jeudi, 25 mai 2006
Mi-2006: le temps de faire le point pour le réseau 2006
Pour découvrir l'ensemble des éléments nouveaux (agenda, nominations) au sein du Réseau SOCRATES, voici le compte-rendu complet
En bref:Les décisions prises par le Bureau du Réseau SOCRATES :
A la suite d’un débat approfondi, le Bureau a adopté les décisions qui suivent :
v Nouvelle organisation :
o Réseau SOCRATES à Paris composé du Bureau du Réseau (fondateurs, directrice de la publication, directeur adjoint des publications et directeur des opérations) + Comité Directeur (Bureau+présidentes et présidents des SOCRATES géographiques + ressources opérationnelles (1 à 2 personnes))
o SOCRATES Europe à Bruxelles
o Transfert du siège de SOCRATES Méditerranée de Tunisie au Maroc
o SOCRATES Atlantique à Londres
v Décisions ad personae :
o M. Awad CHAM est nommé Président de SOCRATES Europe et se charge d’organiser la structure à Bruxelles
o Mme Aïcha AMRANI est nommée Présidente de SOCRATES Méditerranée et se charge d’organiser la structure à Casablanca.
v Agenda du réseau :
o 8 et 9 juin 2006 : Réunion du Comité de Suivi du Congrès d’Alger à Bruxelles pour présenter des projets du réseau.
o 12et 13 juin 2006 : Colloque ADICR à l’UNESCO http://unipronet.celeonet.fr/adicr
o Proposition d’un Colloque avec la Fondation Jean MONNET fin d’année 2006 ou début 2007
En attendant de vous revoir prochainement, les 12 et 13 juin prochain à l'UNESCO (programme définitif validé mercredi par l'ADICR), nous vous remercions de votre soutien et nous tenons à votre disposition.
14:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)
Réseau SOCRATES - REnouvellement et réorganisation
Le réseau SOCRATES se renouvelle et poursuit son développement renforcé par de nouvelles structures, SOCRATES Méditerranée à Casablanca et SOCRATES Europe désormais basé à Bruxelles.
Pour plus d'informations www.socrates-network.info
Geoffroy VILBERT.
Président Co-fondateur
14:35 Publié dans Actualités , Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 29 décembre 2005
Nouveau site web du réseau SOCRATES
Le site du Réseau SOCRATES développe sa plate-forme pour toujours mieux servir ses membres.
Désormais, en vous connectant vous avez accès à un:
- Site internet complet décrivant les ambitions, l'organisation et les activités de l'ensemble du Réseau
- Espace FORUMS: publics et privés, ces forums contribuent à animer les réflexions en amont des Travaux Pratiques, Colloques et Publications Officielles.
- Wiki - Encyclopédie: cet espace permet sur la base d'un document numérisé (rapport, études etc...) d'enrichir le document de manière collective et interactive
- Intranet: cet outil est réservé à l'équipe dirigeante en vue de mieux coordonner les activités afin d'atteindre les objectifs fixés.
Bonne visite et surtout profitez pleinement de ces nouvelles plates-formes, de Paris, Bruxelles, Athènes, Lisbonne à Tunis, Alger......
pour Geoffroy VILBERT
20:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)
La dictature de la pensée unique
par Jean-André Tsimaratos, vice-président de SOCRATES[1]
Président de la Commission Génération de France République[2][3]
L’année 2005 qui se termine a été marquée par des événements importants qui pèseront sur l’avenir de la France et sur l’évolution de l’Europe. Mais ce qui nous préoccupera aujourd’hui concerne essentiellement la France et les perspectives qui s’ouvrent devant elle.
L’événement majeur de l’année a été la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel de l’Union Européenne. Le vote souverain du peuple français a été massif et clair. Le projet a été rejeté.
Au-delà des convictions des uns et des autres, les conséquences de ce vote ont entraîné une paralysie de l’action politique et une grande confusion dans les états major des partis politiques. Sans doute ce vote n’est pas étranger à la défaite de Paris concernant les JO de 2012 et la marginalisation de la France au sein de l’Union Européenne, notamment de ses Institutions.
Beaucoup a été dit et écrit sur les causes de ce rejet. Tout a été passé en revue, de la mondialisation à la perte de la souveraineté en passant par le libéralisme, la politique gouvernementale et la défense du modèle social français ! Tout ce que la France compte de politologues, de philosophes, de sociologues et de journalistes qui occupent le terrain, représentés par les plateaux de télévision, ont exprimé un avis fondé sur le seul diagnostic qui fait unanimité, à savoir que les tenants du oui n’avaient pas su expliquer aux français les avantages que représentait la Constitution pour eux.
Personne, parmi ces doctes personnalités, n’a imaginé une seule seconde que les Français aient pu réagir au discours convenu, selon lequel le Traité était soumis à leur décision souveraine pour les associer, enfin, après cinquante années de construction européenne élaborée dans le secret des cabinets ministériels, mais qu’ils n’avaient qu’une seule option, celle de l’approuver, faute de quoi l’Union Européenne élargie ne pourrait pas fonctionner !
La pensée unique, qui régente la France depuis 1968, sévissait une fois de plus et cette fois gauche et droite, favorables au Traité, confondues ! Pour la première fois nous assistions à une mutation de la pensée unique, qui est le moteur de la gauche, vers la transversalité gauche-droite. La raison en est simple : le PS qui voyait le plancher de sa base se dérober sous les coups de butoirs des ambitions des uns et des autres avait besoin de la droite pour ne pas perdre le pari de sa direction.
Mais dès le résultat connu, la pensée unique a retrouvé son camp naturel. Le soir même du référendum la gauche ayant appelé à voter non se retrouvait à la Bastille pour fêter sa victoire, en oubliant que 15% sur les 55% appartenait à l’adversaire honni, le Front National.
Imagine-t-on quelle aurait été la réaction de cette gauche si le oui l’avait emporté par le même résultat de 55% avec le Front National étant dans le camp du oui pour le même pourcentage. A-t-on oublié la campagne de haine et de diffamation exercée sur la droite lors des élections régionales pour la contraindre à ne pas accepter les voix du FN, même sans négociations. Tout cela a été escamoté, passé au chiffon de l’oubli, car cette gauche là n’a de valeurs que celles qui lui conviennent.
Le FN est l’épouvantail créé par la gauche pour limiter les dégâts de la déroute escomptée et vérifié lors des législatives de 1986. Le succès de l’opération a convaincu la pensée unique de l’utiliser à toutes les sauces pour culpabiliser la droite parlementaire et l’empêcher de gouverner. Ainsi gouverner avec le FN était honteux, mais gouverner à cause du FN c’était glorieux !
Pendant presque vingt ans cela à marcher sans accrocs. Puis est arrivé 2002, qui constitua un retour du bâton douloureux pour la gauche, qui fut non seulement battue mais forcée d’appeler au secours la droite parlementaire en demandant à ses électeurs de voter pour son candidat resté seul face à Le Pen. Aux élections régionales l’épouvantail a de nouveau joué en faveur de la gauche et au référendum, nouveau retour du bâton, le Pen assurant la victoire de la gauche réactionnaire. Evénement passé sous silence…
L’autre événement majeur a été l’embrasement des banlieues suite à un incident, déplorable certes car il y a eu mort de deux adolescents, mais qui n’aurait certainement pas pris l’ampleur qu’on lui a connue si les causes du malaise n’étaient pas beaucoup plus profondes et cultivées depuis plus de vingt ans.
Pendant trois semaines, plusieurs cités de l’hexagone ont connu un climat insurrectionnel que le gouvernement, sous la conduite de son ministre de l’Intérieur, a géré avec l’aide des forces de l’ordre de manière à restaurer l’ordre sans qu’il n’y ait à déplorer la moindre victime. Pendant tout ce temps, Nicolas Sarkozy, n’a pas cédé un pouce de sa détermination de mettre fin à l’embrasement et de restaurer la sécurité, condition sinequanon pour entreprendre une action en profondeur pour sortir ces cités de la désespérance dans laquelle elles ont été enfermées par vingt ans de politiques d’étouffement.
