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dimanche, 21 août 2005
« Dé-collage » ou déprime, Français il faudra choisir…. !
Assis confortablement à ma table de bureau sur lequel s’entassent de manière anarchique journaux, magazines et livres en tous genres, je fais le point cette fin de dimanche pour réfléchir à la manière la plus efficace de donner un élan efficace à la semaine qui arrive.
Je regarde d’un bref coup d’œil derrière moi pour apercevoir mes « grands aînés », ces bâtisseurs d’Europe, afin de trouver le courage d’idées constructives. J’aperçois aussi mes « jeunes aînés », ces bâtisseurs de barricades, pour leur emprunter une certaine verve et leur abandonner illusions et manque de responsabilités…Et du haut ma trentaine je prépare mes fers pour les mettre aux feux et construire cet avenir que tous les français attendent. Eh oui, quand la France doit avancer et prendre son courage à deux mains, les Français attendent, l’histoire ne fait que se renouveler…
Le Paris « Capitale de Lumières », centre du monde (celui des Français), est bien loin de l’image de parc d’attractions vieillissant à laquelle nous renvoient toutes les analyses du monde moderne. Nous devons malgré tout nous poser la question de la place que nous souhaitons tenir aujourd’hui pour la conserver demain…
Voulons-nous d’un musée de l’histoire occidentale, qui soit dit en passant est bien récente comparée à celle de l’Asie, ou souhaitons-nous participer à la marche du monde conduite par des hyper puissances à l’efficacité redoutable ? Voulons nous subir les bras croisés les assauts toujours plus pressants de ces hyper puissances ou voulons jouer dans la « cour des grands » et apporter à ces nouveaux mondes l’enthousiasme intellectuel d’une région qui a construit la guerre parfois mais la Paix souvent ?
Nos régions sont riches en savoirs techniques, de la terre nourricière à l’espace ou de la charrue à l’Airbus... Elles ont vécues tous les évolutions des religions : des croisades aux JMJ…De plus, notre sol est nourri du sang de générations entières venues du monde entier pour défendre la liberté et l’égalité entre les hommes. Le devoir de mémoire rempli les colonnes de nos journaux mais pas assez l’esprit de nos concitoyens.
Conscient de ses richesses comment pouvons douter de notre capacité à rester dans la course ? Je souhaite que ces lignes soient résolument optimistes pour fuir ce marasme intellectuel et économique qui envahit notre pays guidés par des hommes d’un autre temps qui tentent de jouer à des jeux aux règles nouvelles, exigeantes mais terriblement passionnantes pour nos futures générations à conditions que nous nous les approprions…
Quand les USA effraient par leurs 250 Millions d’armes à feu en circulation ou par l’endettement abyssal engagé pour doper un système économique qui faire tourner la planète terre (ou devrais-je dire la planète pétrole…), quand les USA effraient donc, la Chine angoisse le citoyen européen au moment où, dans les bacs de son magasin favori, il voit son Tee-shirt favori fabriqué à l’autre bout de la planète. Mais que voulons-nous enfin ? Faire le tour de la Terre en quelques heures pour découvrir ses richesses et partager ces émotions avec 6 milliards d’individus, payer des biens de consommation toujours moins chers pour se permettre dépenser plus en loisir et autres dépenses personnelles futiles ? Il faut savoir, ce monde refoulé aujourd’hui est celui construit autour des feux de camps et des sérénades de guitares nocturnes chantées de la Creuse au Limousin ou du Cantal au Finistère. Alors assumons ces choix et adaptons notre pays au monde qu’il a fabriqué sciemment…
Pourquoi renier notre engeance ? Pourquoi toujours accuser le voisin ? Chers concitoyens nous manquons de courage ! Tous : hommes politiques, chefs d’entreprises, salariés des « acquis », brefs tous avons notre part de responsabilité. Il faut avoir la tête haute et s’adapter. Mon expérience professionnelle m’a amené dans le monde du contrôle aérien, j’y ai appris principalement deux choses : la première : être responsable de ma vie et de celle de ceux qui m’ont confié la leur en me permettant le contrôle de leur appareil ; la seconde : savoir prendre une décision et l’assumer tout en se préparant à en prendre une nouvelle dans le cas où la première se montrerait insuffisante car les éléments environnementaux, par essence non maîtrisables, me l’imposeraient.
Nous devons donc prendre la situation actuelle en main et plutôt que de trouver des responsables, trouvons des solutions.
Par exemple, pour ce qui concerne la Chine, pourquoi avoir peur de leur transmettre certains de nos savoir-faire ? Nous aurons nos « chers » biens de consommation toujours au meilleur prix et avec une qualité accrue. De plus, nos entreprises riches de nouvelles capacités d’investissement grâce à leurs capitaux inespérés pourront développer de nouveaux savoir-faire et rester ainsi leader sur leur marché et en plus en s’ouvrant de fait un marché chinois (ou américain) dans lequel la consommation reste très soutenue.
Les emplois ? Et bien nous avons su passer des champs aux usines, pourquoi ne serions nous pas en mesure de passer d’ouvriers de production à ouvrier de maintenance, de recherche et développement, pourquoi ne pourrions nous pas développer des compétences plus efficaces en marketing et en commerce ? A moins que ce soit un manque de courage, je ne vois pas de raisons suffisantes pouvant empêcher ces évolutions dans nos métiers…
A la fin du 19ème siècle, un télégraphiste des Postes Françaises a su devenir explorateur reconnu mondialement pour terminer sa carrière comme un des grands diplomates français de son temps (comprendre, Auguste Pavie). Alors pourquoi ne serions-nous pas animés de ses mêmes envies de développement, de croissance, de projets, d’avenir tout simplement ? Toujours pas manque de courage mais pas autrement.
Alors soyez « collez » à vos idées et vous finirez par observer impuissants et déprimés les touristes chinois, indiens et américains dans nos campagnes verdoyantes. La meilleure solution ne serait-elle pas de se souvenir de nos aînés et prendre notre courage à deux mains sans attendre le secours d’autrui. Nous sommes tous les artisans de notre propre chance.
Geoffroy VILBERT.
20:33 Publié dans Construction Européenne | Lien permanent | Envoyer cette note




