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dimanche, 20 novembre 2005

Des fourmis rouges à Paris….

Note d’humeur rédigée à Paris par Geoffroy VILBERT, un certain 20 novembre 2005.

Derrière ce titre qui pourrait prévenir de la sortie d’un nouveau film au scénario catastrophe se cache une autre réalité : le travail consciencieux des militants de la gauche (très) plurielle sur le terrain.

Pour que notre pays gagne en démocratie, j’étais déjà inquiet de l’absence des militants de droite sur le terrain lors de la campagne orchestrée pour le référendum du 29 mai dernier.Je renouvelle cette alerte à ceux qui voudront bien l’entendre. Dans un pays moderne, libre donc puissant, un « match » ne se joue pas uniquement sur l’aile gauche, nous devons consolider notre aile droite sur le terrain des relations avec les électeurs.

Faudra-t-il attendre qu’il soit trop tard pour partir sur les marchés et autres lieux de rencontres avec les électeurs ? Redirons-nous toujours que le débat est faussé et que les messages sont tronqués ? Mais depuis toutes ces semaines où je vais faire mon marché dominical comme tout parisien, je ne vois toujours que les militants LCR distribuer le journal « Rouge » haranguant la foule de slogans toujours plus mobilisateurs les uns que les autres. « Pourquoi EDF doit rester public ? », « Déclarons l’état d’URGENCE SOCIALE », « Sarkozy doit partir… ». Réveillons-nous… !

Quand « Le Parisien » du même jour titre « La France vire à droite », les marchés de l’est parisien sont investis des « élites de gauche » et trouvent un écho certain. Alors même que la campagne pour les élections municipales situe l’enjeu de la « bataille » à l’est.

Le travail des fourmis rouges ne date pas d’aujourd’hui, il maintient ainsi l’état d’ignorance de nos chers électeurs à un niveau tel que les idées passéistes font et feront toujours les ravages que l’on connaît quand les urnes parlent, où plutôt hurlent ! Le grand stratège chinois Sun Tsu disait, entre autres choses, que la meilleure stratégie d’attaque devait mener tranquillement l’eau au pied de la montagne avec fluidité et force pour fragiliser le roc à l’apparente invincibilité.

La droite républicaine doit jouer son rôle pleinement pour participer au savant équilibre qui caractérise les démocraties modernes. Elle doit se fondre avec le paysage républicain et faire passer ses idées républicaines sans complexe et ne pas croire que les « électeurs ne peuvent pas comprendre ». C’est vrai que les efforts en matière de pédagogie et de communication seront importants à faire quand des générations entières sont éduquées par une administration marquée au fer rouge.

Mais des espoirs sont permis. Les générations actuelles sont lasses des combats d’un autre âge où l’on oppose le social au capitalisme, la droite à la gauche et où l’on associe l’entreprise au mal, le fonctionnariat à un projet de vie, l’assistanat à un modèle de société. Pourquoi maintenir nos électeurs dans l’ignorance sinon pour mieux les contrôler et conserver jalousement un pouvoir d’un autre temps tenu par une minorité consciente de sa position favorable mais finalement avar de partage et de solidarité.

Nous ne devons pas rester dupes et ouvrir les yeux sur un monde globalisé qui illustre quotidiennement que le travail est une valeur fondamentale, que le loisir reste un luxe et pas un fondement sociétal, que l’entreprise créé les richesses que les peuples se partagent, que chacun est libre de créer pour lui et son prochain.

Diffusons ces messages d’espoir venus de pays qui avancent et qui réussissent sur des valeurs que nous avons perdues après les avoir longtemps proposées au monde entier. Mais attention, le pays tout entier parle des ghettos de banlieue qui créent des communautés d’individus exclus pour une multitude de raisons. Prenons garde de ne pas « ghettoïser » les républicains de droite qui se congratulent entre gens convaincus mais qui, sortant des enceintes autorisées à penser, se retrouvent dans une société au visage nouveau comprenant mal les motivations et les raisons justes pour lesquelles nous souhaitons proposer une autre politique.

N’ayons pas peur de rompre avec les méthodes dépassées, je ne crois pas à une rupture des systèmes mais à une évolution de ceux-ci de manière profonde grâce à une rupture des méthodes.

Si nous n’agissons pas aujourd’hui, nous seront responsables d’avoir laissé faire ces fourmis rouges et légueront à nos enfants une Europe vieillie, pauvre, sans ressources, sans avenir et surtout tellement décalée par rapport au nouveau monde qui se présente à nous. Nous devons participer activement à ce nouveau monde, rien ne sert de lutter contre, il faut faire avec, jouer ses règles pour espérer un jour influencer les décisions qui iront dans le sens d’une démocratie mondiale et d’une plus grande équité entre les hommes et les femmes.

Soyons courageux, fiers et restons libres d’être politiquement engagés. Engagés à respecter les hommes et les femmes qui composent notre société multiculturelle aux richesses infinies, respecter les créateurs d’entreprises républicaines, car seuls ceux qui créent permettront un partage. Créons sans relâche les espaces de liberté de demain, ouvrons-nous sur le monde extérieur car la France n’est pas le centre du monde de demain, encourageons l’innovation car un peuple libre est un peuple qui invente, communiquons de manière transparente car un peuple libre est un peuple qui sait.

Note d’humeur rédigée à Paris par Geoffroy VILBERT, un certain 20 novembre 2005.

14:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Envoyer cette note

Commentaires

Pourquoi personne n'a le courage de dire à ces tartufes qui pretendent défendre le service public au nom de l'usager que ce qu'ils défendent c'est leur rente de situation.
Ce sont les mêmes qui entendent réserver l'emploi de ces entreprises en priorité pour la famille, les camarades et les amis des amis. Je m'abstiendrais de parler de leur vitrines démocratiques comme le syndicat du livre.
Qui a vu un médecin tirer une balle dans le pied de son patient à période réguliére pour lui éviter de perdre un jour l'usage de sa jambe et c'est pourtant ce que ces plaisantins nous racontent lorsqu'ils nous transfoment en otages au nom de la défense du service public.

Ecrit par : sèbe | dimanche, 20 novembre 2005

Je me demande en effet pourquoi le courage manque à ceux qui ont la parole. Ils préfèrent organiser des luttes juridiques comme celle de l'affaire du CE de EDF qui est soigneusement dissimulée par une presse de gauche acquise à la cause....

Peut être cette lute idscrète est-elle plus profonde et durable, mais de toutes façons trop lente à mon goût...

Ecrit par : Vilbert | dimanche, 20 novembre 2005