Quelle a été la réaction des tenants de la pensée unique dès le lendemain de la première nuit d’émeutes : la condamnation de Nicolas Sarkozy pour des propos qu’il avait prononcé quelques semaines auparavant, dans une cité autre que celle où ont commencé les incidents et dans des circonstances dramatiques au cours desquelles un jeune enfant du quartier avait été tué lors d’une fusillade entre marchands de drogue. Aucune relation n’existait entre les deux événements. Rien n’était venu perturber la vie de la cité où avaient été tenus les propos reproché au ministre, au lendemain de l’incident qui avait provoqué ces propos. Le laps de temps écoulé entre les propos incriminés et l’événement ayant entraîné les émeutes était supérieur à deux semaines.
Comme d’habitude, les tenants de la pensée unique faisant fi de ces considérations et conscients que rien ne justifiait les émeutes, occultaient la réalité des faits, pour se concentrer sur des propos prononcés, dans d’autres circonstances, par celui qui est devenu leur bête noir car il assène des vérités vécues par des gens simples, dans un langage compréhensible par eux. Ils ont ainsi fourni un alibi pour la poursuite des émeutes et leur amplification.
Résultat, malgré la campagne de haine conduite par la meute de cette pensée, les Français font de plus en plus confiance à Nicolas Sarkozy, ce qui fait peur à tous ceux qui tire leurs privilèges et leur confort d’une politique de complaisance.
Mais la pensée unique ne désarme pas facilement. Aussi, a-t-elle décidée de franchir toutes les frontières de la décence en prétextant dans un premier temps que l’action de Nicolas Sarkozy était de nature à flatter les électeurs du FN. Aucun des grands ténors, dits les éléphants, du PS ne s’est privé de prendre part à la curée, demandant notamment sa démission.
Constatant le peu d’effets de cette campagne de dénigrement, ils se sont tournés vers leurs alliés associatifs qui n’ont pas hésité de publier l’affiche représentant Nicolas Sarkozy et appelant à voter Le Pen. Pas un seul responsable de la gauche n’a pris la peine de condamner cet amalgame, indigne du combat politique loyal.
Mais ils ne se sont pas privés d’exiger de l’UMP de sanctionner Eric Raoult qui, dans le cadre de ces responsabilités locales, a estimé que la ville de Clichy s/bois « était une honte pour la France et qu’il convenait de la placer sous tutelle ». Ils ont été jusqu’à demander au Président de l’Assemblée Nationale de retirer le mandat de vice-présidence obtenu par Eric Raoult, suite à un vote démocratique de ladite Assemblée, feignant ignorer la procédure qui s’applique dans un tel cas.
Ainsi, selon les tenants de la pensée unique et les responsables du PS, il est plus grave de dire qu’une ville est mal gérée et de demander l’application des dispositions prévues par la loi dans ces circonstances, que de diffamer un homme politique en faisant des amalgames que rien dans sa carrière politique ne permet d’étayer !
Cette campagne malodorante n’est pas prête à s’arrêter. La pensée unique a peur, car loin de désarçonner sa victime, celle-ci réagit avec force et détermination en dénonçant cette pensée unique qui est la cause de tous les maux que connaît la France depuis 1968. A terme, les Français comprendront qu’il faut réagir et marginaliser les tenants de cette pensée, s’ils veulent construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants.
[1] www.socrates-europe.com
09:38 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 20 novembre 2005
Un ministre en rythme…
Samedi 19 novembre 2005 se créé à Paris l’entité française du réseau d’entrepreneurs SME Union. Cette initiative, qui a notamment pour vocation de fédérer les chefs d’entreprises des petites et moyennes entreprises dans un monde galopant toujours plus exigeant, est soutenue par le PPE (Parti Populaire Européen). Ceci s’organise dans un contexte où les acteurs politico-économiques de la vieille Europe cherchent avec leurs partenaires d’hier et ceux de demain tous les axes qui pourront constituer des vecteurs de coopération et de développement de l’espace européen dans un monde globalisé en pleine accélération….
L’aventure française, SME Union France, présidée par M Jean Marie VIREPINTE et animée par M Patrick MOULIN, Secrétaire Général, prends son envol sous les meilleures hospices. En effet, sont venues à Paris à cette occasion de nombreux managers européens (britanniques, polonais, belges, allemands ….) pour transmettre un message d’espoir. Quel oxygène pour les entrepreneurs français présents dans la salle que de prendre conscience du fait qu’il ne sont pas les « socio-tortionnaires » que l’opinion française relaie avec force depuis plus de 20 ans.
L’Europe des entrepreneurs elle aussi est en crise mais possède intrinsèquement les ressources nécessaires à sa résurrection.
Mais la présente note veut principalement mettre en exergue un propos tenu par le Ministre français des PME, Renaud DUTREIL. Cette personnalité maintenant bien connue dans le paysage politique français connaît bien son sujet. Il maîtrise le verbe des entrepreneurs, sait séduire son audience avec des mots simples et clairs. Il a vécu, depuis de longues années maintenant qu’il est en charge de ses aspects de notre vie républicaine, de bonnes expériences en région, dans les quartiers sensibles et diffuse un message d’espoir. « L’entreprise républicaine » doit prendre la parole plus largement dans tous les territoires et expliquer à l’opinion que son rôle est éminemment social et citoyen. Ces vérités nous les connaissons bien mais ce qui fut original et intéressant c’est lorsque Monsieur le Ministre a intégré dans son discours (et donc dans son plan d’action à venir) la notion de rythme.
S’est posé alors la question de savoir si les administrations et les entreprises étaient sur le même rythme, si les entreprises françaises et leurs collègues européennes ou internationales étaient elles-mêmes sur le même rythme.
Devant les sourires de bon nombre de participants, politiques ou économiques à ces questions, force était de constater les arythmies nombreuses étaient malheureusement trop bien connues. Il est d’ailleurs intéressant d’évoquer à cet instant de la discussion que dans les travaux qui animent l’Europe aujourd’hui sur les thèmes de l’Intelligence Economique la notion de rythme et de temps est un point tout à fait central.
En effet, le monde connaît une accélération formidable au niveau mondial dans tous les domaines socio-économiques notamment soutenue par les développements formidables des technologies de l’information dans les vingt dernières années.
Une fois la question du rythme posée, qui doit donner ce rythme, comment, dans quels objectifs pour quels résultats ? Les solutions restent à concevoir. A vous entrepreneurs républicains de proposer, un Ministre en rythme vous écoute…
Par Geoffroy VILBERT.
15:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)
Des fourmis rouges à Paris….
Note d’humeur rédigée à Paris par Geoffroy VILBERT, un certain 20 novembre 2005.
Derrière ce titre qui pourrait prévenir de la sortie d’un nouveau film au scénario catastrophe se cache une autre réalité : le travail consciencieux des militants de la gauche (très) plurielle sur le terrain.
Pour que notre pays gagne en démocratie, j’étais déjà inquiet de l’absence des militants de droite sur le terrain lors de la campagne orchestrée pour le référendum du 29 mai dernier.Je renouvelle cette alerte à ceux qui voudront bien l’entendre. Dans un pays moderne, libre donc puissant, un « match » ne se joue pas uniquement sur l’aile gauche, nous devons consolider notre aile droite sur le terrain des relations avec les électeurs.
Faudra-t-il attendre qu’il soit trop tard pour partir sur les marchés et autres lieux de rencontres avec les électeurs ? Redirons-nous toujours que le débat est faussé et que les messages sont tronqués ? Mais depuis toutes ces semaines où je vais faire mon marché dominical comme tout parisien, je ne vois toujours que les militants LCR distribuer le journal « Rouge » haranguant la foule de slogans toujours plus mobilisateurs les uns que les autres. « Pourquoi EDF doit rester public ? », « Déclarons l’état d’URGENCE SOCIALE », « Sarkozy doit partir… ». Réveillons-nous… !
