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jeudi, 10 novembre 2005

"Service Public: pourquoi ça coince?"

Par Martine Rodriguez, Directrice des Publications 

Dans son ouvrage[1], P. Galy, énarque, ancien PDG de la SNCM, aujourd’hui élu local, se livre à une réflexion alerte et riche d’exemples sur les dysfonctionnements de notre service public, en insistant sur la comparaison avec le secteur privé, pour aboutir à une conclusion plutôt optimiste pour l’avenir.

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(1) "Service public: pourquoi ça coince?", Philippe Galy, Eyrolles, 2005, 142p.

12:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Envoyer cette note

Commentaires

L'analyse de l'ouvrage me paraît limpide et le contenu de l'ouvrage m'inspire quelques réflexions.
La réforme de des services publics en France semble reposée sur deux axes principaux:

-le premier consiste à diminuer le personnel, par diverses méthodes, dont la principale est de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux
-le deuxième est celui de la sous-traitance pure et simple de certaines tâches ou parties de tâches aux entreprises du secteur concurrentiel.

Le premier de ces axes soulève l'ire des syndicats et le deuxième est voué aux gémonies de tous, au prétexte que le secteur concurrentiel est guidé par le bénéfice et non pas par l'intérêt général.

Pour avoir participé et contribué à rationaliser et à réduire considérablement les coûts de fonctionnement d'une grande Institution Européenne, je mesure le peu d'efficacité de ces deux axes sur l'amélioration du service public.

A mon sens, pour réussir la réforme des services de l'Etat il convient d'abord de définir de manière claire le périmètre de sa mission régalienne. En effet, seule sa mission régalienne relève de la seule et entière responsabilité de l'Etat.

Une fois ce périmètre défini, sans ambiguité, il est important de distinguer les tâches qui ne peuvent être assumer que par des fonctionnaires de l'état de celles qui peuvent être confiées au secteur concurrentiel. Enfin en ce qui concerne ces dernières tâches, il y a lieu de les classer en deux catégories:

-celles qui doivent être accomplies par des entreprises du secteur concurrentiel sous le contrôle direct de l'autorité de l'Etat et qui s'exerce selon la méthode que l'on défini en anglais comme le "facilities management", et
-celles qui peuvent être sous-traitées purement et simplement, mais sur la base d'un cahier de charges techniques très rigoureux en ce qui concerne le niveau et la qualité de service requis.

Lorsque ce schéma est bien mis en oeuvre, des économies seront réalisées en raison de la rationalisation des méthodes de travail et non pas de la diminution de la masse salariale.

Ecrit par : J-A Tsimaratos | lundi, 14 novembre 2005