réussir. L’évolution du monde moderne s’est faite sur le travail comment comptez vous transmettre un monde de paix à vos enfants en construisant tout sur l’oisiveté?
Alors mes chers concitoyens, buvons du thé, c’est peut-être la clé…
Geoffroy Vilbert
18:38 Publié dans Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mauvaise occupation du terrain sur l’aile droite…. !
Depuis quelques semaines à Paris, il souffle un vent de campagne. J’aurais préféré vous dire qu’il apportait les odeurs de printemps, mais ici c’est plutôt le « périfog », c’est espèce de brouillard mêlé de gaz d’échappement en tous genres qui parcourent les rues de la capitale, un sacré programme pour la politique de la ville mise en musique avec les « Verts » (pas ceux de Saint Etienne, ceux là existent encore… !)
Malgré tout la campagne est bien là: débat de rue à la Défense, des bouches de métro tenues par les distributeurs de tracts à la sauvette, réquisition d’écoles, salles polyvalentes dans les quartiers pour tenter de trouver des idées, des bonnes raisons, des boucs émissaires….Bref tout le décor est planté mais par qui ?
La gauche est en pleine explosion, dit-on dans les chaumières, les communistes n’existent plus et la ligue révolutionnaire (il ne faut pas oublier la signification du sigle) est un parti démago…peut-être, si je me laissais aller à une opinion personnelle, je dirais sûrement. Mais pourtant qui occupe le terrain ? LA GAUCHE… ! L’aile droite se sait pas gérer son espace, elle est pro en stratégie d’équipe (ou plus souvent individuel) « sur le collectif on s’améliore mais pour nous c’est nouveau » avouent certain, « avec un capitaine d’équipe en bonne condition, c’est plus simple » pourraient dire certains autres et pourtant…. Le terrain reste vide à droite, pas d’attaque, même pas de défense et on voit grimper le « cartel du Non»
Logique, on confie le terrain du Oui à une gauche en déperdition…..alors français de droite et de Navarre pourquoi avez-vous peur d’être à droite, occupez le terrain, les matchs ne se jouent qu’avec les deux ailes…. !
18:17 Publié dans Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