Quand « Le Parisien » du même jour titre « La France vire à droite », les marchés de l’est parisien sont investis des « élites de gauche » et trouvent un écho certain. Alors même que la campagne pour les élections municipales situe l’enjeu de la « bataille » à l’est.
Le travail des fourmis rouges ne date pas d’aujourd’hui, il maintient ainsi l’état d’ignorance de nos chers électeurs à un niveau tel que les idées passéistes font et feront toujours les ravages que l’on connaît quand les urnes parlent, où plutôt hurlent ! Le grand stratège chinois Sun Tsu disait, entre autres choses, que la meilleure stratégie d’attaque devait mener tranquillement l’eau au pied de la montagne avec fluidité et force pour fragiliser le roc à l’apparente invincibilité.
La droite républicaine doit jouer son rôle pleinement pour participer au savant équilibre qui caractérise les démocraties modernes. Elle doit se fondre avec le paysage républicain et faire passer ses idées républicaines sans complexe et ne pas croire que les « électeurs ne peuvent pas comprendre ». C’est vrai que les efforts en matière de pédagogie et de communication seront importants à faire quand des générations entières sont éduquées par une administration marquée au fer rouge.
Mais des espoirs sont permis. Les générations actuelles sont lasses des combats d’un autre âge où l’on oppose le social au capitalisme, la droite à la gauche et où l’on associe l’entreprise au mal, le fonctionnariat à un projet de vie, l’assistanat à un modèle de société. Pourquoi maintenir nos électeurs dans l’ignorance sinon pour mieux les contrôler et conserver jalousement un pouvoir d’un autre temps tenu par une minorité consciente de sa position favorable mais finalement avar de partage et de solidarité.
Nous ne devons pas rester dupes et ouvrir les yeux sur un monde globalisé qui illustre quotidiennement que le travail est une valeur fondamentale, que le loisir reste un luxe et pas un fondement sociétal, que l’entreprise créé les richesses que les peuples se partagent, que chacun est libre de créer pour lui et son prochain.
Diffusons ces messages d’espoir venus de pays qui avancent et qui réussissent sur des valeurs que nous avons perdues après les avoir longtemps proposées au monde entier. Mais attention, le pays tout entier parle des ghettos de banlieue qui créent des communautés d’individus exclus pour une multitude de raisons. Prenons garde de ne pas « ghettoïser » les républicains de droite qui se congratulent entre gens convaincus mais qui, sortant des enceintes autorisées à penser, se retrouvent dans une société au visage nouveau comprenant mal les motivations et les raisons justes pour lesquelles nous souhaitons proposer une autre politique.
N’ayons pas peur de rompre avec les méthodes dépassées, je ne crois pas à une rupture des systèmes mais à une évolution de ceux-ci de manière profonde grâce à une rupture des méthodes.
Si nous n’agissons pas aujourd’hui, nous seront responsables d’avoir laissé faire ces fourmis rouges et légueront à nos enfants une Europe vieillie, pauvre, sans ressources, sans avenir et surtout tellement décalée par rapport au nouveau monde qui se présente à nous. Nous devons participer activement à ce nouveau monde, rien ne sert de lutter contre, il faut faire avec, jouer ses règles pour espérer un jour influencer les décisions qui iront dans le sens d’une démocratie mondiale et d’une plus grande équité entre les hommes et les femmes.
Soyons courageux, fiers et restons libres d’être politiquement engagés. Engagés à respecter les hommes et les femmes qui composent notre société multiculturelle aux richesses infinies, respecter les créateurs d’entreprises républicaines, car seuls ceux qui créent permettront un partage. Créons sans relâche les espaces de liberté de demain, ouvrons-nous sur le monde extérieur car la France n’est pas le centre du monde de demain, encourageons l’innovation car un peuple libre est un peuple qui invente, communiquons de manière transparente car un peuple libre est un peuple qui sait.
Note d’humeur rédigée à Paris par Geoffroy VILBERT, un certain 20 novembre 2005.
14:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2)
jeudi, 10 novembre 2005
"Service Public: pourquoi ça coince?"
Par Martine Rodriguez, Directrice des Publications
Dans son ouvrage[1], P. Galy, énarque, ancien PDG de la SNCM, aujourd’hui élu local, se livre à une réflexion alerte et riche d’exemples sur les dysfonctionnements de notre service public, en insistant sur la comparaison avec le secteur privé, pour aboutir à une conclusion plutôt optimiste pour l’avenir.
Lire la note complete (document pdf)
(1) "Service public: pourquoi ça coince?", Philippe Galy, Eyrolles, 2005, 142p.
12:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1)
mardi, 08 novembre 2005
Nouveau site web du réseau SOCRATES
SOCRATES lance son nouveau site web. Vous pourrez y trouver tous les détails de l'organisation en France et à l'étranger.
Sont mis également à votre disposition
- les publications du réseau.
- un blog de réflexion
- un forum pour les suggestions concrètes.
Bonne visite et à bientôt chez SOCRATES.
Geoffroy VILBERT.
Président SOCRATES Europe
18:38 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 10 juillet 2005
Socrates s'étend vers la Méditerranée...
SOCRATES Europe s'étend vers la Méditerranée pour renforcer sa capacité de réflexion et d'action. Mme Fatima Malki Bensoltane anime et développe cette entité avec le soutien de l'équipe française.
Nous vous invitons donc à visiter le nouveau site web en construction: www.socrates-mediterranee.com.
Vous pourrez à partir de ce site revenir sur le site principal....bonne visite.
Prochainement, un programme complet d'activité vous sera proposé. Nous commencerions par un colloque en fin d'année sur la notion de Genre ou comment nous développer de manière durable en considérant la Diversité globale comme une force formidable.
Cordialement.
Geoffroy VILBERT.
09:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 01 juin 2005
Les Français ont-ils encore envie d’entreprendre ?
Réflexions de Jean-Andre Tsimaratos
Nous sommes le 21 mai 2005 et me voici, depuis deux heures, à 10000 mètres d’altitude en train de voler vers Shanghai dans un Airbus d’Air China. Non pas pour acheter des t-shirts ou des jeans, mais pour vendre aux Chinois de la haute technologie européenne « made in France ». Avec moi, il y a une trentaine de Français qui poursuivent le même objectif.
Autour de moi, il y a une centaine de Chinois, jeunes pour la plupart, qui ressemblent plus à des Américains, par leur accoutrement et leur comportement, qu’à des jeunes ou moins jeunes issus des démocraties populaires…
Cet après-midi, avant de prendre le taxi pour Roissy, je suivais une émission de LCI, dans laquelle officiaient des journalistes, des politologues, des sondeurs d’opinions que je vois et écoute depuis 20 ans, chaque fois qu’une élection approche, le soir de l’élection et les quelques semaines qui suivent l’élection. Depuis 20 ans, pas un nouveau visage !
Et que dire du monde politique. Les mêmes visages qui, depuis 20 ans, nous prédisent des catastrophes avant les élections si les Français ne votent pas pour eux, encore des catastrophes s’ils ne sont pas élus, toujours des catastrophes quand les nouvelles échéances sont là ! Certains d’entre eux parviennent, parfois, à décrocher une infinitésimale parcelle de pouvoir, font le contraire de ce qu’ils avaient promis, se retournent contre ceux qui leur ont permis de posséder cette parcelle de pouvoir et recommencent à prédire les catastrophes.
Et que dire des électeurs et des électrices. Ils ne cessent d’envoyer des messages, allant voter de moins en moins et votant, à chaque élection, le contraire de ce qu’ils ont voté la fois précédente. Ainsi, ils ont donné une forte majorité à l’UMP lors des élections législatives, pour donner deux ans plus tard une encore plus forte majorité à l’opposition aux régionales ! Résultat : les performances de l’économie française s’en ressentent ; et qui paie la note ? Mais évidemment les Français !
Mais revenons-en à notre aréopage de LCI. Que disaient-ils ces éminents commentateurs de la politique française, nourris dans le secteur le plus ultra libéral qui soit, celui des médias, mû par la seule considération qui vaille, l’audimètre. Ils disaient que les Français ne veulent pas entendre parler de libéralisme, qu’ils sont attachés à leurs acquis sociaux, qu’ils ne veulent pas de réformes et qu’ils veulent que rien ne bouge. Ils poursuivirent, dans leur docte analyse, en reprochant aux défenseurs du Traité Constitutionnel Européen de ne pas avoir su se débarrasser de l’image libérale qu’ils représentaient et d’avoir transformé le débat sur la Constitution en un débat sur le libéralisme. Ils conclurent que les politiques n’avaient pas su concilier le libéralisme avec le social et qu’ils étaient responsables de la désaffection des Français à l’égard du libéralisme.
Quel culot ! Voilà des gens qui occupent la scène des médias à longueur de journée, dont le rôle est d’informer l’opinion publique en l’éclairant sur les enjeux, les risques et les avantages de telle ou telle politique et qui s’affranchissent de toute responsabilité dans l’ignorance dans laquelle se trouvent les Français.
Laissons de côté notre aréopage et analysons leur conclusion. Donc, les Français sont terriblement attachés à leur modèle social et rejettent toute idée de transformation de ce modèle, c’est la raison pour laquelle ils indiquent dans les sondages qu’ils voteront en majorité non. Mais quelle majorité ? Celle de 50% ou de 54%, chiffre le plus élevé jamais atteint par le non.
Est-ce que cette majorité étriquée des sondages est consciente que parmi les acquis qu’elle défend il y a les 10% de chômeurs, dont la majorité est de longue durée et frappe les plus jeunes, il y a une croissance d’à peine 1%, il y a des médecins hospitaliers qui gagnent à peine 3500 €, il y a le manque d’infirmières, il y a les grèves à répétition dans les transports publics, les aéroports, les ports, les éboueurs et maintenant les avocats et autres professions libérales ?
Est-ce que cette majorité étriquée des sondages est consciente que les gros calibres politiques qui militent en faveur du non, je ne pense pas à Besancenot, Laguiller, ou Bové ni même à Mélenchon, le Pen ou de Villiers qui n’ont jamais gouverné et qui ne gouverneront jamais. Non, je pense à Emmanuelli et surtout à Fabius qui, en succédant à Pierre Mauroy au poste de Premier Ministre, a défait en moins de 12 mois toute l’œuvre sociale bâtie par son prédécesseur. L’homme des privatisations pendant le gouvernement de la majorité plurielle de Jospin. Est-ce que cette majorité des sondages est consciente que cet homme-là la manipule uniquement pour servir son dessein, fondé sur une ambition personnelle, qui aurait pu être légitime si elle respectait les limites que la décence impose.
A cette majorité étriquée des sondages je voudrais dire que, oui, l’Europe, celle qui avait échappé au joug de l’Union Soviétique, a, dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, adopté l’économie de marché. Qu’il était naturel que ce modèle économique fut adopté par les Etats européens qui commencèrent à s’unir et, qu’avec la chute du communisme et de l’économie collectiviste, il conforta sa position. Ceci n’empêcha pas chaque Etat membre d’adopter le modèle social que ses citoyens considéraient comme le plus adapté à leurs besoins et à leur mode de vie.
Seule une économie de marché incitant les acteurs qui la constituent à entreprendre, à innover, à créer des richesses, peut permettre le développement de modèles sociaux efficaces et performants. En revanche les économies dirigées par des considérations sociales comme par des considérations du profit uniquement sont condamnées à générer des modèles sociaux incapables de répondre aux aspirations des peuples.
La Constitution se réfère à l’économie de marché qui assure le plein emploi et qui tient compte des aspirations sociales des peuples. Elle rendra difficile les extrêmes, sans toutefois les empêcher si les citoyens d’un Etat membre décidaient par la voie du suffrage universel de porter au pouvoir un parti préconisant une autre politique.
La Chine, où je viens d’atterrir, est gouvernée par un régime communiste. Il est saisissant de découvrir Shanghai qui est une mégalopole n’ayant rien à envier à Hong-Kong, New York, Paris, Londres ou Berlin. Certes, Shanghai n’est pas toute la Chine, mais elle est ce que la Chine sera dans vingt ans. Partant, il y a vingt ans, du niveau de revenus les plus bas pour tous, à l’exception des dirigeants du parti, ils ont créé, en vingt ans, une classe moyenne de 50 millions d’habitants qui vit de loin mieux que la classe moyenne française et j’en oublie les riches. Le reste de la population ne vit pas mieux que lorsque l’économie sociale collectiviste était appliquée, mais elle a l’espoir de pouvoir accéder à un niveau supérieur, espoir qui n’existait pas il y a vingt ans, n’en déplaise à Madame Laguiller et Monsieur Besancenot.
Que ce pays ait choisi un modèle d’économie de marché pour progresser devrait inciter à la réflexion tous ceux qui, en Europe et en France en particulier, s’insurgent contre la soi-disant économie de marché.
Je m’arrête ici pour tenter de dormir un peu et reprendrai plus tard.
30 Mai 2005, neuvième jour de mon périple chinois. Je me suis réveillé ce matin à Pékin vers 7 heures pour me préparer à partir pour l’aéroport et m’embarquer dans l’avion de Paris. En allumant mon téléphone, un message m’attendait pour m’informer que le NON l’avait emporté avec 57%. Mais ce qui m’a paru plus instructif encore c’est le taux de participation qui a dépassé 70% des votants. Intéressant de noter que, malgré son rejet, la Constitution Européenne a réconcilié les Français avec la politique.
Ainsi, la majorité des Français, désabusés par la situation économique et sociale en France, par les promesses non tenues, par l’absence d’une gouvernance cohérente susceptible de remédier aux deux maux chroniques de la société française, le chômage et la faible croissance, a-t-elle décidée d’exprimer son mécontentement en rejetant la Constitution Européenne, qui aurait permis à l’Europe de fonctionner de manière plus rationnelle que sous les dispositions du Traité de Nice. Ont-ils été irrationnels ?
Pendant ces neuf jours passés en Chine, je faisais partie d’un groupe d’une trentaine d’entrepreneurs français, venant de toutes les régions de France. Ce qui m’a interpellé, c’était le nombre de ceux qui étaient contre la Constitution. Le plus étonnant est que leur NON n’était pas une adhésion aux thèses des politiques qui défendaient le NON, mais une réaction de rejet des arguments des partisans du OUI. Ils leurs reprochaient, notamment, de ne pas expliquer les raisons justifiant une nouveau Traité, de ne faire que réfuter les arguments du NON et surtout de les diaboliser, enfin de n’offrir aucune alternative à la Constitution qui leur était soumise pour approbation.
Ayant participé activement à la campagne pour le OUI, j’avoue que ces propos ne me paraissaient pas dénués de fondement. J’ai, moi-même, été tourmenté et mal à l’aise par la stratégie de communication de mon camp.
Bref, la Constitution a été rejetée. Des enseignements doivent être tirés, mais lesquels ? Faut-il conclure que la majorité des Français s’oppose à la politique économique et sociale du gouvernement ? Si la réponse est oui, encore faut-il savoir si le reproche qui lui est fait est de ne pas tenir le cap de ce que la majorité présidentielle a promis lors des élections législatives et de louvoyer en fonction des sondages et des échéances électorales. Si telles sont l’analyse et la conclusion retenues, un gouvernement issu de la majorité présidentielle est parfaitement légitime, à condition de définir un programme cohérent avec celui sur lequel cette majorité a été élue. Il conviendrait aussi que l’UDF soit invitée à participer au gouvernement, en respectant la règle de la solidarité majoritaire, tout en lui reconnaissant le droit d’avoir un candidat aux élections présidentielles de 2007. En cas de refus, l’UDF devrait être considérée comme un parti situé hors de la majorité et traité comme tel.
La tendance actuelle - alimentée par des médias à court d’idées, des partis en état de survie artificielle (PC), des groupuscules soi-disant révolutionnaires et des syndicats grisés par un succès inespéré dont ils surestiment leur part - selon laquelle les Français souhaitent une inversion des politiques économiques et sociales ne peut être prise en considération dans ce que les gouvernants appellent « la prise en compte du message du corps électoral ». Ce que les Français reprochent à ceux qui les gouvernent, depuis la première crise pétrolière des années 1970 jusqu’à aujourd’hui, c’est leur incapacité à résoudre deux problèmes clés, à savoir le chômage et la croissance continue. Un troisième problème, l’inflation, a pu être maîtrisé à partir de 1990, grâce notamment à l’Europe, mais l’introduction de l’Euro a eu quelques effets pervers sur les prix et les gens ont le sentiment que la vie a considérablement renchéri à cause de la monnaie unique.
La solution de ces deux problèmes majeurs ne relève pas d’une politique économique sociale. La preuve en est que tous les gouvernements socialistes, depuis 1981, ont échoué sur ces deux points et plus particulièrement sur celui du chômage. Aucun plan basé sur le traitement social du chômage n’a donné de résultats ni en France, ni ailleurs. En revanche, force est de constater que les Etats ayant pratiqué des plans économiques libéraux du chômage ont réussi le plein emploi, c’est-à-dire un chômage de moins de 5% et un temps de chômage n’excédant pas 6 mois.
Eu égard aux expériences tant françaises qu’étrangères, le gouvernement qui succédera à celui de Jean-Pierre Raffarin, ne devrait pas s’enfermer dans une logique doctrinaire visant à satisfaire de manière sémantique l’opinion publique, mais devrait oser prendre les mesures économiques qui s’imposent et s’y tenir, quelles que soient les réactions de la rue. Un gouvernement, sûr de ce qu’il entreprend et des résultats qui en découleront, ne peut convaincre l’opinion publique du bien fondé de sa politique que s’il tient bon face aux difficultés que peuvent lui créer des mouvements d’opinion.
A terme, si le chômage recule de manière sensible, les électeurs le reconnaîtront aux urnes. Alors, le résultat du referendum aura été salutaire, la confiance étant restaurée et le prestige de la France, sur le plan international, retrouvé. Au cas où ces conditions seraient réunies, la France pourrait être écoutée en cas de renégociation du Traité instituant une Constitution Européenne.
Aussi, la seule inconnue dans cette équation que représente la solution des deux problèmes clé est la volonté d’entreprendre des Français. Aucun gouvernement ne pourra résoudre ces problèmes si cette volonté ne se manifeste pas avec force et conviction.
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lundi, 30 mai 2005
La France est malade, l'Europe tousse et notre politique vascille
Un fossé magnifique s'est créé ces dernières années entre une démocratie représentive de qualité mais calquée sur des modèles sociétaux et intellectuels du XXème siècle, puis une démocratie participative excessive, indicateur concret de l'évolution rapide, flexible et intuitive de citoyens travaillant en réseau sans "foi ni loi" sinon celle de vouloir être entendu.
J'ai participé ces dernières années à des travaux visant à expliquer aux acteurs politiques de notre pays les raisons de l'abstention aux différentes élections, les risques encourus puis les leviers à actionner pour accompagner un changement de fond de notre fonctionnement civique.
Les instances restent sourdes bien que conscientes des problématiques et parfois même en possession de certaines solutions.
Mais où est donc notre belle aventure Gaulliste où l'intérêt de la nation était vraiment au coeur des préoccupations?
La réforme de notre système n'est pas uniquement à effectuer sur nos sytèmes structurels, nos modèles d'organisations administratives, elle est aussi à faire dans notre manière d'écouter son voisin, de comprendre sa préoccupation, de proposer une solution concertée et efficace, s'engager avec courage dans une politique de résultats. Tout ceci aura pour résultat des votes conscients et satisfaits sur des programmes concrets et non plus des promesses démagogues en période électorale toujours plus folles et inconcevables.
La France a aujourd'hui le référendum qu'elle mérite. L'amertume est grande en écrivant ces mots et la honte est en embuscade quand je pense à mes aieux pour qui la paix des peuples et la liberté de chacun était au centre de tous les projets.
Liberté de vivre, de consommer, de penser, mais aussi d'entreprendre, de réussir, de se développer collectivement et personnellement. Pourquoi aujourd'hui il est devenu mal d'entreprendre, pourquoi ne pouvons pas gagner de l'argent sans devoir financer son voisin oisif et non responsable?
Pourquoi la France semble être le dernier pays au monde au le mot libéral fait peur? Le libéralisme est le seul système viable qui permette le développement collectif. Il suffit d'étudier en quelques minutes les endroits sur la planète où la population migre en hâte....
Nos hommes politiques doivent apprendre à être responsables, responsabiliser leurs administrés et citoyens, apprendre à parler du libéralisme au quotidien, de proximité comme le fait toute la classse politique grecque avec élégance et résultat.
Soyons fiers d'être entrepreneurs, engagés, soyons courageux et fiables. Nous ne sommes que des hommes au service d'autres hommes avec nos faiblesses, nos travers, mais aussi nos grandes richesses: enthousiasme, créativité, initiative, partage, écoute, transparence, investissement......
Geoffroy VILBERT
14:17 Publié dans Actualités , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
La déclaration commune de la présidence de l'UE, de la Commission et du Parlement Européen [ 30/05/05 - 07H32 ]
Après le non français à la Constitution européenne Le président en exercice de l'Union Européenne, Jean-Claude Juncker, et de ses homologues de la Commission et du Parlement européens, José Manuel Durao Barroso et Josep Borrell ont fait dimanche une déclaration commune dont voici le texte intégral :
«Les électeurs français ont choisi aujourd'hui dimanche 29 mai de dire non à la ratification du Traité constitutionnel. Nous en prenons acte.
Nous regrettons ce choix venant de la part d'un Etat membre qui est depuis 50 ans l'un des moteurs essentiels de la construction de notre avenir commun.
Nous respectons entièrement l'expression du suffrage démocratique qui s'est manifesté à l'issue d'un débat intense. Le résultat du référendum français mérite une analyse approfondie, en premier lieu de la part des autorités françaises. Il faudra leur en donner le temps nécessaire. Les institutions européennes devront également, pour leur part, réfléchir, le moment venu, sur les résultats de l'ensemble des processus de ratification.
Il faut rappeler par ailleurs que neuf Etats membres représentant presque la moitié (49 %) de la population européenne ont déjà ratifié le traité constitutionnel, y compris dans un cas par le biais d'un référendum largement positif (Ndlr, en Espagne), et que la majorité des Etats membres n'a pas encore eu l'occasion de mener à son terme le processus de ratification.
La teneur du débat en France et le résultat du référendum renforcent par ailleurs notre conviction que les responsables politiques nationaux et européens doivent faire davantage pour expliquer la vraie dimension des enjeux et la nature des solutions que seule l'Europe peut apporter. Nous continuons à croire qu'une réponse au niveau européen reste la meilleure et la plus efficace dans un contexte de mondialisation accélérée.
Nous devons nous interroger sur le rôle de chacun d'entre nous -- gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile -- pour contribuer à une meilleure compréhension de ce projet qui ne peut pas avoir de légitimité propre sans être à l'écoute des citoyens.
La construction européenne est par nature complexe. L'Europe a déjà connu des moments difficiles et elle a su à chaque fois en sortir renforcée, meilleure qu'avant, prête à faire face aux défis et aux responsabilités qui sont les siens. Aujourd'hui, l'Europe continue et les institutions fonctionnent pleinement. Nous sommes conscients des difficultés mais nous avons confiance que de nouveau nous trouverons les moyens de faire progresser l'Union européenne. Nous sommes déterminés ensemble à y contribuer».
PS: La France a mal, mais les Français ne s'en rendent pas compte...
Geoffroy VILBERT
11:08 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 11 avril 2005
Economie libérale ou économie sociale? Thé ou café
Thé ou café….?
Quel délicieux moment que de se délecter d’un nectar marbré noir face à Saint-Germain…« Garçon, un café, l’addition »….Pourtant au regard du développement de notre vieille Europe, force est de constaté que la pause café est charmante, envoûtante mais que le tea time est efficace.
Nos voisins britanniques sont différents, c’est vrai, mais quelle école de la vie et du pragmatisme citoyen. Quelle réussite sur le plan social ! D’après vous, la réussite sociale réside-t-elle dans la capacité d’une civilisation à fournir à ses pairs des moyens de survie où plutôt de donner à toutes les générations les moyens de vivre en respectant ses voisins? Nous pourrons, nous français chauvins, trouver de nombreuses failles au système britannique au regard du bastion des privilèges à la française, je ne parle pas d’acquis sociaux mais bien des privilèges d’une poignée d’individus revendiquant la représentativité de millions de travailleurs libres et acharnés. Mais ne nous y trompons pas, ces failles n’en sont pas. 4,7% de chômage en Grande Bretagne, une insécurité de l’emploi diminuée de moitié en 4 ans, une stabilité dans le travail à peine plus faible que la France. Ne confondons pas stabilité et insécurité. Qu’est-ce qui importe le citoyen moderne ? Est-ce d’avoir un emploi pour une durée illimitée qu’il sait ne pas l’être vraiment ou un travail et la rémunération qui l’accompagne pour toute la durée de sa vie ?
Quand les accords sur le contrat social de Lisbonne ont tiré les sonnettes d’alarme et ont permis de positionner en priorité absolue l’emploi comme moteur du développement de nos pays occidentaux, la Grande Bretagne s’est immédiatement doté d’outils performants (aides aux personnes âgées, insertion des jeunes, intégration des femmes au foyer, politique familiale coordonnée). Tous ces outils sont venus au secours d’une économie souffrante diminuant les dettes en maladie, dopant la consommation, procurant à trois générations l’envie de construire quand en France on sacrifie deux générations pour préserver les acquis d’une troisième.
La clé n’est même pas l’outil, ni la loi, ni la sanction fondamentalement, il s’agit de la responsabilisation du citoyen. Les anglais sont responsables, du plus simple des ouvriers au ministre, ils assument, ils ont du courage, ils croient en ce qu’ils font. Ils s’impliquent, ils s’engagent. Ils reconnaissent leurs erreurs, font des choix audacieux, mette tout en œuvre pour réformer, vont au bout des choses. Ils ne craignent pas l’échec. Si la situation est difficile, l’objectif inaccessible, ils préfèrent en être conscients, affirmer leur incapacité à atteindre ces objectifs. Une fois conscients, en personnes responsables, ils vont mettre en ordre de marche un nouveau plan d’action, ajusté, calé plus justement au regard de leur environnement. Alors qu’en France, on constate encore et encore. On identifie des solutions, on monte des structures pour être sûrs ces solutions sont bonnes, on observe la nécessité de réformer tel ou tel pan du système pour atteindre cet objectif. A ce moment précis, c’est l’échec, les forces de l’immobilisme se mobilisent (paradoxal) et nous restons à nous battre connaissant d’avance les résultats : le néant, le non-projet, le développement mou, pour ne pas dire l’enfoncement dramatique d’un système dans un gouffre intemporel.
Mais alors que se passe-t-il alors dans la tête de notre cher voisin britannique ? Et bien il a en référence, son député, son maître d’école, son patron, son représentant syndical, tout cet environnement économico-politico-social qui a toujours su faire preuve de cet engagement au service de la réussite. Nos voisins nous livrent un message d’espoir que seuls quelques miles marins nous empêchent d’entendre. Soyons responsables et tout ira mieux. Croyons en nous et travaillons pour réussir. L’évolution du monde moderne s’est faite sur le travail comment comptez vous transmettre un monde de paix à vos enfants en construisant tout sur l’oisiveté?
Alors mes chers concitoyens, buvons du thé, c’est peut-être la clé…
Geoffroy VILBERT
14:59 Publié dans Actualités , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 07 avril 2005
La démocratie participative et le droit d'initiative populaire
Article I-47-4 :
"Des citoyens de l'Union au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'Etats membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application de cette constitution. La loi européenne arrête les dispositions relatives aux procédures et conditions requises pour la présentation d'une telle initiative citoyenne, y compris le nombre minimum d'Etats membres dont les citoyens qui la présentent doivent provenir."
Le manque de transparence ou de démocratie est l'un des griefs traditionnellement émis à l'encontre du fonctionnement des institutions européennes. Ce déficit démocratique est reconnu pour être une des causes principales de l'éloignement des citoyens vis-à-vis de ces mêmes institutions.
La Constitution répond à ce problème. Elle comporte en effet des dispositions relatives à la démocratie participative dont une des grandes nouveautés du traité constitutionnel : le droit d'initiative populaire (article I-47-4). Pour la première fois, la notion de démocratie participative entre dans le paysage politique européen.
Le texte prévoit qu'un million de citoyens de l'Union européenne issus de plusieurs Etats membres peuvent soumettre à la Commission une proposition d'acte législatif dans la mesure où cette initiative est compatible avec la Constitution et en particulier avec la charte des droits fondamentaux et lui demander de prendre des mesures dans un domaine où ils estiment son intervention nécessaire pour permettre l'application de la Constitution. Ce droit d'initiative populaire ne porte cependant pas atteinte au droit d'initiative de la Commission mais constitue sans doute une forte incitation.
Pour la première fois, les citoyens peuvent donc s'adresser directement aux institutions européennes et leur soumettre une proposition législative. Les médias actuels - l'internet par exemple - peuvent s'avérer être des outils majeurs dans l'utilisation de ce droit.
L'instauration du droit d'initative populaire amènera les associations à jouer un rôle de premier ordre dans l'exercice de la citoyenneté européenne.
Dès l’entrée en vigueur de la Constitution, une loi européenne fixera les modalités d'exercice de ce droit.
Jean-Guy Giraud
09:24 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 19 mars 2005
Appel d'Offenbourg: Pétition pour une Europe de la Justice....
Cette news afin de relayer une initiative de Daniel RIOT et Chantal CUTAVAR.
Ces deux personnalités modernes de la construction européenne se mobilisent afin de nous proposer un avenir européen fort avec du sens. Ils ont choisi la justice comme vecteur de leur action et argumentent grâce à un dossier de presse très fourni (disponible en fin de note).
Un acte politique au sens noble du terme! Voici ce que représente cette initiative et elle est la bienvenue dans un débat de techniciens qui oeuvre à la destruction de notre projet européen devant les yeux de millions d'hommes et de femmes sidérés de voir la France mettre en doute la nécessité de poursuivre ce que des millions d'autre hommes ont payés de leurs vies durant plusieurs siècles: la liberté.
Le passé leur a offert la liberté, ils lègueront à leurs enfants, le vide et la dépendance.
Je vous invite à consulter ce dossier et vous laisse libre de choisir de signer ou non cette pétition, élan européen de bon sens dans une période triste de platitude.
Bonne lecture.
Geoffroy VILBERT
Président SOCRATES
DOSSIER de PRESSE - DANIEL RIOT et CHANTAL CUTAVAR
Pour plus de détails...
doc_presse_appel_de_offenbourg.doc
SIGNEZ LA PETITION
Leurs blogs:
http://www.danielriot.com
http://www.france3europe.com
http://www.europeus.org
http://ledroitpourlajustice.blogspirit.com
http://aremane.blogspirit.com
19:00 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 05 mars 2005
France République: un réseau qui s'active...
De nombreuses sources se recoupant indiquent que le réseau France République, dont le récent président se trouve être M. Laurent Hénart Secrétaire d'Etat à l'insertion professionnelle, s'est fortement mobilisé dans le cadre de la préparation de la campagne pour le référendum sur la consitution européenne.
A en croire les informations relatées, il se pourrait que ce réseau soit un des think tank les plus actifs ces derniers temps en matière de réflexions et de propositions pour le Oui au référendum. Leur stratégie serait différente du reste par une vision porteuse d'espoir.
L'approche? Une meilleure connaissance des peurs françaises et surtout des réponses à ces peurs, consolidées autour d'un argumentaire, reflet d'un projet européen de paix héritage de nos "Grands Français" impliqués depuis l'origine de l'Europe à stabiliser notre région, la seule qui, après avoir connu l'horreur de la dernière grande guerre mondiale, a su trouver une voie durablement stable.
L'avenir nous dira si ce réseau est entendu...
Geoffroy VILBERT.
15:45 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
Nouvelles parutions SOCRATES sur la réforme de l'état.
SOCRATES inscrit dans une politique éditoriale ambitieuse poursuit ses efforts et annonce la parution de deux dossiers importants sur le thème de la Réforme de l'Etat.
Tout d'abord, un Cahier de Réflexion: "Réforme de l'Etat, les leviers de l'action".
Ensuite un entretien SOCRATES: "Réforme de l'Etat, vue par le Sénateur Henri de Raincourt"....
Tous ces documents sont disponibles en ligne sur le site de SOCRATES, rubrique Bibliothèque
Bonne lecture à tous.
Geoffroy VILBERT.
Président SOCRATES
15:33 Publié dans Actualités , Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 02 janvier 2005
Prochaine parution du réseau SOCRATES
SOCRATES annonce la prochaine parution de ses cahiers de réflexion.
Après "l'Abstention: échec politique, la démocratie en danger..." en mars 2004, la seconde édition porterait le titre: "La réforme de l'état: les leviers de l'action..."
Tenez-vous au courant....
www.socrates-europe.com et http://socrates-europe.blogspirit.com
Si vous souhaitez disposer du premier cahier, rendez-vous dans la bibliothèque du site SOCRATES
Bonne lecture.
Geoffroy VILBERT
22:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)
Bonne année 2005...cliquez ci-dessous
19:00 Publié dans Actualités , Construction Européenne | Lien permanent | Commentaires (1)
lundi, 27 décembre 2004
A propos d'élargissement et d'intégration
Concilier intégration et élargissement
L’histoire de l’Union européenne a toujours été caractérisée par l’évolution parallèle des deux processus d’intégration et d’élargissement – et par la nécessité de les concilier, depuis la candidature du Royaume-Uni début des années 60 jusqu’à celle de la Turquie.
De fait, les révisions successives des Traités visant à permettre la poursuite de l’intégration ont toujours accompagné (le plus souvent suivi plutôt que précédé...) les vagues d’adhésion successives de nouveaux Etats membres.
Pour reprendre l’image classique, les fondations et l’architecture de la « Maison Europe » ont été renforcées et adaptées au fur et à mesure de l’édification de nouveaux étages pour loger les nouveaux co-propriétaires.
Ce double phénomène s’est fortement accéléré en ce début de siècle du fait de l’adhésion des anciens Etats communistes d’Europe, processus qui se poursuit encore avec la Roumanie et la Bulgarie d’une part puis avec les Etats des Balkans d’autre part – et qui va reprendre en 2005 avec les négociations pour l’adhésion de la Turquie.
Parallèlement, le renforcement de l’Union s’est lui-même accéléré dès 2000 par l’adoption de la Charte des droits fondamentaux des citoyens européens, par le Traité de Nice, puis par la « Constitution pour l’Europe » en 2004. Et c’est précisément pour s’adapter à un élargissement plus important que le renforcement parallèle de l’Union européenne s’est, cette fois, traduit par l’adoption d’une texte constitutionnel – véritable refondement de l’Union – plutôt que par une simple révision des Traités.
Le processus se poursuit donc et il est probable que, avant une adhésion éventuelle de la Turquie dans 10 ou 15 ans, de nouveaux amendements à la Constitution s’avèrent nécessaires pour assurer la poursuite du processus d’intégration.
Cette accélération récente de l’histoire européenne (mais pas seulement européenne...), ce télescopage permanent du renforcement et de l’élargissement de l’Union ont de quoi déconcerter voire déstabiliser l’opinion publique notamment dans les Etats fondateurs comme la France.
Progresse-t-on toujours dans la voie d’une « Union sans cesse plus étroite des peuples d’Europe » (cf. Préambule du Traité de Rome et de la Constitution) en parallèle et en harmonie avec un élargissement considérable des « frontières » de l’Union ?
Pour les gouvernements comme pour les institutions en charge de ce double processus, la réponse est clairement positive : l’adoption de la Constitution permettra de consolider un édifice capable d’accueillir de nouveaux occupants.
Le Parlement européen, représentant élu des citoyens européens, aura d’ailleurs à se prononcer sur le projet de Constitution (en janvier 2005) et à donner son accord formel sur les prochaines adhésions.
Dans certains Etats, dont la France, les citoyens nationaux eux-mêmes auront le dernier mot sur ces décisions.
D’où l’extrême importance d’une information en continu de l’opinion publique sur ces enjeux – et pas seulement à la veille des consultations populaires.
Dans l’immédiat, il s’agit de se prononcer sur le projet de Constitution qui vise à renforcer et pérenniser l’Union. Demain et après-demain, cette étape indispensable franchie, s’ouvriront les débats sur de nouvelles adhésions.
Les gouvernements et les Institutions ont à présent bien compris que l’Europe n’est plus une affaire de diplomatie mais de démocratie et que celle-ci exige, en amont de la décision populaire, une information complète et sincère de l’opinion publique.
Tout en gardant à l’esprit que la marche de l’histoire est souvent imprévisible - même à l’horizon de 10 ou 15 ans....
A la question « Sur quels grands principes élaborez-vous votre politique ? », un homme d’état britannique avait, dit-on, coutume de répondre : « Les événements, mon cher, les événements ! ».
Jean-Guy Giraud
Délégué Général des "Amis de la Convention".
14:55 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 22 décembre 2004
La Hongrie ratifie la Constitution européenne
Par 322 voix pour, 8 contre et 12 abstentions (sur 385 membres), le Parlement hongrois a ratifié la Constitution européenne le 20 décembre 2004 (une majorité des 2/3 était exigée).
Avec la Lituanie qui a ratifié la première (11 novembre 2004), les nouveaux Etats membres partent en tête !
18:25 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Nouveaux entrants , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 21 décembre 2004
Discours du Président du Parlement européen: M. Borrell
Le rêve des "Pères fondateurs" de l'Europe qui, au début des années 1950, ont imaginé que notre continent pourrait réaliser une unité non seulement géographique et économique mais également politique est en voie de se concrétiser. Le 29 octobre, les chefs d'État et de gouvernement des 25 pays membres de l'Union ont signé à Rome la Constitution européenne. Pour que le rêve devienne réalité, il faut encore attendre que, une fois signée, la Constitution soit ratifiée dans chacun de ces pays.
Il appartient désormais aux peuples de décider, par la voix de leurs parlements nationaux ou, dans dix États membres au moins, par référendum. Les référendums créent l'obligation de se prononcer pour ou contre la Constitution. En tant qu'ancien membre de la Convention qui l'a rédigée, je m'engagerai personnellement en faveur du "oui" tout en étant bien conscient des imperfections du texte. En tant que Président du Parlement européen, je ne doute pas que la grande majorité de mes collègues exprimeront leur soutien à la Constitution et voteront en faveur du texte en séance plénière le 15 décembre.
Je voudrais qu'il soit clair pour tous que, sur ce point, les institutions communautaires sont traversées par un débat qui vise à prendre de front l'opinion publique européenne. Partisans et adversaires s'affronteront et les peuples, qui auront le dernier mot, diront finalement ce qu'ils pensent de ce grand projet auquel nous travaillons depuis 50 ans.
Je voudrais rappeler à tous les citoyens l'importance du chemin parcouru: la paix entre les peuples de l'Union est un fait acquis, le mur de Berlin est tombé et, avec lui, la rivalité Est Ouest, l'euro est notre monnaie commune, dix pays viennent de rejoindre l'Union et d'autres candidats frappent à notre porte. L'Europe suscite de grands espoirs à travers le monde.
Toutefois, les citoyens attendent manifestement de l'Europe des pas encore plus décisifs sur la voie de l'intégration. Il est vrai également que la Constitution, tout en renforçant la présence de l'Union européenne sur la scène internationale, ne parvient pas à consolider, à dessiner les contours d'un véritable "État européen" doté d'une politique extérieure, d'une véritable politique sociale et d'un gouvernement économique prenant en charge également la fiscalité. Il est indéniable, d'autre part, que, dans chacun de ces domaines, la Constitution apporte des progrès substantiels. Elle nous permet essentiellement de comprendre ce que cela signifie d'être des "citoyens européens": partager les valeurs communes que sont la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l'égalité, l'État de droit et le respect des droits de l'homme. Cela signifie également s'efforcer de promouvoir la paix, tendre vers un système économique ayant pour objectif le plein emploi, respectant l'environnement, luttant contre l'exclusion sociale et la discrimination, s'appuyant sur la parité hommes/femmes et sur la solidarité entre les générations. Cela signifie également croire dans le multilatéralisme, les relations internationales et le respect des dispositions de la Charte des Nations unies.
La Constitution, qui ne se substitue pas aux constitutions nationales mais en est le prolongement naturel, ne crée pas un État fédéral mais consacre la naissance d'une Europe politique. Même s'il ne s'agit pas encore d'une "nation européenne" et si l'on ne peut pas encore parler de "peuple européen", je suis persuadé que tout citoyen pourra se reconnaître dans cette "Magna Carta" de l'Europe qui définit nos droits et nos obligations et nous rend reconnaissables par tous. Des droits et des obligations qui, selon la devise des anciens Romains, nous rendront fiers d'affirmer "civis europeus sum".
Josep BORRELL-FONTELLES
Président du Parlement européen
15:41 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
Référendums: Sondages européens
ETAT MEMBRE PROCEDURE DATE PREVUE SONDAGES
oui/non/NSPP
Allemagne Parlementaire Avant l'été 2005 79/13/8
Eurobaromètre, 10/04
Autriche Parlementaire Non déterminée 67/15/18
Eurobaromètre, 10/04
Belgique Non déterminé Au plus tard en mai 2005 81/13/6
Eurobaromètre, 10/04
Chypre Parlementaire Non déterminée 74/12/14
Eurobaromètre, 10/04
Danemark Référendum Non déterminée 44/36/20
Eurobaromètre, 10/04
46/23/37
Borsen, 12/04
Espagne Référendum 20 février 2005 72/13/15
Eurobaromètre, 10/04
Estonie Parlementaire Non déterminée 64/11/25
Eurobaromètre, 10/04
Finlande Parlementaire Décembre 2005 58/35/7
Eurobaromètre, 10/04
France Référendum 2005 70/18/12
Eurobaromètre, 10/04
79/21
Ifop/Ouest-France, 12/04
Grèce Parlementaire Janvier 2005 69/20/11
Eurobaromètre 10/04
Hongrie Parlementaire Ratification a eu lieu le 20/12/04 322 voix pour, 12 contre, 8 abstentions
Irlande Référendum Non déterminée 61/13/26
Eurobaromètre, 10/04
Italie Parlementaire Début 2005 73/14/13
Eurobaromètre, 10/04
Lettonie Parlementaire Début 2005 61/13/27
Eurobaromètre, 10/04
Lituanie Parlementaire Ratification a eu lieu le 11/11/2004
Luxembourg Référendum 10 juillet 2005 77/14/9
Eurobaromètre, 10/04
Malte Parlementaire Non Déterminée 56/20/24
Eurobaromètre, 10/04
Pays-Bas Référendum printemps 2005 73/20/6
Eurobaromètre, 10/04
Pologne Référendum automne 2005 73/11/16
Eurobaromètre, 10/04
Portugal Non déterminé 61/11/28
Eurobaromètre, 10/04
République Tchèque Référendum Juin 2006 63/18/19
Eurobaromètre, 10/04
Slovénie Parlementaire Non Déterminée 80/7/13
Eurobaromètre, 10/04
Slovaquie Parlementaire Non Déterminée 71/11/18
Eurobaromètre, 10/04
Suède Parlementaire Décembre 2005 50/25/25
Eurobaromètre, 10/04
Royaume-Uni Référendum printemps 2006 49/29/22
Eurobaromètre, 10/04
15:39 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Nouveaux entrants , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 18 décembre 2004
Démographie, le Recteur Dumont et Population-Démographie renforcent leur action....
Le Recteur François DUMONT, spécialiste français de haut niveau anime une association reconnue d'utilité publique, Population-Démographie. Je vous recommande la visite de son site. Si la vitrine internet ne vous suffit, je vous invite à contacter l'association car pour avoir mener des travaux à leurs côtés, ils sont d'un niveau que peu d'experts en europe peut revendiquer.
Bonne chance à ce réseau aux ambitions de grande noblesse.
http://www.population-demographie.org
Bonne visite.
Amitiés.
GEoffroy VILBERT
Programme Parthénon
19:24 Publié dans Actualités , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 11 décembre 2004
SOCRATES en Janvier.....Chypre à l'honneur.
Les dernières informations dont nous disposons permet de penser que l'Ambassadeur de Chypre à Paris sera l'invité d'honneur du réseau SOCRATES pour son prochain dîner débat le 20 janvier 2005.
14:52 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Nouveaux entrants | Lien permanent | Commentaires (0)
Ratification simultanée franco-allemande de la Constitution le 8 mai 2005....
... telle est la suggestion faite au Président Chirac et au Chancelier Schröder par deux parlementaires européens : M. Jo Leinen (Président de la commission institutionnelle) et M. Thierry Cornillet (ancien membre de cette commission).
On se souvient que le PE avait souhaité, dans une résolution, que le processus de ratification revête un caractère européen et non pas national grâce à l’organisation simultanée des votes dans le plus grand nombre possible d’Etats membres aux alentours des dates symboliques du 8 et 9 mai 2005.
Malheureusement, le tableau des ratifications adressé aux « Amis » montre que l'on se dirige plutôt vers une large dispersion des dates.
Il reste à espérer que la séquence des ratifications soit vertueuse c'est-à-dire commence par les ratifications les plus "faciles" afin d'entraîner celles qui s'annoncent plus "difficiles".... selon le célèbre précédent de la Constitution américaine en 1787 (les 3 Etats les plus réticents – Virginie, New York et Rhode Island – ratifièrent les derniers).
Rappelons que l’article IV-447 du Traité fixe la date d’entrée en vigueur : le 1er novembre 2006
14:49 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Référendum | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 09 décembre 2004
Kosovo : Belgrade refuse de parler avec Ramush Haradinaj, soupçonné de
Le nouveau Premier ministre du Kosovo Ramush Haradinaj a déclaré qu’il était prêt au dialogue avec Belgrade, mais personne en Serbie ne semble vouloir parler avec lui. Au contraire, les autorités serbes annoncent le lancement d’un nouveau mandat de recherche contre Haradinaj, déjà accusé de crimes de guerre par les tribunaux de Serbie.
http://www.balkans.eu.org/article4876.html
18:25 Publié dans Actualités , Construction Européenne , Nouveaux entrants | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 06 décembre 2004
OTAN à la recherche de nouvelles missions
Après son retrait de Bosnie, l’OTAN se cherche de nouvelles missions
dans les Balkans
Avec le retrait de la Force de Stabilisation de l’OTAN en
Bosnie-Herzégovine (SFOR), et son remplacement par la mission EUFOR de
l’Union européenne, le 2 décembre, une phase importante de l’engagement
de l’Alliance atlantique est révolue. Cependant, l’OTAN n’a pas encore
quitté les Balkans, et le Partenariat pour la Paix (PfP) attire tous les
pays de la région, notamment la Serbie.
15:52 Publié dans Actualités , Nouveaux entrants , Veille Stratégique | Lien permanent | Commentaires (0)
SOCRATES reçoit M. Gerhard Josef ALMER
SOCRATES a le plaisir de vous donner rendez-vous dans le cadre des « Jeudis de SOCRATES » le 16 décembre prochain afin de partager un moment privilégié en présence de Gerhard Josef ALMER, Premier Conseiller à l’Ambassade d’Allemagne.
Nous tenterons de répondre à la question suivante: « Quel rôle pour le couple franco-allemand suite à l’élargissement? »
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15:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)





